mardi 8 décembre 2009

Copenhague : c'est bien parti !

Vérités sur notre présence au conseil municipal de lundi 7 décembre

Communiqué des chômeurs et précaires de Rennes

Vérités sur notre présence au conseil municipal de lundi 7 décembre

Nous rappelons que depuis samedi dernier notre mouvement est victime d'un déchainement de violences policières suivi d'un acharnement judiciaire. Il y a une volonté flagrante d'étouffer la voix des chômeurs.
C'est donc chargés de sentiments de révolte et de colère que nous nous sommes rendus à quelques dizaines de personnes au conseil municipal de lundi.

Il s'agissait pour nous de faire admettre à la mairie ses responsabilités dans les violences policières de samedi dernier, qui en refusant l'accès à une salle réservée pour une AG, nous laissait en pâture à des agents des forces de l'ordre désireux de tabasser du militant.

M. Delavau se prévaut de nous avoir donné l'accès à la salle et à la parole lors du dernier conseil municipal, au même titre qu'au DAL 35.

La réalité est que si nous nous scandalisions de la restriction d'accès à 5 personnes par collectif, nous n'avons jamais eu la possibilité de rentrer dans la mairie, même à 5, l'accès y étant empéché par les forces de l'ordre.

S'en est suivi un vacarme bien légitime là où la légitimité du conseil municipal n'existait plus pour quiconque soucieux des libertés publiques.

Qu'un morceau de porte ait cédé devant la colère des manifestants est un moindre mal quand la mairie devient un pouvoir qui menace les libertés publiques.

Lire aussi sur le Blog du CnR en Midi Pyrénées :

INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL (de Rennes) DES CHOMEURS ET PRECAIRES

Lettre confidentielle aux 28 000 premiers supporters de l'ignoble Siné !

Cette lettre confidentielle s'adresse aux 28 000 premiers supporters de l'ignoble Siné ! Si vous trouvez que nous chions avec élégance dans les bégonias, soutenez-nous !


C'était il y a bientôt un an et demi ! Depuis, bien des verres de rouge (et de blanc) ont coulé sous les cons. à l'époque, soutenir le pourfendeur de Jean Sarkozy tenait d'un certain courage. Alors, outre nos remerciements, nous vous devons quelques informations. Nous n'avons pas sombré malgré les flots de calomnies qui ont tenté de nous noyer. Nous avons même remporté une belle victoire dans les prétoires. Par deux fois (en première instance et en appel), la Licra, qui avait intenté à Siné un procès pour «incitation à la haine raciale», a été déboutée.


En première instance, le président du tribunal de Lyon, Fernand Schir, s'était montré très ferme et n'a épargné aucun de ceux qui, sur la place publique, avaient soutenu cette accusation - BHL, Val, Alexandre Adler, Askolovitch. Il leur a même rappelé un des arguments de Philippe Val lors du procès des caricatures : «Le crime est dans l'oeil de celui qui regarde le dessin.» «Le caricaturiste n'a fait qu'exercer la liberté d'expression de manière satirique, dans un débat public touchant à la laïcité.» Donc, pas d'incitation à la haine raciale dans les chroniques incriminées.


Le président avait tenu à rappeler la primauté de la liberté d'expression sur le respect des croyances, surtout quand on donne dans la satire. La cour d'appel a confirmé ce premier jugement. Que sont devenus les principaux acteurs de cette triste farce ? a demandé Dominique Tricaud, l'avocat de Siné, aux magistrats.


«Philippe Val est passé à la tête de France Inter, Claude Askolovitch a pris les commandes du JDD, et Jean Sarkozy grimpe toujours plus haut. Quant à l'avocat de la Licra, il est en campagne pour la présidence de l'association.» «Et Siné ?» a poursuivi l'avocat : «Il bande encore !»


Malgré l'échec de ses poursuites devant la justice, la Licra ne parvient pas à lâcher prise. Elle s'acharne contre Siné et veut aller en cassation.


Entre-temps, nous avons lancé Siné Hebdo. Personne, ou presque, n'y croyait ! Tout le monde voyait ce nouveau canard mal élevé mort-né. Là encore, déception pour nos «amis» : non seulement Siné bande encore, mais en plus il continue de semer sa zone. Heureusement que la peine de mort n'existe plus, sinon on lui aurait déjà coupé l'oxygène !


Mais, même si le vieil anar fricote régulièrement avec l'érection, du côté de la presse, c'est plutôt la débandade. Comme ni Minc, ni Bouygues n'y ont investi le moindre centime, Siné Hebdo reste fragile. Nous avons besoin de vous, de votre soutien. Achetez le journal pour vous, offrez-le à vos meilleurs ennemis, c'est le plus sûr moyen de les déprimer ! Les cons ne supportent pas, paraît-il, cette petite boule de provoc'. à Noël, offrez un abonnement à Siné Hebdo.


Abonnez-vous, ou abonnez ceux qui le méritent. Envoyez vos voeux avec les dessinateurs de Siné Hebdo. Et ce mercredi, le hors-série Sarko bonimenteur sera en kiosque.


Encore jusqu'à la fin de l'année, profitez de l'offre à - 20 % sur le tarif abonnement. On compte sur vous encore, et toujours.

http://www.sinehebdo.eu/abonnement/

sine@sinehebdo.eu
100 avenue de la résistance
93100 Montreuil

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déployé une immense banderole "Don't nuke the climate" à Copenhague à 100 m du centre international de négociations sur le changement climatique.

Voir la vidéo et les photos sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?article638



SAMEDI 12 DÉCEMBRE : le Réseau "Sortir du nucléaire" coordonne la journée internationale "Don't nuke the climate-Ni nucléaire, ni effet de serre".
171 actions sont déjà prévues dans 8 pays : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=affichage-actions&lang=fr

Rejoignez le bloc antinucléaire "Don't nuke the climate" lors de la grande manifestation unitaire à Copenhague le 12 décembre 2009.
Pour en savoir plus (lieu et heure de RV), contacter : Jocelyn PEYRET

Chaque jour, suivez l'activité de l'équipe de 7 permanents du Réseau "Sortir du nucléaire" à Copenhague sur le blog :

http://dont-nuke-the-climate.org/blog/

Déjà plus de 45 000 personnes ont signé la pétition "Don't nuke the climate" ! Et vous ?
Signez sur : http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=petition&lang=fr

Soutenez notre action par un don en ligne (envoi d'un reçu fiscal pour déduire 66 % de vos impôts) :
http://www.dont-nuke-the-climate.org/spip.php?page=soutien&lang=fr


MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE SOUTIEN !


Philippe Brousse
Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"
9, rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04
philippe.brousse@sortirdunucleaire.fr
http://www.sortirdunucleaire.fr
Tel. 04 78 28 29 22

INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL (de Rennes) DES CHOMEURS ET PRECAIRES

Nous faisons circuler l'intervention que nous devions lire au Conseil municipal de Rennes le lundi 7 décembre. Nous avons été empêché d'entrer par la police

Chômeurs et précaires de Rennes



INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DES CHOMEURS ET PRECAIRES

Comme dans au moins 6 autres villes en France, ce samedi 5 décembre avait lieu à Rennes une manifestation organisée par l'assemblée régionale des chômeurs et précaires dans le cadre des marches nationales du chômage et de la précarité.

C'est à 15 heures place de la gare que nous avons appris que les autorités refusaient cette manifestation sous le prétexte fallacieux de non déclaration et d'une technoparade se déroulant en même temps à Rennes.Nous avons décidé que nous ne pouvions nous laisser exproprier la rue et que nous ferions entendre nos voix coûte que coûte. S'en est suivi ce qu'il est impossible de ne pas nommer un guet apens. Les forces de l'ordre ont systématiquement bloqué tous les accès au centre ville jusqu'à nous encadrer de telle manière que nous soyons totalement enfermés. Le cortège a toutefois réussi à rejoindre la maison des associations place du champs de mars où devait se tenir une AG des chômeurs, lieu négocié la veille et appartenant à la mairie.

D'AG nous nous sommes retrouvés dans une souricière où d'un côté la gérante du lieu nous interdisait l'accès à la salle pendant que les flics nous encerclaient de manière de plus en plus serrée.
L'attitude de la mairie à ce moment là a été scandaleuse: elle a permis de nous livrer en pâture à une bande de flics assoiffés de sang qui n'avait pour seule mission, ce jour là, que de tabasser du militant. Il ne s'est rien passé dans ce défilé et cela n'a pas empêché un déchainement de violence délirant de la part des forces de l'ordre.
Cinq camarades se retrouvent aujourd'hui incarcérés et inculpés. Inculpés, ironie et cynisme de la situation, de violence contre agent, là où c'est une bande de bêtes sauvages qui nous est tombée dessus.

Ce qui s'est passé samedi, pour aussi scandaleux qu'il soit, n'est pas une première à Rennes. Déjà depuis deux semaines, les chômeurs et précaires de Rennes se sont retrouvés face à une impossibilité d'occuper l'espace public : expulsion musclée de la mairie vendredi 27 novembre, fermeture systématique des pôle emploi et de la CAF à l'arrivée de 2 ou 3 d'entre nous. Depuis quelques semaines, les réquisitions du DAL 35 pour le logement des demandeurs d'asile sont suivies d'expulsions. Il y a un mois, la grivèlerie, au 47 rue de Paris s'est également faite expulser à la suite d'une procédure d'urgence et avec force et moyen alors même que le lieu avait été déserté. Il y a bientôt 2 mois la manifestation de soutien aux luttes de l'ouest était interdite avec un déploiement policier digne d'une armée d'occupation.

Nous sommes là pour vous dire que la mairie ne pourra se dédouaner de ce qu'il advient de Rennes. Depuis des mois, vous travaillez main dans la main avec la préfecture pour imposer cette occupation policière. Vous en êtes même à l'initiative. L'épisode de la caravane des quartiers en témoigne. Le récit qu'en donne "Le mensuel de rennes" est très clair. Alors que quelques personnes avaient décidées de manifester à travers un repas sauvage organisé devant une salle où se tenait un débat avec notamment la maire de Rennes, vous n'avez pas hésiter à travailler directement avec le ministère de l'intérieur pour déployer un dispositif policier délirant ne protégeant que vos fantasmes.

Nous savons plus que jamais à qui nous avons à faire en s'adressant à vous. Vous avez décidé de faire de Rennes une ville morte que vous prenez le soin de nommer "ville propre". Votre hygiénisme nous fait horreur. Quand vous utilisez l'argument du respect de la démocratie pour autoriser et légitimer toute action politique, ce que vous tentez d'étouffer, ce sont des sentiments devenus de colère, de rage, de révolte.

Ce que vous appelez démocratie, ce ne sont que les moyens de perpétuer l'état des choses et que jamais ne s'exprime et ne se vive une réelle conflictualité capable de promettre un futur désirable défait de l'emprise de l'économie. Nous ne nous laisserons pas enfermé dans une alternative entre un mouvement social totalement pacifié qui ne menace rien et un conflit ouvert avec des forces de l'ordre que vous encouragez par vos provocations policières. Ce que vous nous refusez, nous le prendrons.

Nous ne sommes pas ici pour quémander quoi que ce soit, nous sommes ici pour exiger.

Exiger ce que vous nous avez refuser samedi, à savoir un espace public, un lieu d'auto-organisation social et politique comme cela a déjà eu lieu à Paris avec la coordination des intermittents et précaires, ou encore à Dijon avec les Tanneries.

Exiger que la mairie cesse ses politiques sécuritaires et consciente de sa responsabilité dans les violences policières de samedi, les dénonce et demande la libération immédiate des 5 inculpés et la levée de tous les chefs d'inculpation.

Exiger que la manifestation de samedi prochain soit autorisée et que la salle de la Cité nous soit réservée de 17heures à 22 heures où tout autre amphithéâtre situé dans le centre ville pouvant accueillir 200 personnes.

Nous ne quitterons pas ce lieu public tant que nous n'aurons pas eu de réponse.


Manifestation à RENNES
Samedi 12 décembre Place de la mairie 15H

suivie d'une assemblée générale des chômeurs et précaires.

Sarkozy recrute-t-il des miliciens volontaires ?

Source : Mouton Noir

Par Agnès Rousseaux (1er décembre 2009)

Des milices citoyennes... Une proposition qui a fait bondir le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon : « Ainsi Nicolas Sarkozy a l’intention de créer des milices et personne ne dirait rien ? Avez-vous bien lu ? Dans votre quartier, certains habitants du quartier auront des fonctions de police, ce qui est déjà incroyable mais de surcroit ils auront ce pouvoir dans le quartier lui-même », écrit le député européen sur son blog.

Attribuée (à tort) au discours du président du 24 novembre dernier, lors de sa visite dans les commissariats de banlieue, la proposition date pourtant de plus longtemps. Dans le Plan Espoir Banlieue de 2008, Nicolas Sarkozy annonce le recrutement de « volontaires citoyens », qui doivent venir donner un coup de main aux forces de l’ordre : « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s’appuieront sur des volontaires citoyens de la police nationale, c’est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu’ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier ».

Secours social et de sécurité (SSS)...

Mobiliser les citoyens, sur une base volontaire, pour venir suppléer les forces de police... Une idée déjà expérimentée par Silvio Berlusconi. Dans les quartiers de forte délinquance des villes du Nord de l’Italie, des « rondes citoyennes » sont organisées. Les patrouilleurs ont des consignes strictes : interdiction du port d’arme, appel des forces de l’ordre en cas d’agression, éviter les provocations, pas plus de cinq personnes par patrouille.... Celles-ci affichent sur leur passage de petits macarons : « Association Vénétie sûre. Le groupe de surveillance territoriale est passé cette nuit à… pour un service de repérage et de prévention ». Comme le souligne un article du Figaro, ces « milices » portent des noms étranges : Blue Berets et City Angels à Milan, Sentinelles de la beauté à Florence, Volontaires pour la sécurité publique, Patrouille des « SSS » (Secours social et de sécurité)...

En 2006, dans ses vœux à la presse, alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déjà défendu cette proposition : « La réserve citoyenne sera constituée de citoyens, qui comme les sapeurs pompiers volontaires veulent donner un peu de leur temps pour apporter leur contribution à la création d’une meilleure sécurité. Ils seront agréés par la police, porteront des signes distinctifs » (...) et « effectueront des missions de médiation, de relation avec la population, de sensibilisation à la loi et à la bonne conduite. » En 2008 a été lancé un service volontaire citoyen de la police nationale [1]. Le volontaire en question, « collaborateur occasionnel du service public », n’a pas de pouvoir de police mais est « soumis aux règles prévues par le code de déontologie de la police nationale ». Une initiative qui n’a pas connu le succès escompté, puisque seulement quelques centaines de personnes se sont portées volontaires.

Ou citoyen volontaire de la police nationale ?

Les ambiguïtés d’un tel statut sont évidentes : comment ces volontaires sont-ils recrutés ? Comment sont-ils formés, encadrés ? Quand on sait qu’ils peuvent être chargés « d’expliquer la loi » aux jeunes ou de « soutenir des victimes »... Et à quelles informations ces volontaires - soumis à aucune obligation de réserve ou de confidentialité - ont-ils accès ? Ils sont censés exercer surtout des missions de prévention dans les établissements scolaires ou d’accueil dans les commissariats. Nicolas Sarkozy souhaite l’implication de ces volontaires dans la sécurité de leur quartier... une nouvelle mission en perspective pour les prochaines années ? Va-t-on vers des patrouilles de citoyens, pour faire régner l’ordre public dans les rues ? Des milices de dévoués militants UMP, chargés de veiller à la « bonne conduite » de leurs concitoyens ?
Notes
[1] Créé par l’article 30 de la la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance

Les députés Europe écologie, Copenhague et le nucléaire

Communiqué :


