dimanche 1 novembre 2009

UN MEDIATEUR DE L'EAU

UN MEDIATEUR DE L'EAU

A l'INITIATIVE DE LA FP2E, DE L'ADCF et DE L'AMF

LA CACE NE PEUT QUE DOUTER DE L'INDEPENDANCE DES DECISIONS DE CE "MEDIATEUR"

Pourquoi douter de l'indépendance de ce "médiateur" ?

D'une part, il ne faut pas le confondre avec "le Médiateur de la République" ou même avec "un juge de proximité" ou avec le "conciliateur de justice" qui opèrent sous le contrôle de la Justice.


D'autre part, ce "médiateur", mis en place sans statut et sans contrôle de la Justice, est chargé de régler (au profit de qui ?) des conflits entre des entreprises privées (représentées par la FP2E) auxquelles des collectivités (mairies, syndicats, communautés, représentées par l'ADCF et l'AMF) ont délégué leurs compétences eau et assainissement face à des usagers totalement nus devant lui.


Il est donc à la fois juge et partie. C'est donc un erzast de justice qu'il rendra, tout juste bon à "embobinner" le pauvre usager qui accordera à tort sa confiance quand il ne le lèsera pas.


Compte tenu de ce qui ce passe actuellement où l'on voit des collectivités soutenir sans réserve et jusque devant la justice leur délégataire privé, on ne peut que douter que ce médiateur puisse donner raison aux usagers contre ceux qui le paie.

Alors pourquoi cette embrouille ?

Personne ne doute qu'il existe des conflits entre usagers et distributeurs privés.

Ceux qui sont passés par là et les associations dont ils ont demandé l'aide savent qu'il est vain de demander directement l'intervention de la mairie ou de l'intercommunalité dont dépend le prédateur privé.


Telle Ponce Pilate, cette collectivité préfère s'en laver les mains plutôt que de simplement essayer d'arbitrer une situation dont elle est pourtant responsable. D'où l'idée de faire intervenir un arbitre mais dont elle contrôlera les décisions en coordination avec son délégataire : le fameux médiateur qui n'en sera pas un.

Noter aussi que ce médiateur des collectivités n'intervient pas dans un conflit entre une régie et un usager. Serait-ce là la preuve que dans ce cas, le même conflit peut être réglé directement par les collectivités ? Et, qu'en conséquence, les différents ingérables sont liés à la présence des entreprises privées délégataires ?

Pour toutes ces raisons, la CACE, qui n'a d'ailleurs pas été contactée et qui prend cela comme un gage de son indépendance et de son efficacité, la CACE donc ne peut que dénoncer une manoeuvre déloyalle pour tenter d'enfoncer un coin entre les usagers et les associations qui défendent véritablement et en toute indépendance leurs intérêts.

0 commentaires: