vendredi 1 mai 2009

Un système alimentaire qui tue...

Un système alimentaire qui tue : La peste porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande

Source : GRAIN, Avril 2009

Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMC ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.

2 Ce que nous savons de la situation au Mexique, c’est que, officiellement, plus de 150 personnes sont mortes d’une nouvelle souche de grippe porcine qui est en fait un cocktail génétique de plusieurs souches de virus de grippe : grippe porcine, grippe aviaire et grippe humaine. Celle-ci a évolué en une forme qui se transmet facilement d’humain à humain et qui peut tuer des gens en parfaire santé. Nous ne savons pas exactement où ont eu lieu cette recombinaison et cette évolution, mais il semble évident qu’il faut chercher du côté des élevages industriels mexicains et américains.[1]

Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. « Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus », expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH).[2] Trois ans plus tôt, Science Magazine avait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine.[3] C’est la même chose avec la grippe aviaire : l’espace surpeuplé et les conditions insalubres qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers.[4] Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), « il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.”[5] La situation est la même au Mexique.

Les communautés à l’épicentre

Ce que nous savons encore à propos de l’épidémie de grippe porcine mexicaine est que la communauté de La Gloria dans l’état de Veracruz a désespérément essayé d’obtenir une réaction des autorités face à l’étrange maladie respiratoire qui les a sévèrement affectés ces derniers mois. Les résidents sont absolument convaincus que leur maladie est liée à la pollution provoquée par la grande ferme porcine récemment installée dans leur communauté par Granja Carroll, une filiale de la société américaine Smithfield Foods, le plus grand producteur de porc mondial.

Après les innombrables essais de la communauté pour obtenir l’aide des autorités – essais qui ont mené certains leaders locaux en prison et provoqué des menaces de mort contre ceux qui osaient critiquer l’élevage de Smithfield – les autorités sanitaires locales ont finalement décidé de faire une enquête vers la fin de 2008. Les tests ont révélé que plus de 60% de cette communauté de 3 000 personnes souffraient d’une maladie respiratoire, mais le nom de la maladie n’a pas été officiellement confirmé. Smithfield nie toute connection avec ses activités. C’est seulement le 27 avril 2009, quelques jours après l’annonce officielle par le gouvernement fédéral de l’épidémie de grippe porcine, que l’information est sortie dans la presse, révélant que le premier cas de grippe porcine diagnostiqué dans le pays avait été le 2 avril 2009 celui d’un petit garçon de 4 ans appartenant à la communauté de La Gloria. Le ministre de la Santé du Mexique déclare que l’échantillon prélevé sur l’enfant est le seul parmi les échantillons prélevés sur la communauté qui ait été retenu par les autorités mexicaines et envoyé pour être testé en laboratoire. Ce test a ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de grippe porcine.[6] Tout cela malgré le fait qu’une société américaine privée d’évaluation des risques, Veratect, avait, au début du mois d’avril 2009, avisé les responsables régionaux de l’OMC de l’occurrence de la maladie respiratoire grave qui sévissait à La Gloria.[7]

3Le 4 avril 2009, le quotidien mexicain La Jornada a publié un article sur la lutte de la communauté de La Gloria, avec la photo d’un jeune garçon qui tient une pancarte avec le dessin d’un cochon barré d’une croix et la légende « Attention, danger : Carrolls Farm » écrite en espagnol.[8]

Pour ce qui est des pandémies de grippe en général, nous savons que la proximité d’élevages intensifs de porcs et d’élevages de volailles augmente les risques de recombinaison virale et l’émergence de nouvelles souches virulentes de grippe. En Indonésie par exemple, on sait que les porcs vivant près d’un élevage de volailles ont des taux importants d’infection au H5N1, la variante mortelle de la grippe aviaire.[9] Des scientifiques du NIH avertissent que « l’augmentation du nombre d’installations porcines voisines d’installations aviaires pourrait faciliter l’évolution de la prochaine pandémie."[10]

On n’en a guère entendu parler, mais la région avoisinante de La Gloria compte de nombreuses élevages de volailles intensifs. Récemment, en septembre 2008, une épidémie de grippe aviaire a éclaté parmi les volailles de la région. A l’époque, les autorités vétérinaires ont assuré le public qu’il s’agissait seulement d’une souche peu pathogène qui n’affecte que les oiseaux de basse-cour. Mais grâce à la divulgation faite par Marco Antonio Núñez, le président de la Commission pour l’environnement de l’état de Veracruz, nous savons désormais qu’il y a eu une autre épidémie de grippe aviaire à environ 50 km de La Gloria, dans un élevage industriel appartenant à Granjas Bachoco, la plus grande entreprise de volailles du Mexique. Cette épidémie n’a pas été révélée parce qu’on craignait les conséquences que cela pourrait provoquer pour les exportations mexicaines.[11]
Il faut noter ici que l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce qu’on appelle les « déchets de volaille », c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.

Peut-on concevoir situation plus idéale pour l’émergence d’un virus grippal pandémique qu’une région rurale pauvre, pleine d’élevages industriels appartenant à des sociétés transnationales qui n’ont rien à faire du bien-être de la population locale ? Les résidents de La Gloria essaient depuis des années de lutter contre la ferme Smithfield. Ils ont, des mois durant, tenté d’amener les autorités à agir face à l’étrange maladie qui les frappait. On les a ignorés. Le radar du système mondial de surveillance des maladies émergentes de l’OMC n’a pas enregistré le moindre signal. Pas plus que les épidémies de grippe aviaire de Veracruz n’ont déclenché de réaction du système mondial d’alerte précoce pour les maladies de l’OIE. Ce n’est que grâce à sources privées et de façon désordonnée que la vérité a pu éclater.[12] Et c’est ce qu’on appelle la surveillance mondiale !

La mauvaise foi des grandes sociétés

Ce n’est pas la première fois, et ce n’est sans doute pas la dernière, que les agro-industriels dissimulent des épisodes de maladies infectieuses, mettant ainsi des vies en péril. C’est la nature même de leurs activités. En Roumanie il y a quelques années, Smithfield a interdit aux autorités locales d’entrer dans ses élevages porcins, après les plaintes des résidents à propos de l’odeur pestilentielle provenant des centaines de charognes de porcs laissées à pourrir pendant plusieurs jours. « Nos médecins n’ont pas eu accès aux fermes de la [société] américaine pour pouvoir effectuer leurs inspections de routine », a déclaré Csaba Daroczi, directeur-adjoint des services vétérinaires et d’hygiène de Timisoara. « Chaque fois qu’ils ont essayé, ils ont été repoussés par les gardiens. Smithfield propose que nous signions un accord qui nous obligerait à les prévenir trois jours à l’avance avant toute inspection.”[13] L’information a fini par émerger que Smithfield avait étouffé l’information sur un épisode majeur de grippe porcine classique ayant sévi dans ses fermes en Roumanie.[14]

4 En Indonésie, où les gens meurent encore de la grippe aviaire et d’où de nombreux experts pensent que viendra le prochain virus pandémique, les autorités ne peuvent toujours pas entrer sans permission dans les grands élevages industriels.[15] Au Mexique, les autorités ont repoussé les demandes d’enquête sur La Granja Carroll et accusé les résidents de La Gloria de propager l’infection parce qu’ils « utilisent des remèdes de grand-mère, plutôt que d’aller dans les centres de soins pour soigner leur grippe.”[16]

Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger. Smithfield est déjà au bord de la faillite et était la semaine dernière en train de négocier sa reprise avec la plus grosse entreprise d’agroalimentaire de Chine, COFCO.[17]

Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise. Le gouvernement des Etats-Unis a déjà fait une exception d’urgence dans son système d’autorisation pour permettre de traiter les malades de la grippe avec des antiviraux comme Tamiflu et Relaxin plus largement que cela n’était prévu. Excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur ces médicaments. Mais chose encore plus importante, une nuée de petits producteurs de vaccins comme Biocryst et Novavax voient la valeur de leurs actions crever le plafond.[18] Novavax essaie de convaincre à la fois le CDC et le gouvernement mexicain qu’il est capable de fournir un vaccin contre la grippe porcine dans un délai de 12 semaines, si les règlements encadrant les tests restent souples.