Face à l’émotion suscitée par le vote des députés européens du groupe Verts/ALE sur la résolution sur le sommet de Copenhague le 25 novembre dernier, il nous semble important de remettre les choses en perspective et d’expliquer les raisons de ce vote. Nous ne sommes évidemment pas devenus - qui pourrait d’ailleurs sérieusement le croire - des partisans du nucléaire ; nous sommes au contraire toujours le seul groupe unanimement anti-nucléaire au sein du
Parlement européen, comme les votes sur cette résolution le démontrent.
Lors de ce vote, nous avons eu un choix à faire. Comme souvent au Parlement européen, où tous les groupes politiques sont parties prenantes dans les négociations, nous nous sommes retrouvés face à un texte final dans lequel nous avions obtenu des points positifs et d’autres sur lesquels nous avions perdus. En l’occurrence,
nous avions sur ce texte obtenu énormément d’avancées, en faisant le mandat quasi parfait pour l’Europe à Copenhague : obligation d’un accord international contraignant d’ici la fin de l’année, objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre domestiques proche de 40% d’ici 2020, soutien aux pays du Sud d’un minimum annuel de 30 milliards d’euros en supplément de l’aide public au développement font, entre autres, de ce texte le seul mandat de négociation compatible avec la science et la responsabilité de l’Union européenne.
Si cette résolution est aussi ambitieuse, et si elle constitue l’un des meilleurs mandats au monde pour Copenhague, c’est grâce à l’acharnement et au travail des députés du groupe des Verts/ALE, dans toutes les commissions parlementaires, qui, lors de la négociation préparatoire, ont réussi à arracher tous les points positifs un à un, et à rejeter tous les points négatifs que certains tentaient de faire passer.
Mais il y a eu ce fameux amendement du groupe PPE (dont font partie les députés UMP) en faveur du nucléaire, malheureusement adopté grâce au soutien de la droite et de quelques voix à gauche, comme celles de Jacky Hénin et de Marie-Christine Vergiat du Front de gauche. Nous nous sommes évidemment unanimement opposés à cet amendement. Quelques secondes plus tard, notre amendement demandant l’exclusion du nucléaire du Mécanisme de développement propre et de tout mécanisme de soutien aux pays du Sud, fût rejeté, là encore par tous les députés de droite et quelques voix de gauche dont Jacky Hénin et Jean-Luc Mélenchon.
Nous aurions alors bien sûr pu faire le choix de l’abstention pour marquer notre désapprobation face à cette réintroduction du nucléaire dans un texte où il n’avait rien à y faire. Il s’agit en effet d’une résolution qui traite d’abord du contenu d’un bon accord pour Copenhague, pas du mix énergétique de l’UE. Cet amendement est un mauvais coup porté par la droite qui avait de plus perdu sur ce point lors du vote en commission parlementaire.
Le groupe des Verts/ALE, qui avait anticipé cette situation la veille lors de sa réunion de groupe, a estimé plus efficace politiquement de soutenir le texte final afin que la délégation officielle du Parlement européen qui se rendra à Copenhague puisse s’appuyer sur une résolution très largement soutenue pour porter les très bonnes dispositions rappelées ci-dessus. De plus, face aux ambiguïtés et aux tergiversations des Etats membres et du Conseil dans
la préparation de Copenhague, il nous a semblé important d’affirmer la position du Parlement européen.
Il ne s’agit pas d’un texte qui engage la politique énergétique de l’Europe pour les 50 prochaines années mais d’une position politique à usage immédiat et limité dans le temps, celui du sommet de Copenhague. Par ce vote, nous n’avons pas proclamé le nucléaire comme solution pour faire face aux changements climatiques, nous n’avons pas décidé de la construction d’un nouvel EPR ou incité les Etats membres de l’UE qui n’ont pas recours au nucléaire à le faire.
Il est évident que nous aurions voté contre si l’adoption de ce texte avait pu avoir une quelconque conséquence concrète sur le recours au nucléaire.
Notre mobilisation contre le nucléaire et toute tentative visant à le promouvoir, que personne n’en doute, reste évidemment sans faille. Tous les membres du groupe des Verts/ALE sont des anti-nucléaires notoires que l’utilisation d’un vote sorti de son contexte ne saurait remettre en cause.

Amitiés,
Les députés européens Europe Ecologie, du groupe Verts/ALE
François Alfonsi - Sandrine Bélier - Malika Benarab-Attou - Jean-Paul Besset- José Bové - Pascal Canfin - Daniel Cohn-Bendit - Karima Delli - Hélène Flautre
- Catherine Greze - Yannick Jadot - Eva Joly - Nicole Kiil-Nielsen - Michèle Rivasi

lundi 7 décembre 2009

Bayonne : Le député-maire UMP ordonne à ses employés municipaux de retirer les affiches « Planète en danger-Mobilisons nous !»


Communiqué de presse


En ce jour ouverture du sommet de Copenhague, un député-maire UMP ordonne à ses employés municipaux de retirer les affiches « Planète en danger-Mobilisons nous !» apposées par les habitant(e)s de sa ville à leurs fenêtres !


Bel exemple, M. Jean Grenet !

Bizi ! avait appelé ce samedi 5 décembre les Bayonnais(es) à mettre du vert à leurs fenêtres -et si possible des affiches « Planète en danger ! Mobilisons nous ! »- pour montrer leur préoccupation grandissante face au réchauffement climatique et leur volonté de voir leurs dirigeants prendre les décisions ambitieuses et justes qui s'imposent pour lutter contre ce phénomène. Certains habitant(e)s avaient laissé ces affiches jusqu'à ce lundi 7 décembre.

Le député-maire UMP Jean Grenet vient de donner un ordre incroyable en ce jour d'ouverture du sommet de Copenhague ; ordre aussitôt suivi d'effet.

Contre la mobilisation citoyenne et démocratique pour Copenhague !

Monsieur Grenet a ainsi fait téléphoner à de nombreux habitants pour les menacer d'amende s'ils ne retiraient pas les affiches ou banderoles vertes ainsi apposées à leurs balcons.

Pire, ce lundi après-midi, un camion grue monté par des employés municipaux et escorté par des policiers municipaux est passé dans les rues de Bayonne décrocher les affiches « Planète en danger ! » scotchées aux fenêtres, parfois au troisième ou au quatrième étage ! Les locataires ou propriétaires, même pas avertis de l'opération, avaient beau protester et manifester leur ferme désaccord, les employés municipaux continuaient l'arrachage sous leur nez.

Dans le même temps, les nombreux fanions et banderoles d'encouragement à l'équipe de rugby locale l'Aviron Bayonnais, accrochés exactement de la même manière aux fenêtres et balcons bayonnais n'étaient eux pas enlevés.

Décalage complet entre les paroles et les actes :

Ce geste ahurissant montre à quel point, entre les appels à la mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique de Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo (président du Parti Radical dont Jean Grenet est le représentant Bayonnais), et la réalité de leurs politiques quotidiennes et concrètes, le décalage est grand.

Bizi appelle à remettre les affiches aux fenêtres :


Bizi -dont 20 militant(e)s se rendront en train à Copenhague ce jeudi 10 décembre pour participer aux mobilisations de la coalition internationale Climate Justice Now dont la branche française est la plateforme « Urgence climatique justice sociale »- condamne fermement cette décision autoritaire et anachronique montrant à quel point les dirigeants politiques tels que M. Jean Grenet sont très loin de prendre au sérieux les enjeux capitaux de ce qui va se jouer à Copenhague.

Une telle attitude d'un député de la majorité actuelle permet hélas de comprendre pourquoi Copenhague risque de se terminer le 18 décembre sans accord, ou sur un accord totalement insuffisant, ne permettant pas à l'Humanité d'éviter l'emballement climatique au cours du siècle à venir.

Bizi ! appelle les Bayonnais(es) à remettre à leurs fenêtres, le samedi 12 décembre prochain, l'affiche « Planète en danger », que l'on peut se procurer à son local du 22, rue des Cordeliers à Bayonne, ainsi que dans de nombreux autres locaux ou bars de la ville. Bizi demande également aux habitant(e)s menacés par la mairie ou victimes de tels agissements de le signaler immédiatement au 05 59 25 65 52 ou au 06 37 07 15 18.

Mouvement Bizi !

22, rue des Cordeliers 64 100 Bayonne

Tel : 05 59 25 65 52 / 06 14 99 58 79

info@bizimugi.orghttp://www.copenhague2009bizi.org/

Développement : Vers une taxation des transactions financières ?

Ci dessous,
Compte-rendu de la réunion organisée par le
Ministère des affaires étrangères, réunissant un certain nombre d'ONG, sur la question de la taxation des transactions financières. Au nom d'Attac, Jacques Cossart a participé à cette réunion dont il propose une analyse qui montre l'enjeu d' accentuer la pression pour que la TTF devienne incontournable. Mais pas en faisant en sorte de rassurer les marchés financiers comme le disent Kouchner et Lagarde, au
contraire pour leur enlever leur pouvoir de nuisance.

