lundi 1 juin 2009

RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 75 / mai 2009


Oui à la course à l’échalote !

Sommaire :

- Oui à la course à l’échalote !
- Police-Milice
- Manif tamoule à La Chapelle
- On lâche pas

- [ S U R L E V I F ]
Violence policière au quotidien dans le 93

- [ C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E ]
« Retour de pare-choc »
Le flicage des mômes avance
La Taser mitraillette !
Une simple amende pour un trou dans le cœur
La GAV tue
Résistance aux « patrouilles normales »
Le vice de procédure, ça paye !
Cagoule
Grande première

- [ A G I R ]
Un camp No Border à Calais 23-29 Juin

Robin Renucci : les associations, l’éducation populaire, l’artiste.


"On n’apporte pas la culture au peuple, mais on rend au peuple sa capacité de création".

Ecouter l’intervention du 28 avril à Agen (47) de Robin Renucci sur le site de TV Bruits

Film du campement des Don Quichotte à Toulouse en 2007.





La projection du film
réalisé autour de Fakir et du campement des Don Quichotte Toulouse en 2007 : RIEN A PERDRE aura lieu le Mardi 23 Juin à 20h30 au cinéma UTOPIA à TOULOUSE.

Il est possible d'acheter les billets à l'avance et si vous vous groupez vous pouvez acheter un carnet de 10 billets pour 45 Euros.

Info à diffuser dans vos réseaux si vous le voulez.`

http://kproduction.org/spip.php?article101

Il était une fois, la fée électricité...

par France Bonillo

Action Consommation Pays Basque
Ortzadar - Alternative Pays Basque
n° 132 - mai / juin 2009

...Et la lumière fut, il suffisait d’appuyer sur le bouton. La lumière, et à sa suite moult appareils soulagèrent la besogne humaine et lui permirent même d’accroître sa productivité telle la trayeuse électrique. La liste des appareils générés ne cesse de s’accroître : de la radio à lampe aux multimédias, du tandem frigo-machine à laver au presse-agrumes et à la machine à pain. Nous sommes quasiment tous raccordés au réseau et devenus très dépendants. Au cours de la dernière tempête, la coupure de courant entraîna le gâchis dans des congélateurs pleins à craquer, l’hospitalisation de personnes sous oxygène et le beuglement de vaches ne pouvant être traites en temps et en heure !

Un choix politique français, le nucléaire.

Choix qui dure, perdure et se montre plus farouche que jamais. Et pourtant, à l’heure actuelle, il est avéré que le nucléaire est coûteux, polluant, potentiellement très dangereux et, de surcroît, inadapté aux besoins et sans avenir !

Très coûteux, les EPR (3 milliards d’euros hors dépassements) et on ne connaît pas le prix de revient du kwh nucléaire. Il n’est pas répercuté sur le tarif EDF maintenu artificiellement bas, 40 à 50 % de moins que la moyenne européenne. Bruxelles concède encore 2 ans à la France pour rattraper le tarif régulé, soit hausser les prix.

Polluant d’un bout à l’autre de la filière ainsi qu’à court, moyen et très, très long terme. De l’extraction dans les mines qui laisse des sites déserts, encombrés de déchets toxiques et à l’atmosphère chargée de pollution radioactive... on y meurt aussi, entre autres de cancer du poumon. C’est un commerce ni bio, ni équitable qui se joue avec le Niger... Puis dans les centrales : Tchernobyl, la plus grande catastrophe technologique dont les conséquences sanitaires sont transmises au-delà des frontières et des générations et dont le nom est passé dans le langage courant pour désigner tel ou tel désastre écologique. Mais aussi, il n’y a pas longtemps, pas très loin, ici même, de nombreux incidents ont filtré au cours des derniers mois, en France, Belgique, Allemagne ou Espagne, des problèmes de rupture de canalisations, de fuites, de rejets mal contrôlés... de quoi se méfier de ses propres salades ! Et au final, pour les déchets, c’est l’enfouissement. Nul ne nie la dangerosité du déchet et des chercheurs américains se triturent actuellement la cervelle pour savoir quel logo mettre sur l’emballage pour alerter sur la dangerosité du contenu dans... 10.000 ans ! D’ici là, est-il crédible d’assurer le site 100 % fiable et le zéro fuite ?