C’est un changement profond qu’il nous faut

Il est évident que le système mondial de résolution des problèmes de santé provoqués par l’industrie alimentaire transnationale marche sur la tête : Le système de surveillance est fichu, les services vétérinaires et ceux de santé publique qui sont en première ligne cafouillent et l’autorité est passée au secteur privé qui a tout intérêt à maintenir le statu quo. En attendant, on recommande aux gens de rester chez eux et de croiser les doigts en attendant le Tamiflu ou un nouveau vaccin éventuel auquel ils n’auront peut-être même pas accès. La situation n’est pas tolérable. Il faut bouleverser les choses. Et agir dès aujourd’hui.

Pour ce qui est de l’épidémie de grippe porcine au Mexique, le changement peut être immédiat : il pourrait consister en une enquête transparente, exhaustive et indépendante sur les élevages de volailles dans l’état de Veracruz, dans le pays tout entier et dans toute l’Amérique du Nord. Le peuple mexicain doit connaître la source du problème afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour couper l’épidémie à la racine et s’assurer que le problème ne se reproduise plus.

Les photos viennent de cette site de web: http://enlace.vazquezchagoya.com/?p=812

Au niveau international, l’expansion des élevages industriels doit cesser et faire machine arrière. Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront. Il ne sert probablement à rien de réclamer un changement complet de la stratégie mondiale menée par l’OMC. En effet, l’expérience de la grippe aviaire montre que ni l’OMC ni l’OIE, ni la plupart des gouvernements ne sont disposés à être fermes avec l’agriculture industrielle. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui vont devoir réagir et se protéger eux-mêmes. Partout dans le monde, des milliers de communautés luttent contre les élevages industriels. Ce sont ces communautés qui sont en première ligne de la prévention contre la pandémie. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est de transformer ces luttes locales contre les élevages industriels en un vaste mouvement mondial pour abolir ce système d’élevage.

Mais le désastre de la grippe porcine au Mexique révèle également un problème de santé publique plus vaste : Les menaces pour la sécurité des consommateurs qui font partie intégrante de notre système alimentaire industriel sont exacerbées par une tendance générale à privatiser complètement les soins de santé, ce qui a réduit à néant la capacité des systèmes publics à apporter des réponses adéquates en cas de crise, et par des politiques encourageant les migrations vers des mégalopoles où les politiques de santé publique et d’assainissement sont déplorables. (L’épidémie de grippe porcine a frappé Mexico, une métropole de plus de 20 millions d’habitants, précisément au moment où le gouvernement a coupé l’approvisionnement en eau d’une bonne partie de la population, en particulier les quartiers les plus pauvres.) Le fait que la surveillance des épidémies soit confiée à des cabinets-conseils privés, que les gouvernements et les agences des Nations Unies puissent garder le silence et ne pas divulguer l’information, que nous soyons obligés de dépendre d’une poignées d’entreprises pharmaceutiques pour soulager nos souffrances, avec des produits certes brevetés mais seulement à moitié testés, devraient nous indiquer que rien ne va plus. Ce n’est pas seulement de nourriture que nous avons besoin, mais de systèmes de santé publique qui aient un véritable agenda public et soient responsables devant le public.


Lectures complémentaires :

Debora MacKenzie, Pork industry is blurring the science of swine flu, 30 April 2009, http://www.newscientist.com/blogs/shortsharpscience/2009/04/why-the-pork-industry-hates-th.html

Laura Carlsen, Mexico’s Swine Flu and the Globalization of Disease, Americas MexicoBlog, 29 April 2009, http://americasmexico.blogspot.com/2009/04/mexicos-swine-flu-and-globalization-of.html

Iván Restrepo, Granjas Carroll, protegida de las autoridades, La Jornada, 13 de Abril de 2009 http://www.jornada.unam.mx/2009/04/13/?section=politica&article=020a2pol

Silvia Ribeiro, "Epidemia de lucro," La Jornada, 28 April 2009: http://www.jornada.unam.mx/2009/04/28/?section=opinion&article=020a1pol

Tom Philpott, Symptom: swine flu. Diagnosis: industrial agriculture? GRIST, 28 April 2009, http://www.grist.org/article/2009-04-28-more-smithfield-swine/

Mike Davis, The swine flu crisis lays bare the meat industry's monstrous power, The Guardian, 27 April 2009: http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/apr/27/swine-flu-mexico-health