Amicalement

Jean-Marie Harribey


ONG/Ministère Affaires étrangères

Financements innovants 3 décembre 2009

Par lettre adressée à Jean-Marie Harribey, Attac-France a été invitée, avec une vingtaine d'autres ONG, à cette séance de travail, présidée par Bernard Kouchner, consacrée au dossier relatif à la Taskforce portant sur la fiscalité financière en faveur du développement qui doit rendre son rapport en mai 2010.

La rencontre n'a guère duré plus d'une heure au cours de laquelle Bernard Kouchner s'est généreusement accordé la parole.

Outre mon intervention au nom d'Atac, les prises de paroles significatives, et écoutées de la part du Ministre, il faut signaler celles de Daniel Lebègue (Transparency International), Sébastien Godinot (Amis de la Terre), Éric Fleutelot (Sidaction), Jean Merkaert (CCFD), David Hillman (Stamp out poverty), Jean-Louis Vielajus (Coordination Sud) que j'ai classées -de manière toute personnelle, évidemment- en fonction de l'influence qu'elles m'ont paru avoir sur Bernard Kouchner.

Il se trouve que j'ai eu la chance de rencontrer, avant cette séance, Sébastien Godinot, militant très solide et fort proche de nous. J'ai, grâce à lui, pu parcourir le papier que Bernard Kouchner venait de co-signer avec Christine Lagarde dans Le Monde

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/01/des-financements-innovants-pour-aider-au-developpement-l-idee-fait-son-chemin-par-bernard-kouchner-et-christine-lagarde_1274551_3232.html

Indépendamment de l’affirmation que, « il ne s'agit pas de proposer la mise en place d'une taxe Tobin », on remarque que la tribune des deux ministres fait état d'un besoin de financements « stables et prévisibles ».

Sachant que, souvent, les premières interventions définissent en partie la structure des échanges, je suis intervenu le premier pour dire tout le bien que je pensais de cette ambition de stabilité et de prédictibilité qui est à l'inverse de l'APD actuelle dont on sait et le caractère aléatoire et son trop faible montant. A partir de la déclaration d'Attac du 27 novembre, j'ai redit que ce que réclamait -à bon droit- Bernard Kouchner n'était envisageable que dans la seule mesure où :

- la fiscalité mise en œuvre viendrait bousculer les marchés (j'ai jugé en effet que la formule provocatrice risquait de présenter plus d'avantages que d'inconvénients ; mon pronostic s'est révélé exact),

- la fiscalité envisagée ne pouvait qu'être obligatoire,

- enfin que les sommes rassemblées de cette manière devaient servir au développement à travers les biens publics mondiaux, au rang desquels on trouve, sur le sujet, la stabilité financière.

Bernard Kouchner m'a, sans doute involontairement, beaucoup aidé en me demandant quelle taxe je préconiserais, si je ne devais en retenir qu'une seule puisque le rapport Landau avait démontré que la taxe Tobin était inapplicable ! J'ai ainsi pu faire un topo, bref mais appuyé, dudit rapport en montrant que les transactions de change étaient parfaitement identifiées et que, pour une part considérable -merci Ader Turner-, elles ne servaient pas l'économie réelle.

Au delà de ce que j'espérais, les interventions que j'ai signalées plus haut se sont inscrites dans cette problématique. En particulier, Daniel Lebègue a vigoureusement plaidé pour une taxe sur les transactions de change comme première application d'une taxe plus générale sur les transactions financières. Comment, a-t-il plaidé ne pas être séduit par une taxe applicable aux les 5 000 milliards -sic- quotidiens de transactions sur les marchés de changes ? Il a ajouté qu'il serait très facile, pour ouvrir la voie, d'user, avec l'Union européenne, d'une aire « naturelle » de lancement. Comme on le voit, Daniel Lebègue a beaucoup appris depuis dix ans ! L'écho de telles déclarations venant d'un ancien directeur général de la Caisse des dépôts est toujours important... A la question de Bernard Kouchner relative à la meilleure publication de synthèse en la matière, il a immédiatement répondu « le rapport Landau ». J'ai alors proposé de me mettre à la disposition de son cabinet ! Bien que ma proposition ait été acceptée, je dois dire que je ne suis pas certain d'être convoqué...

Bernard Kouchner a alors demandé l'avis des participants sur l'opportunité, d'aller, dans l'intérêt du dossier, rencontrer la semaine prochaine Ban Ki Moon. Il précisait, en effet que, entrant dans la salle de réunion, il avait des certitudes qui avaient été « fortement ébranlées » ; il a reçu plusieurs encouragements à faire le déplacement pour aller soutenir ce qu'il venait d'entendre !

Il a lui-même demandé ensuite s'il y avait utilité à se revoir avant la remise du rapport des experts ; sur remarque d'un membre de son cabinet indiquant qu'il y aurait un rapport d'étape en janvier, j'ai suggéré qu'il nous convoque à cette occasion ; il s'y est engagé.

Conclusion

Au delà de ma surprise, toujours renouvelée, de constater combien la méconnaissance des dossiers est grande et qu'elle ne relève pas seulement de la comédie, j'ai le sentiment que l'on peut accentuer la pression pour que la France joue un rôle dans ce qui est à obtenir ; pour autant, je ne suis pas d'un optimisme délirant quant aux résultats.

Il est évident, en revanche, que nous n'obtiendrons pas au prochain G20 la FTT mais je ne jurerais pas totalement hors de portée d'arriver à une taxe sur les transactions de change. Pour autant, il va de soi que je suis partisan de continuer à militer en faveur de la FTT, ne serait-ce que pour la populariser.

Il nous faut entrer en contact, permanent et direct, avec l'équipe (ou tout au moins un ou deux de ses membres via Thomas et Bruno, notamment, et sans doute Peter) pour les alimenter et, désarmer toutes les objections -fausses ou sincères- qui seront levées.

Jacques Cossart

4 décembre 2009

« Ce monde n'est plus blanc et ne le sera plus jamais »

Nous republions ce texte écrit par Christiane Taubira en 2005 mais tellement d’actualité.

Source : Collectif des Damnés de la Terre


Ils brûlent. Avec leurs enfants. Dans des immeubles vétustes et rentables et dans des centres de rétention. Ils succombent. Sous les décombres ou le déluge. Ils périssent par le feu, par le fer ou par les eaux. Leur peau épouse toutes les variations et affiche toutes les nuances, du teint olivâtre des affligés à la mine acariâtre de ceux qui ne croient plus qu'il existe un revers au malheur. Certains disent que ce sont toujours les mêmes qui trinquent. D'autres rétorquent que ce sont toujours les mêmes qui geignent. Les uns affirment qu'il est déraisonnable d'affronter tous les périls pour un mirage de vie meilleure. L'écho répond que ce sont encore les mêmes qui font du tapage sous la fenêtre des honnêtes gens et que si ce n'est eux, c'est donc leurs frères. Le bon sens assure qu'il doit bien y avoir une raison si ce sont les mêmes qui, en tous temps et en tous lieux, endurent la désolation et l'infortune. L'Eglise l'avait conté à une époque, celle de la fumeuse malédiction de Cham. Buffon, se croyant de bonne foi, en avait accusé les affres des contrées tropicales. Gobineau en avait fait une religion, une doctrine et une science. Même Hegel l'avait pensé à haute plume. Le fait est que ce sont toujours les mêmes.

Les Damnés de la Terre. Condamnés à mordre la poussière. Parce qu'ils n'ont rien compris ni au produit national brut ni à l'ordre du monde. Comme s'ils rêvaient à part. Pourtant, ils nous ressemblent. Ils nous ressemblent avec leurs yeux qui luisent d'espoir lorsqu'ils essayent de déjouer l'adversité qui s'acharne à baisser les prix du coton et du café. Ils nous ressemblent avec leurs pieds qui votent bruyamment contre le pillage des bois précieux, des diamants et du pétrole. Ils nous ressemblent avec leur bouche qui se tord pour étrangler les larmes trop promptes à révéler leurs désillusions sur un pays qu'ils prenaient pour le logis, le foyer, l'écrin de la liberté, l'orfèvre de la solidarité, le chamane de la générosité, l'inventeur de l'égalité, le chantre de la fraternité. Ils nous ressemblent avec cette obstination à forger dans les entrailles mêmes du malheur la force d'avancer encore, de saisir ces mains tendues pareilles aux leurs sauf la couleur, de savoir que le danger peut être proche et familier, et l'amitié lointaine et revigorante. Ils ressemblent pourtant aussi à ceux qui, installés dans le confort de l'échange inégal, écrivent sur eux des livres savants et impitoyables.