La technologie nucléaire implique aussi des installations fonctionnant 24h sur 24 pour fournir une électricité qui ne se stocke pas et doit donc être consommée ; par contre, lors de pics d’utilisation comme en janvier dernier, il faut importer à prix fort ou remettre en route de vieilles centrales thermiques à faible rendement et forte pollution.

Et pour finir, technologie sans avenir, énergie non renouvelable, car liée à une ressource fossile qui va s’épuiser à moyen terme (+ ou - 30 ans).

Technique dangereuse, moralité(s) douteuse(s), et si la fée s’appelait Carabosse ?

Malgré tout, donc, la France continue à être le pays le plus nucléarisé et nos dirigeants, VRP de haute volée, assurent eux-mêmes la promotion et l’exportation. L’image de marque actuelle est la peu crédible énergie verte, LA solution au réchauffement climatique. Et aussi la tentante alternative au pétrole avec, en prime, la toute récente voiture électrique qui permet de pérenniser la sacro-sainte voiture individuelle en prenant le relais des agro carburants qui commençaient à avoir mauvaise presse.

La France surproduit, la France surconsomme, beaucoup plus que ses voisins. L’orientation politique n’est pas sérieusement aux renouvelables et il faudrait plus que des mesurettes pour faire baisser la consommation. 60 à 70 % des constructions neuves sont encore équipées de chauffage électrique (interdit au Danemark depuis 10 ans) et la clim’ a encore de beaux jours devant elle ! Et puis, la France exporte sa production à prix cassés ; par exemple, en Italie qui met fin à un moratoire de 20 ans sur le nucléaire (cf. sourires et poignées de main Sarkozy-Berlusconi). Exportations apportant, en bonus, construction de lignes à Très Haute Tension et accumulation de déchets supplémentaires.

Prosélytisme oblige, la France exporte aussi sa brillante technologie et vend des réacteurs nucléaires à l’étranger, quitte à prendre à sa charge les surcoûts de chantier et à être peu regardante sur les pays de destination, occultant une possible utilisation militaire. Difficile d’avoir confiance... Si à Tchernobyl, la formule du gouvernement était « nous contrôlons la situation », dans notre pays démocratique, la formule est à l’opacité : interdiction d’en parler au Grenelle de l’environnement, résistants aux nucléaires traités comme terroristes et serrés de près par DST et Renseignements Généraux, veto du secret défense... EDF, fournisseur d’électricité pour l’usage civil, emploie en son sein des fonctionnaires de police détachés, en liaison avec le ministère de l’Intérieur ainsi que de nombreux anciens militaires et agents de renseignements à la retraite. EDF se compromet avec des sociétés de surveillance suisses pour surveiller le porte-parole de l’association Sortir du Nucléaire, EDF pirate les ordinateurs de Greenpeace.

À côté de la peu éthique entreprise nucléaire Areva, d’autres opérateurs privés vont bientôt pouvoir prendre des parts du gâteau et l’on entend parler de Suez et même de Total, toujours compromis, entre autres, en Birmanie.

Et alors, qu’est-ce qu’on peut y faire ?

  • Réduire. Les efforts à faire sont énormes et le discours parfois culpabilisant. La marge de manœuvre va de l’autoproduction à la simple économie, mais elle est aussi réduite dans les milieux à faibles revenus ; c’est d’ailleurs dans le parc locatif, souvent mal isolé, que le chauffage électrique est le plus répandu.
  • Choisir. Le marché de la production d’électricité est désormais ouvert, mais régulé pour assurer la sécurité de l’approvisionnement. La loi du 21.01.2008 rend désormais possible le retour à EDF après un délai de 6 mois, ce qui permet d’essayer plus sereinement un opérateur privé. Les meilleures notations « vertes » vont actuellement à Enercoop et Gaz et Electricité de Grenoble. Accepter de payer plus cher, ou plutôt de payer au juste prix, est actuellement un acte militant qui permet de développer une production propre : solaire, éolien, petit hydraulique, biogaz... Passer à un fournisseur « éthique » permet aussi d’affirmer un choix politique de consommation.
  • Soutenir. Le travail associatif, là aussi, se situe sur les plans de l’information, de l’interpellation des politiques, du combat juridique, de la création d’alternatives... Là encore moins qu’ailleurs, il ne peut compter sur l’aide de l’état et une association n’est rien sans adhérents, soutiens, participation aux campagnes, réunions, manifestations.
  • Applaudir, entre autres, ces mêmes associations et ces salariés d’EDF qui n’ont pas craint de signer un « appel pour une diversification du bouquet électrique français ».