R G Wallace, "The Agro-Industrial Roots of Swine Flu H1N1," 26 April 2009
http://farmingpathogens.wordpress.com/2009/04/26/the-agro-industrial-roots-of-swine-flu-h1n1/

Edward Hammond, Indonesia fights to change WHO rules on flu vaccines, Seedling, April 2009: http://www.grain.org/seedling/?id=593

Iván Restrepo, Granjas Carroll, sin control ambiental, La Jornada, 24 de Abril de 2006 http://www.jornada.unam.mx/2006/04/24/?section=opinion&article=026a2pol

GRAIN, "Bird flu in eastern India: another senseless slaughter", Against the grain, February 2008, http://www.grain.org/articles/?id=35 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "Germ warfare - Livestock disease, public health and the military–industrial complex", Seedling, January 2008, http://www.grain.org/seedling/?id=533 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "Viral times - The politics of emerging global animal diseases", Seedling, January 2008, http://www.grain.org/seedling/?id=532 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "La grippe aviaire: une aubaine pour 'Big Chicken'", A contre-courant, mars 2007, http://www.grain.org/articles/?id=24 (aussi disponible en Bahasa Indonesia)

GRAIN, "Grippe aviaire: une réponse mondiale imposée d'en haut", A contre-courant, avril 2006, http://www.grain.org/articles/?id=15

GRAIN, "Qui est le dindon de la farce ?", Les rapports de GRAIN, février 2006, http://www.grain.org/briefings/?id=195


Références

1. L’industrie du porc mexicaine, comme son équivalent américain, ne veut pas qu’on appelle la maladie “grippe porcine”, sous prétexte que celle-ci n’est pas transmise par les porcs, mais directement de personne à personne. (Leur préoccupation majeure est bien sûr le marché du porc qui est en train de s’écrouler à cause de l'image négative qui lui est associée) Certains responsables mexicains, comme le Gouverneur de Veracruz, disent aux gens que le virus est venu de Chine, quoiqu’il n’y ait aucune évidence qui soutienne cette thèse.

2. Mary J. Gilchrist, Christina Greko, David B. Wallinga, George W. Beran, David G. Riley and Peter S. Thorne, "The Potential Role of CAFOs in Infectious Disease Epidemics and Antibiotic Resistance," Journal of Environmental Health Perspectives, 14 November 2006.

3. Bernice Wuethrich, "Chasing the Fickle Swine Flu", Science, Vol. 299, 2003

4. Pro-poor Livestock Policy Initiative, "Industrial Livestock Production and Global Health Risks," FAO, 2007: http://www.fao.org/ag/againfo/ programmes/en/pplpi/docarc/pb_hpaiindustrialrisks.html

5. CDC, April 21, 2009 / 58 (Dispatch);1-3: http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm58d0421a1.htm

6. Andrés T. Morales, "Cerco sanitario en Perote, tras muerte en marzo de bebé por gripe porcina," La Jornada, 28 April 2009: http://www.jornada.unam.mx/2009/04/28/?section=politica&article=012n2pol; Tracy Wilkinson and Cecilia Sánchez, "Mexico tries to focus on source of infection," Los Angeles Times, April 28, 2009.

7. Dudley Althaus, "World’s queries have no answers," Houston Chronicle, 27 April 2009.

8. Andrés Timoteo, “Alerta epidemiológica en Perote por brote de males respiratorios,” La Jornada, 4 April 2009.

9. David Cyranoski, "Bird flu spreads among Java's pigs," Nature 435, 26 May 2005.

10. Mary J. Gilchrist, Christina Greko, David B. Wallinga, George W. Beran, David G. Riley and Peter S. Thorne, "The Potential Role of CAFOs in Infectious Disease Epidemics and Antibiotic Resistance," Journal of Environmental Health Perspectives, 14 November 2006.

11. Piden cerco sanitario ante epidemia, SPI/ElGolfo.Info, 24 April 2009: http://www.elgolfo.info/web/lo-mas-nuevo/37017-piden-cerco-sanitario-ante-epidemia-.html

12. Tom Philpott first broadcast the possible connection between the swine flu outbreak and the Smithfield operation in Veracruz from his US-based blog on 25 April 2009: http://www.grist.org/article/2009-04-25-swine-flu-smithfield/

13. Mirel Bran: “Swine Plague: Romania Criticizes American Group’s Attitude”, Le Monde, 15 August
2007, translated by Leslie Thatcher (Truthout).