A la nuance qui distingue l'être éperdu du chacal repu. Ils ressemblent étrangement à ceux qui, le cynisme en bandoulière, jouent leur sort à la bataille navale électorale. La fourberie et les simagrées en moins. Ils ressemblent même à ceux qui, du balcon de la Bourse , dictent au monde son chemin et son rythme. Ils ont la même pugnacité. L'arrogance en moins. L'innocence en plus. Car rien ne ressemble davantage à un homme qu'un autre homme. Rien ne révèle plus un homme qu'un autre homme. Et partout les femmes bataillent contre la scélératesse du hasard et des Pouvoirs. Partout elles courent les chemins de traverse pour dérouter la déveine. Et tous les enfants du monde s'épanouissent mieux à l'école qu'aux champs et à l'usine. Ils ont tous des regards étoilés jusqu'à ce que la cupidité ou l'égoïsme des nantis, des corrompus et des lâches les lâchent entre les griffes des marchands de passage, de sommeil et de chimères. Alors, leur regard devient terne.

Ou se met à briller d'une autre lueur. De rage. Et ceux, toujours les mêmes, qui portaient sans haine le souvenir de leurs ancêtres réduits en esclavage, de leur aïeul indigène ayant construit tant de rails et cultivé tant de plantations en travail forcé, de leur grand-oncle ‘primitif' exhibé à l'Exposition coloniale, de leur grand-père tirailleur cristallisé pour la France éternelle, ceux-là, toujours les mêmes qui sont jetés dans les charters ou le désert, ceux-là, têtus, soucieux de ne pas perdre leur propre humanité, se souviennent que l'homme habite la terre et qu'il la parcourt depuis des âges immémoriaux. Et ils s'entêtent à sourire et à aimer. Et ils marchent. Alors, marchons.

Marchons, nous aussi. Puisque l'indignation est impuissante. Pour récuser la résignation, il nous reste à marcher, rouler, parler, pester, hurler avec les cris sans bruit de nos âmes déchiquetées. Marcher, couvrir comme eux des milliers de kilomètres, mêler nos doigts, nos voix, nos accents et nos chants, repeindre nos rêves ensemble pour scander que le monde nous ressemble et que nous le reprenons en mains.

Christiane Taubira - Députée de Guyane - 1 er Novembre 2005 -

*James Baldwin

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Affections de longue durée (ALD) : de la prise en charge solidaire au marché des complémentaires ?

Communiqué de presse du 27 novembre 2009

Syndicat de la médecine générale

Le PLFSS (art.29) et le plan cancer II, annoncé par M. Sarkozy (mesure 25), prévoient d'entériner la sortie précoce des patients du dispositif ALD au prétexte, fallacieux, qu'ils seraient victimes de discrimination à l'embauche, au logement ou à l'accès à l'assurance. La ministre de la Santé, Mme Bachelot affirme même : " un malade guéri d'un cancer doit sortir de la trappe à exclusion qu'est la classification en ALD (1) ". Les conditions de la poursuite de la prise en charge doivent être fixées par un décret, après avis de la Haute autorité de santé (HAS), qui s'est prononcée pour "ne renouveler l'ALD cancer, au-delà de la durée initiale de cinq ans, que lorsqu'il y a nécessité de poursuite d'une thérapeutique lourde ou de prise en charge de séquelles".

Les critères médicaux retenus sont flous : les frontières temporelles entre guérison, rémission et rechute ne sont elles pas aléatoires en cancérologie ? Si cette mesure est mise en place, les gens dits "guéris", devenus hors-ALD, ne seront plus encouragés à poursuivre une surveillance médicale régulière pour se faire dépister : les mesures administratives ne sont-elles pas le meilleur relais des politiques anti-sociales ?

Un cancéreux « guéri » ne coûte plus grand chose à l'Assurance maladie pour son suivi de surveillance annuel.

Supprimer le dispositif ne rapportera donc pas grand chose pour combler le déficit de l'Assurance maladie. Le gouvernement ne veut-il pas plutôt faire passer à la trappe le dispositif de l'ALD, qui concerne 12% de la population ? D'autres pathologies non cancéreuses relevant de ce système solidaire risquent aussi d'y passer. Les motivations seraient alors d'ordre purement idéologiques : ouvrir le marché des soins lourds et prolongés aux complémentaires santé, et ainsi affaiblir la prise en charge solidaire par l'Assurance Maladie.

Les ménages les plus pauvres font déjà un effort trois fois plus grand que les plus riches pour se payer une complémentaire qui est de moins bonne qualité, 7% de la population n’a pas de couverture complémentaire (2), 14% des Français ont renoncé à des soins en 2006 (3), enfin en 2009, la santé coûte en moyenne 40 à 50 % plus cher aux familles qu'en 2001 (4). Mise en place dès sa création en 1945, la prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale visait à favoriser les soins des patients ayant une maladie chronique comportant un traitement prolongé et
particulièrement coûteux (5).

Ce sont les plus malades qui font les frais de réformes qui finissent par peser lourd dans leurs budgets (franchises, forfaits, déremboursements, dépassements d'honoraires). Même en ALD, la maladie coûte cher, de plus en plus cher. La « sortie » de l'ALD a toujours existé, vouloir inscrire dans une loi une durée maximale du dispositif, c'est s'engager dans une restriction du droit.

Le SMG s'inquiète de la politique du gouvernement en matière de soins et de santé, injuste et inégalitaire.
Le SMG s'associe au mouvement social et citoyen pour la sauvegarde de notre protection sociale solidaire et le traitement des causes environnementales des maladies chroniques, seul moyen d'en diminuer l'incidence.

(1) Discours à l'Assemblée nationale (novembre 2009)
(2) Questions d’économie de la santé, IRDES n°131, avril 2008
(3) Enquête de la Dress
(4) Les Echos, 12 novembre 2009 (étude Jalma conseil)
(5) Maladies chroniques graves (cancers, maladies cardio-vasculaires et systémiques, troubles psychiatriques), polypathologies
invalidantes ou pathologies nécessitant des soins de plus de 6 mois.

Syndicat de la Médecine Générale, 52 rue Gallieni, 92240 Malakoff
Tél. : 01 46 57 85 85 – Fax : 01 46 57 08 60
e-mail : syndmedgen@free.fr – site : http://smg-pratiques.info

Libération immédiate des quatre manifestants...

COMMUNIQUE DES DAMNES DE LA TERRE

Les Damnés de la Terre exige la libération immédiate des quatre manifestants arrêtés lors de la manifestation des chômeurs et précaires de Bretagne.

Une provocation suivie d’une violence hors du commun de la part des sbires du gouvernement ayant pour unique objectif d’intimider pour l’avenir cette masse opprimée.

Les Damnés de la Terre vous mettent en garde, cette main de fer doit être rangée le plus rapidement possible. Ce n’est pas par la brutalité que vous arrêterez la souffrance qui s’abat aujourd’hui sur la majorité du peuple français.

Sans logis, chômeurs, et précaires continueront à manifester pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux.

Nous venons d’apprendre que la garde à vue des quatre manifestants a été reconduite de 24 heures. Nous espérons vivement que ce délai ne sera pas dépassé d’une minute.

Les Damnés de la Terre demandent à tous ses membres, camarades et amis de prendre le cas de Rennes très au sérieux. Cette violence a été orchestrée pour effrayer et arrêter les luttes à venir.

Nous devons rester mobilisés à jamais et combattre l’injustice sous toutes ses formes.

Comme disait Fanon : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir ».

Nous avons découvert notre mission et nous l’accomplirons contre vents et marées.

Les Damnés de la Terre

Ci-joints trois témoignages de ce qui se passe en Bretagne et que les médias ne diffusent pas.

Bonjour,
Je suis très impressionné par la réactivité des personnes présentes à la manif, notamment les organisations politiques qui ont réagit promptement suite aux incidents d'hier. Je n'ai pas dormis de la nuit en pensant aux camarades matraqués et arrêtés.

Lorsque nous sortions de l'immeuble où était prévue, l'AG, j'ai entendu un flic en civil dire à une passante de ne pas restez là de se dépêcher de quitter les lieux...étrange non.