14. GRAIN, "Viral times - The politics of emerging global animal diseases", Seedling, January 2008

15. See “Box 2. Bird flu in Indonesia and Vietnam” (by GRAIN) in Edward Hammond, “Indonesia fights to change WHO rules on flu vaccines,” Seedling, April 2009: http://www.grain.org/seedling/?id=593

16. "Afectados por extraña enfermedad, 60% de pobladores de La Gloria," La Jornada 27 April 2009: http://www.lajornadasanluis.com.mx/2009/04/27/pol15.php

17. “Is Smithfield on the market?”, Farming UK, 26 April 2009.

18. "Smaller drug firms gaining from swine flu," Reuters, 27 April 2009: http://www.reuters.com/article/pressReleasesMolt/idUSTRE53Q5P620090427

1 commentaires:

CNR Midi-Pyrénées a dit…

Chers amis,

http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic?cl=228835783&v=3285

Des preuves démontrent que l'origine * de la grippe A H1N1 remonterait à des
méga-porcheries * sales, dangereuses et inhumaines. Signez la pétition
destinée à l'OMS et à la FAO pour leur demander * d'entreprendre des
recherches et d'instaurer des contrôles sèvères * sur ces menaces à
notre santé:

Sign the Petition!
http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic?cl=228835783&v=3285

Jusqu’à présent, personne ne sait si la * grippe A H1N1 *pourrait être à
l’origine d’une pandémie mondiale, mais *sa provenance semble néanmoins
de plus en plus évidente: sa source se trouverait fort probablement dans
une méga-porcherie * de Veracruz, au Mexique, propriété d’une compagnie
multinationale américaine(1).

Ces *méga-porcheries sont dégoûtantes, dangereuses *, et elles se
multiplient rapidement. Des milliers de porcs y sont entassés dans des
entrepôts sales et se font administrer un cocktail de médicaments, ce
qui entraîne des problèmes sanitaires à plusieurs niveaux. Ces
méga-porcheries et les lacs de lisier qu’elles créent constituent des
milieux extrêmement propices au développement de nouveaux virus
dangereux tels que le A H1N1.* L’Organisation mondiale de la santé (OMS)
et l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation
(FAO) doivent entamer des recherches et développer des moyens de
contrôle pour ces fermes afin de protéger la santé mondiale. *

Les grandes entreprises agro-alimentaires essaieront de bloquer toute
tentative de réforme, nous devons donc lancer un cri de protestation que
les autorités sanitaires ne pourront ignorer. *Signez la pétition
ci-dessous demandant des règles et des contrôles pour les fermes-usines
et faites passer le mot à vos amis et aux membres de votre famille. *
Nous remettrons cette pétition aux agences de l’ONU. Si nous recueillons
200.000 signatures, nous irons livrer la pétition à Genève avec un
troupeau de porcs en carton. Pour chaque millier de signatures
supplémentaires, nous ajouterons un porc au troupeau:

http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic
http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic?cl=228835783&v=3285

La semaine dernière, on n’entendait parler que de la grippe. Le Mexique
était paralysé et les dirigeants partout sur la planète ont freiné les
déplacements par avion, arrêté les importations de porc et initié des
contrôles drastiques pour tenter d’arrêter la propagation du virus. La
menace s’étant depuis atténuée, la question de la provenance du virus et
de la probabilité d’une menace future reste pertinente.

*Smithfield Corporation, le plus grand producteur porcin du monde, dont
une des fermes serait à l’origine du virus, *nie tout lien entre ses
porcs et la grippe. Les grandes entreprises agro-alimentaires mondiales
paient de gros montants d’argent pour subventionner des recherches
affirmant que la bio-sécurité est assurée dans leurs grandes productions
agricoles. Or, l’OMS dit depuis des années qu’une nouvelle pandémie est
inévitable(2) et des experts de la Commission européenne et de la FAO
ont averti que * l’augmen tation de la production intensive de porc
augmentait le risque de développement et de transmission de maladies.*
Le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies
soulignent également que les chercheurs ne connaissent toujours pas la
portée des nouvelles molécules émergeant des fermes sur la santé
humaine(3).