Pour autant, la manif en elle même de mon point de vue était un succès, les marches en générale l'ont été aussi. Forte mobilisation à Brest et Rennes, actions inégalées à Quimper depuis des années, actions également à Morlaix (occupation de la mairie), Lannion et
St-Brieuc, action à venir sur Lorient.

Un succès d'autant plus que nous n'avons jamais eu les faveurs de la presse, et les actions n'ont guère été relayées. Même sur la manif, il n'y a pas grand choses dans les journaux, j'ai regardé France 3 aujourd'hui : rien de rien!!!

A quimper nous nous retrouvons mardi pour la permanence, je pense que c'est le moment de faire le point avec toutes les personnes et toutes les organisations qui ont participé aux mouvements. Je pense qu'il serait opportun de faire un communiqué de presse sur la répression syndicale qui a lieu.

Dans la région, nous avions prévue une réunion pour faire le point sur les marches, et voir comment nous continuons le mouvement. Je pense qu'il serait opportun de la faire à Rennes, et de mettre l'accent sur le soutien aux copains matraqués et arrêté, qui même s'ils ressortent
libres auront surement des démêlés avec la justice. Pour ma part, je suis témoin de ce qui s'est passé à Rennes : provocation policière, manœuvre d'intimidations des forces de l'ordre...les mêmes qu'à Brest Mardi, ou dans une moindre mesure à Quimper Vendredi!!!

Je reste mobilisé, en tant que syndicaliste, militant politique et aussi salarié dans la lutte contre le chômage, les précarités, les licenciements, et ne devrions pas rajouter les répressions sociales et policières. Nous sommes déterminés, la violence n'est pas dans notre camp, mais dans le camp de l'état et des capitalistes.

Je pense qu'actuellement toutes les forces militantes doivent être mises dans la guerre qui s'est installée ici contre le chômage ; c'est la lutte qui réunit toutes les autres:

- contre le chômage bien sur, mais également pour la hausse des salaires et de meilleures conditions de travail,

- les luttes écologiques, pour les transports, les Fluides (ne savons nous pas faire des maisons autonomes?)

- le racisme, l'égalité femmes-hommes, les descriminations

- contre les repressions : sociales, syndicales....
- contre le capitalisme

Thierry Riou, à titre personnel...

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commentaires ...de retour de la Manif du 5 décembre à Rennes

Bonjour à vous,
Voilà je rentre de la manif à Rennes, je pense qu'on était peut-être quand même 400 ...voire 500
...
Selon l'AFPE : "300 à 400 à Rennes, où la police a interpellé quatre manifestants, après des jets de projectiles, les banderoles annonçant que "l'armée de réserve du capitalisme s'insurge" ou réclamant "l'interdiction des licenciements"."

J'ai retrouvé Jean Coat et Jean Rozec , au total, on était 5 de MX, ça fait peu quand même !!! Les Brestois étaient à une vingtaine - venus en covoiturage.
Une manif qui d'emblée démarre sans autorisation de défiler, mais pourtant très paisible
.. Donc, un premier départ sur l'avenue Janvier, bloquée par un impressionnant barrage policier- avec grilles, CRS, Camionnettes et tout un tas d'équipements sophistiqués ... Demi tour, toujours "bien encadrés" ... et toujours déviés de façon à n'être pas trop visibles en centre ville ... Malgré tout nous avons défilés plusieurs heures, avec quelques moments de tensions lors du croisement du défilé techno (y'avait les transes à rennes ...) avec un moment assez hallucinant un barrage de gendarmes mobiles (très très nombreux d'ailleurs) et de l'autre coté les teuffeurs ...(qui nous auraient peut être rejoint ) ???
En continu, tout au long du parcours, une cinquantaine de flics en civil (jeans - cagoules - blousons noirs ou masques ...) toujours efficaces pour rentrer furtivement sur la manif faire une provo à des marcheurs ...
Arrivés près du champs de mars, la salle initialement réservée à la Maison du Champs (au 4 bis) pour l'AG ne pouvait plus nous recevoir (!!!) car - pour une fois - nous étions trop nombreux ... Tractations, hésitations, quelle solution de repli ??? on s'est retrouvé un peu en
stand by ...
Ca a suffi aux flics pour bloquer l'accès et préparer la "riposte" ... Tout d'un coup, les flics en civil ont attaqués très fermement pour nous disperser ...
Malgré le "barrage" que nous avons tenté de faire en nous resserrant et en criant "nous ne voulons pas la violence... Nous sommes pacifistes..." ils nous ont débordé et repoussé très VIOLEMMENT .
Violents coup de matraques, autres appareils pour tapper dans le tas, des gens bousculés (oui
comme les images qu'on voit à la TV) ... rien n'a manqué !!!
Ils ont réussi à interpeller 5 personnes dont un au moins sur lequel ils se sont bien acharné devant tout le monde...
Partout autour de nous des gens choqués : une fille d'une centaine de personnes attendant pour un concert des Trans et de l'autre coté d'autres gens (intermittents du spectacle, public des Trans) au milieu des manifestants partis dans tous les sens ...
Comme je me suis retrouvée face à cette file d'attente, je leur ai expliqué en gueulant je dois
dire ce qui se passait, et les ai invité à réagir ... Certains ont repris nos slogans mais dès qu'on
essayait de s'interposer les flics recommençaient à nous re menacer et
charger ... Ensuite on retrouvé une partie des manifestants au Rez de Chaussée du champs libres et ils allaient ensuite manger ensemble (sans que je puisse les suivre) mais Brest y allait ...
VOILA d'un coté, je ne veux pas être alarmiste, il me semble important de RAPPELLER à qui on a affaire (moi ca ne me surprend pas ...) Par contre, je pense qu'on doit se créer des modes d'actions, et peut être se former pour apprendre à réagir face à ces situations, en tout cas ne pas se taire !!!
Je pense - surtout - qu'on doit continuer d'exister - de communiquer - de dire "aux gens qui on est" ...
Je n'arrive pas à avoir des propositions concrètes ...mais ne manquons SURTOUT pas
de dire à toutes les personnes que l'on croise que QUAND DES GENS DEFILENT POUR
DENONCER LA PRECARITE - QU'ILS RECLAMENT UN PEU DE
DECENCE ...ON LEUR TAPE
DESSUS !!!

Je ne serais pas à morlaix Lundi soir pour la réunion du collectif ... Mais je vous embrasse ...


Virginie Perrone – Morlaix

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[Collectif brestois contre l'injustice sociale] [Rennes]
Communiqué des copains rennais après la manif régionale du 05 décembre d009

Communiqué du Mcpl Rennes après la manif régionale des chômeurs et précaires le 5
décembre à Rennes


L'assemblée régionale des chômeurs et précaires en lutte, réunie ce soir après la manifestation du 5 décembre dans le cadre des marches régionales, dénonce l'attitude de la
préfecture qui a décidé d'interdire une manifestation nationale annoncée depuis plusieurs
semaines et dont elle était parfaitement au courant.
Interdits de manifester, les quelque 500 personnes présentes ont alors cherché à rejoindre le centre ville pour se faire entendre; mais les forces de police, en nombre impressionnant, n'ont pas cessé de nous intimider, de nous provoquer, de chercher la confrontation pour justifier des arrestations. Alors que nous cherchions à nous réunir dans une salle qui nous avait été promise dans la maison des associations, nous avons été pris dans un guet apens entre la responsable des lieux qui, sous l'ordre de la mairie de Rennes, nous en a interdit l'accès, et plusieurs dizaines de policiers de la brigade anti criminalité. Ceux ci nous ont alors chargé
avec violence, tabassé à la tête (traumatismes crâniens), aspergé de gaz lacrymogène, alors que nous n'avions manifesté aucune agressivité. Ils ont arrêté quatre personnes sous le prétexte aberrant de « jet d'essence » (ce qu'aucun observateur un tant soit peu honnête ne pourra confirmer), et un autre pour une soit disant « violence sur agent », arrêtée en réalité
dans le tumulte du lynchage.


Ces arrestations ne sont pas hasardeuses, elles s'inscrivent dans une démarche qui vise à inspirer un sentiment de terreur et d'impuissance à tous ceux qui entendent résister
aux politiques réactionnaires, sécuritaires et libérales actuelles. Cette manifestation fait suite à l'interdiction de la manifestation de soutien aux luttes de l'ouest du 17 octobre à
Rennes et à la répression du mouvement lycéen du 1er décembre à Nantes
(nombreuses arrestations et blessés). Le gouvernement, pour tuer dans l'œuf les mouvements de résistance actuels, et notamment les luttes de chômeurs et précaires en extension aujourd'hui, est prêt à tout, y compris à suspendre les plus élémentaires libertés publiques: celles de manifester et de se réunir. On retiendra également le blocus policier de la
ville de Brest lors de la récente venue de Fillon, ou encore la fermeture de tous les Pôle Emploi d'une ville, comme à Quimper récemment, à la moindre annonce de rassemblement.

Nous tenons également à ne pas passer sous silence l'attitude particulièrement honteuse de la mairie « socialiste » de Rennes qui prétend soutenir d'une main les chômeurs et de
l'autre recourt aux mêmes méthodes policières que le gouvernement (expulsion de la mairie le 27 novembre, salle retirée à la dernière minute à la maison des associations permettant les arrestations par la BAC).

L'assemblée régionale des chômeurs et précaires lance un appel à amplifier les mouvements de résistance actuels :

Elle appelle à un rassemblement dimanche à 14 h devant le commissariat central de Rennes
(boulevard de la Tour d'Auvergne) pour obtenir la libération des personnes interpellées et l'abandon de toutes les charges retenues contre elles.

Contact: mcpl2008@gmail.com

=====

Voir aussi
:

Communiqué "unitaire" d'organisations
politiques
http://www.rennes-info.org/Le-droit-de-manifester-bafoue.html

Soutien aux gaziers et électriciens !

Déclaration publique du 22/10/2009 avant le conseil de discipline de Cédric, gazier mis en cause par la direction de GDF-SUEZ pour fait de grève.
Nous étions contents d’être à ses côtés, et plus encore d’entendre son intervention, nous voulions la partager avec vous. Et pour que vous puissiez également le partager, le texte peut être téléchargé en PDF (voir en bas de l’article).

En bas de cet article vous trouverez également leur morceau "résistance bleue" à télécharger, écouter, diffuser ....
http://www.cie-joliemome.org/spip.php?article341

Voilà maintenant plusieurs années que nos entreprises EDF et GDF subissent de multiples réformes de structure commanditées par les tenants du capital qui y voient une formidable opportunité de conquérir un marché nouveau, celui de l’électricité et du gaz jusque là inaccessible pour les spéculateurs et autres actionnaires puisque ce secteur était nationalisé.
En effet, au sortir de la seconde guerre mondiale et de ses effroyables massacres perpétrés par le régime nazi, Marcel Paul, rescapé des camps de la mort alors ministre communiste de la production industrielle du gouvernement De Gaulle, mis en place la nationalisation du gaz et de l’électricité (loi du 8 avril 1946), conformément au programme du Conseil National de la Résistance qui prévoyait de rendre à la nation les richesses qui lui appartenait.
De cette date jusqu’à aujourd’hui, le patronat n’a eu de cesse de s’attaquer à nos deux entreprises pour finalement, après 60 ans de réussite industrielle et sociale, libéraliser le marché du gaz et de l’électricité, ouvrir le capital d’EDF, privatiser GDF et mettre les deux énergéticiens en concurrence frontale.

Depuis, on assiste à des réductions d’effectif massives, à l’embauche éhonté de personnels précaires réalisant du travail statutaire, à l’abandon de l’investissement dans la sécurité du réseau, au gel des évolutions de carrière, à l’augmentation vertigineuse des prix du gaz et de l’électricité pour les abonnés, tout ça dans un seul but : rémunérer et engraisser le patronat et les actionnaires sur le dos des agents et des usagers.
Tous ces événements ont depuis des années dégradé fortement les conditions de travail et de vie des agents d’EDF et GDF, c’est de cette situation qu’est né le mouvement de lutte historique qui traverse actuellement nos entreprises.

- Historique parce que cette grève ne prend pas sa source dans la défense d’un acquis que les directions voudraient attaquer, mais bel et bien pour la réappropriation des richesses que nous créons en tant que salarié au quotidien au travers de l’augmentation du salaire national de base, au vu des bénéfices monstrueux des 2 entreprises, 4,4 milliards d’euros de bénéfice net pour EDF dont 2,4 milliards donnés aux actionnaires, 6,8 milliards d’euros de bénéfice net pour GDF dont plus de 5 milliards donnés aux actionnaires et une proposition indécente de 0,3% d’ augmentation pour les salariés.
- Historique par son ampleur et sa durée, en effet l’ensemble du territoire a été impacté par ce mouvement qui a duré durant 3 mois, et où des milliers d’agents ont porté haut et fort leur soif de justice sociale au travers d’actions décidées collectivement et menées de façon responsable et dignes.
- Historique dans la mesure où l’on a assisté à la réappropriation massive par le personnel de l’outil de travail, répondant ainsi à l’appel unitaire des 5 fédérations syndicales.
- Historique car les électriciens et gaziers de tous les services, marchent main dans la main, revendiquant haut et fort le fait d’être collègues, et d’appartenir toutes et tous au service public de l’électricité et du gaz.
- Historique enfin, car toutes les générations et notamment les jeunes qui touchent pour beaucoup d’entre eux 1100 euros net à l’embauche, rejettent en bloc la politique libérale des directions qui ne peut aboutir qu’à un désastre industriel et social.

Face à ces revendications justes et légitimes, les directions de GDF et d’EDF ont choisi la voix de la répression la plus violente dans le but de stopper net ce raz de marée contestataire.

Depuis 3 mois, on assiste à une véritable chasse aux grévistes CGT partout sur le territoire, puisque ce sont plus de 240 agents au national qui sont traduits en procédures disciplinaires.
Ceci est le résultat de la pression énorme que mettent le gouvernement et les dirigeants d’EDF et GDF sur la hiérarchie de proximité, afin qu’elle sanctionne pour l’exemple des femmes et des hommes qui se battent au quotidien pour l’intérêt collectif.

Le 14 mai 2009 à Paris ce sont 74 grévistes qui ont été raflés par la police, placés en garde à vue, mis à nu dans les commissariats parisiens pour avoir osé manifesté.

Des gaziers parisiens ont vu, durant le mouvement, leur domicile personnel surveillé par les forces de police comme on le ferait pour de dangereux criminels.

Depuis maintenant 3 mois, chaque rassemblement de manifestants ne se fait qu’en présence de la police, des huissiers de justice, des vigiles accompagnés de chien d’attaque sont postés sur les sites de travail, des CHSCT sont mis sous la surveillance d’huissiers dissimulés dans des pièces adjacentes, la direction a réquisitionné de force les grévistes dans les centrales nucléaires en les menaçant de sanctions si ils ne reprenaient pas le travail.

Il y a quelques semaines, c’est le représentant CGT au CCE de GRDF qui était convoqué à la brigade criminelle au 36 quai des orfèvres suite à une plainte des directions de GDF !!!
Que s’est-il donc passé pour que la direction réagisse de la sorte, emploie un tel arsenal répressif et fasse appel aux forces de police et de justice de la république à l’encontre du personnel gréviste ?
Et bien oui, je me dois de dire la vérité, il y a bien eu des débordements durant le mouvement, on a pris la main dans le sac des agents dégonflant les pneus des véhicules de service, on a vu des agents parisiens conduire des véhicules de service en dehors des heures de travail, en dehors des périmètres d’intervention pour rentrer chez eux ; on a vu des agents quitter leur poste de travail et se dissimuler le visage avec un plan de Paris place de la Bourse pour noter le nom des participants lors d’une manifestation ; on a vu des agents passionnés de photographie, abandonner leur poste de travail et photographier leurs collègues depuis leur bureau caché derrière une vitre, sûrement par timidité je présume ; on a vu des agents intervenant sans habilitation et sans la tenue « image de marque » sur des installations gaz, mettant ainsi en danger la sécurité des abonnés concernés, on a assisté à la surfacturation de 140 000 foyers en gaz pour un montant de 4,2 millions d’euros ; à Paris, des agents d’ERDF ont refusé d’accomplir des missions de sécurisation du réseau entraînant plusieurs explosions de tampons de boites réseaux, entraînant la blessure au visage d’un agent ; mais plus grave encore, on a appris de source judiciaire en plein conflit, le refus par certains agents à GDF d’accomplir des missions élémentaires de service public qui ont entraîné la mort de 18 abonnés et en ont blessé 16 autres à Mulhouse.