* Les études abondent sur les conditions horribles que les porcs
subissent dans ces * méga-porcheries et sur l’impact dévastateur de ces
fermes sur l’économie locale des petites communautés agricoles.*
Smithfield a dû payer une amende de 12,6 m et est actuellement sous *
enquête aux États-Unis pour des dommages environnementaux crées par des
lacs de lisier porcin toxique(4).

Même avec toutes ces preuves des torts causés, la combinaison de
l’augmentation de la consommation de viande mondiale avec une industrie
puissante, motivée par les profits au prix de la santé humaine, signifie
qu’au lieu d’être fermées, * ces méga-porcheries se multiplient autour
du monde graĉe à des subsides*(5). Dans le contexte de la grippe
actuelle, demandons des comptes aux producteurs de porc industriels.
Signez la pétition demandant plus de contrôles:

http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic
http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic?cl=228835783&v=3285

Nous devons trouver une solution à la crise sanitaire mondiale actuelle
en réévaluant notre consommation et notre production alimentaire. Si
nous demandons de toute urgence que des enquêtes soient entreprises sur
l’impact des méga-porcheries sur notre santé, des règles plus sévères
seront mises en place pour la production agricole,* ce qui pourrait nous
permettre d’éviter les épidémies futures de maladies trouvant leur
origine chez les animaux de l’industrie agro-alimentaire. *

http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic
http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic?cl=228835783&v=3285

Avec espoir,

Alice, Pascal, Graziela, Paul, Brett, Ben, Ricken, Iain, Paula, Luis,
Raj, Margaret, Taren et toute l’équipe d’ Avaaz

(1)Rapport de bio-surveillance retraçant la maladie vers une ferme de
Smithfield (tous les rapports sont en anglais):
http://biosurveillance.typepad.com/biosurveillance/2009/04/swine-flu-in-mexico-timeline-of-events.html

Rapports sur le lien entre la méga-porcherie mexicaine et la grippe :
http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-wellbeing/health-news/for-la-gloria-the-stench-of-blame-is-from-pig-factories-1675809.html

http://www.latimes.com/features/health/la-fg-mexico-flu28-2009apr28,
0,1701782.story

http://www.latimes.com/features/health/la-fg-mexico-flu28-2009apr28,%0A0,1701782.story

http://www.scientificamerican.com/podcast/episode.cfm?id=can-swine-flu-be-blamed-on-industri-09-05-01

http://www.newscientist.com/article/mg20227063.800-swine-flu-the-predictable-pandemic.html?full=true

(2)Information de l’OMS sur la pandémie:
http://www.euro.who.int/influenza/20080618_19

(3)Rapports de la FAO, CE et CDC sur les risques de la production
agro-alimentaire industrielle sur la santé publique:
FAO
www.fao.org/ag/AGAinfo/projects/en/pplpi/docarc/rep-hpai_industrialisationrisks.pdf

CIWF
http://avaazimages.s3.amazonaws.com/Intensive%20pig%20farming%20is%20a%20breeding%20ground%20for%20disease.pdf

www.cdc.gov/cafos/about.htm

http://www.cdc.gov/cafos/about.htm

(4)Rapport sur la santé animale et les dommages environnementaux de
Smithfield:
http//:www.independent.co.uk/life-style/health-and-wellbeing/health-news/for-la-gloria-the-stench-of-blame-is-from-pig-factories-1675809.html

http://www.foodandwaterwatch.org/press/releases/new-report-highlights-the-trouble-with-smithfield-article03132008

http://avaazimages.s3.amazonaws.com/SmithfieldJan08.pdf

(5)Rapports sur les payeurs de taxes britanniques qui subventionnent les
fermes-usine:
http://www.telegraph.co.uk/earth/agriculture/farming/5225298/Taxpayers-forking-out-700-million-for-factory-farming-in-England.html

# Usines à virus
http://naturo-pattes.over-blog.com/article-31038535.html

# Grippe mexicaine: et si l'industrie était coupable?
http://www.trends.be/fr/economie/politique-economique/12-1635-47857/grippe-mexicaine---et-si-l-industrie-etait-coupable--.html

# La grippe porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande
http://www.alencontre.org/Ecologie/GrippePorcGrain04_09.htm