Tous ces événements révèlent effectivement des débordements injustifiables que l’on ne peut accepter et qui nuisent gravement à l’image de l’entreprise……sauf qu’ils n’ont pas été commis par des grévistes, mais par des hiérarchiques locaux et nationaux et ce, jusqu’au plus haut niveau de l’entreprise !!

Yves Colliou, actuel directeur général adjoint de GDF-SUEZ a reconnu à la barre du procès de Mulhouse je le cite « GDF reconnaît sa responsabilité COLLECTIVE dans ce drame » (18 morts, 16 blessés).

Pierre Gadonneix actuel PDG d’EDF et PDG de GDF au moment des faits le 26 décembre 2004, a augmenté sa rémunération de 25% pour partir à la retraite en fin d’année avec 500 000 euros par an de pension, curieuse façon de le sanctionner…

Jean-François Cirelli, actuel vice président de GDF-SUEZ, s’est exprimé concernant ce drame et a dit je cite « il est clair que cette conduite en fonte grise aurait du être remplacée, c’est une erreur tragique qui relève d’une responsabilité de l’entreprise ».
En conséquence sa rémunération a augmenté de 183% pour passer de 500 000 euros annuel à 1 300 000 euros annuel, curieuse façon de sanctionner…

J’ajoute que la présidente du tribunal madame Christine Schlumberger a déclaré dans sa lecture du jugement je cite « l’abandon de la politique de renouvellement des fontes grises, alors même que la CGT en a rappelé à plusieurs reprises les dangers, constitue une faute ».

Dans cette affaire effroyable dont le verdict est intervenu en plein conflit le 8 juin 2009, GDF a été jugé je cite « coupable d’homicides, de blessures et de destructions involontaires par négligence, imprudence et différents manquements ».

Au total, la direction de GDF est rendue responsable de plus de 30 morts suite aux explosions à Dijon, Bourg en Bresse et Mulhouse.

Alors que dire et que penser lorsque le DRH de GRDF se fend d’un édito dans « OSONS » no 8 (journal interne de la direction) et qu’il écrit je cite : « ce mouvement social se caractérise par le non respect de la sécurité des biens et des personnes incompatible avec l’exercice de notre métier » ?

Et bien oui, lors de ce printemps 2009 historique, des milliers d’agents EDF GDF ont decidé de lutter pour la défense et le développement du service public de l’électricité et du gaz, pour se réapproprier les richesses dont ils sont les premiers créateurs, pour que tous les français, quelque soit leur classe sociale, aient accès à l’énergie qui est un bien vital et un droit pour tous.

Le patronat a volé EDF GDF qui appartenaient depuis 60 ans à la nation et à son peuple, aujourd’hui nous avons rejoint le maquis afin de renationaliser nos entreprises, nous ne sommes pas prêt de le quitter !!

"L’ELECTRICITE, LE GAZ, C’EST PAS POUR LE PRIVE, C’EST UN DROIT POUR TOUS LES USAGERS !!!"

CGT ENERGIE PARIS

http://cgtufict-energieparis.org/
PDF - 53.8 ko
Declaration telechargeable
MP3 - 622.1 ko
resistance_bleue.mp3
http://www.cie-joliemome.org/spip.php?article341

Chiapas : Démenti des cinq Conseils de bon gouvernement à propos d'un article paru dans La Jornada

Conseil de bon gouvernement Cour central des zapatistes devant le monde
(Oventic)

SNAIL TZOBOMBAIL YU'UN LEKIL J'AMTELETIK

TA O' LOL YO'ON ZAPATISTA TA STUK'IL SAT YELOB SJUNUL BALUMIL

26 novembre 2009.

À l'opinion publique,
À la société civile nationale et internationale,
Aux media alternatifs,
Aux adhérents à l'Autre Campagne,
Aux adhérents à la Zezta Internacional,
Aux organismes de droits humains,

Par ce canal le Conseil de bon gouvernement Cour central des zapatistes
devant le monde, caracol II Résistance et rébellion pour l'Humanité, zone
Altos de Chiapas.

Au nom des Conseils de bon gouvernement des 5 caracoles nous démentons
devant l'opinion publique ce qui suit :

Le 25 novembre de l'année en cours, le journal "La Jornada" a publié une
information selon laquelle le congrès local avait approuvé un accord qui
demande au Gouverneur de l'État du Chiapas Juan Sabines Guerrero de faire
droit aux requêtes des Conseils de bon gouvernement par lesquelles, selon
les députés, les zapatistes auraient demandé la reconnaissance juridique
des Conseils de bon gouvernement.

En tant que Conseils de bon gouvernement, nous démentons énergiquement ces
prétendues requêtes adressées au mauvais gouvernement de l'État, car à
aucun moment nous n'avons formulé, ni verbalement ni par écrit, rien qui
demande des miettes aux mauvais gouvernements, ni de l'État ni de la
Fédération. Nous, les zapatistes, n'avons pas besoin que nous
reconnaissent les mauvais gouvernements qui ne sont pas du peuple, parce
que nous sommes déjà reconnus par nos peuples qui nous ont élus et nous
sommes reconnus par énormément de peuples au niveau national et
international.

Nous, Conseils de bon gouvernement, personne ne nous représente, devant
aucune instance gouvernementale au niveau de l'État du Chiapas, ni aux
niveaux national et international, surtout pas les soi-disant
représentants : David Gómez Pérez, Daniel Santiz López, Pablo Méndez Cruz,
Moisés Cantor Decelis et Pedro Gómez Santis. Ces gens-là, personne ne les connaît dans aucune zone zapatiste, à plus forte raison ils ne sont pas
dans nos rangs, ce sont seulement des personnes qui veulent profiter de
ressources économiques tant promises par le mauvais gouvernement en
utilisant le nom des Conseils de bon gouvernement et de notre organisation
l'EZLN.

Dans le journal, il est mentionné qu'une commission gouvernementale aurait
déjà visité les 5 Conseils de bon gouvernement pour traiter les demandes
qu'auraient faites les zapatistes sur les aspects juridiques, politiques,
financiers et sociaux. Et cette information est totalement fausse, car
nous, les zapatistes, n'avons pas besoin que nous visitent des
fonctionnaires du mauvais gouvernement ; en outre nous savons bien que les
demandes principales de nos peuples ne vont pas être résolues en un clin
d'oeil par le mauvais gouvernement, car cela fait plusieurs siècles que,
dans notre pays, souffrent les peuples originaires.

Tous ces mensonges du mauvais gouvernement, de ses députés et de ses
complices font partie d'un plan de guerre de basse intensité pour semer la
confusion dans l'opinion publique et pour frapper la résistance de nos
peuples dans leur lutte pour construire leur Autonomie.

C'est pour tout cela que nous demandons à tous les peuples, organisations
et personnes de bonne volonté qui luttent pour la Liberté, pour la Justice
et pour les droits pour tous, de ne pas se laisser abuser par les plans et
les intérêts des mauvais gouvernements et de leurs complices.

C'est là toute notre parole.

Salutations.

Le Conseil de bon gouvernement Cour central des zapatistes devant le monde :

EDGAR BARRERA ORTIZ, FRANCISCO MÉNDEZ CRUZ,

GUADALUPE DÍAZ DÍAZ, VERÓNICA HERNÁNDEZ HERNÁNDEZ

CARACOL : RÉSISTANCE ET RÉBELLION POUR L'HUMANITÉ. TA TZIKEL VOCOLIL
SCHIUC
JTOYBAIL SVENTA SLEKILAL SJUNUL BALUMIL

SAN ANDRÉS SAKAMCHÉN DE LOS POBRES, SAN JUAN DE LA LIBERTAD, SAN PEDRO
POLHÓ, SANTA CATARINA

MAGDALENA DE LA PAZ, 16 DE FEBRERO, SAN JUAN APÓSTOL CANCUC


Traduit par el Viejo.

Diffusé par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte(CSPCL, Paris)
33, rue des Vignoles - 75020 Paris - France

Assemblée (hebdomadaire et ouverte) le mercredi à partir de 20 h 30

Site internet :
http://cspcl.ouvaton.org
Contact : cspcl@altern.org

Grippe H1N1 : Colère des élèves infirmier-e-s réquisitionné-e-s

Grippe H1N1: Colère des élèves infirmiers réquisitionnés - Nouvel Obs
Les élèves infirmiers réquisitionnés pour la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 ont manifesté vendredi à Paris contre les conditions de leur mobilisation par les pouvoirs publics.