France Bonillo
Action Consommation Pays Basque

Université : La FSU capitule sur la masterisation.

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net



Vote de la FSU en CTPM sur la « masterisation » :

quand abstention rime avec capitulation !



Consternés, abasourdis, indignés, écœurés… Les réactions de stupéfaction et de colère ne se sont pas fait attendre, chez les enseignants-chercheurs en lutte depuis plusieurs mois, comme chez beaucoup d'enseignants des premier et second degrés, au lendemain d’un Comité Technique Paritaire Ministériel (CTPM) qui fera date, sans doute, dans l’histoire des trahisons syndicales.

Un vote « coup de poignard dans le dos » des personnels et étudiants en lutte

Au CTPM du 27 mai, devaient être présentés les décrets concernant les modalités de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, décrets ministériels qui avaient été publiés dès le 19 mai, alors que les diverses consultations (même illusoires) n’étaient pas terminées. Les organisations syndicales ont boycotté ce CTPM, considérant à juste titre qu’il s’agissait d’un passage en force du ministre.

Le 28 mai s’est tenu le CTPM reconvoqué, et les mêmes décrets ont été soumis au vote des organisations syndicales. Ces textes ne contiennent rien d’autre que la base du projet Darcos concernant le recrutement des enseignants, appelé « masterisation », et massivement rejeté par la communauté universitaire ; à savoir que « peuvent se présenter aux concours externes » les candidats ayant déjà obtenu un master ou inscrits en dernière année de master (article 2). Les modalités de formation de ces enseignants, avant et après le concours, ne sont pas évoquées, si ce n’est à travers ces quelques mots de l’article 6 : « A l’issue du stage, dont les conditions sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’éducation, et qui comporte une formation, la titularisation est prononcée par le recteur. »

Dans ces conditions, et face à un tel mépris du ministre, il paraissait logique de voter contre ces décrets. C’est ce qu’ont fait la quasi-totalité des organisations syndicales ; toutes, sauf deux : la très minoritaire CSEN, et… la très majoritaire FSU, qui s’est abstenue sur le décret des certifiés/agrégés, et n’a « pas pris part au vote » sur celui des profs d’EPS ! Cette abstention a permis aux deux décrets de passer comme adoptés par le CTPM, puisque les voix « pour » de l’administration ont été majoritaires.

Pour les milliers d’enseignants et d’étudiants mobilisés depuis 15 semaines contre le projet désastreux de « masterisation », l’interprétation d’un tel vote ne peut être que celle-ci : la direction de la FSU, tournant le dos au combat résolu pour le retrait des projets Darcos et Pécresse, affiche désormais son soutien à la contre-réforme du ministre.

Une stratégie du renoncement et de l’abandon

Pourtant, les « obstinés » de la lutte contre la « masterisation » à la sauce Darcos, dans les universités et les IUFM, ont largement fait la démonstration de la nocivité d’un tel projet : tel qu’il est conçu, dans un contexte de réduction drastique des postes, le recrutement au niveau master accentuera la sélection sociale, transformera en masse de précaires les étudiants ayant échoué au concours, et finira par abolir le système de recrutement des enseignants français par concours, c'est-à-dire leur statut de fonctionnaires. Si l’on ajoute la disparition programmée des IUFM, et de toute formation pédagogique digne de ce nom pour les futurs enseignants, ainsi que la mise en concurrence imposée aux établissements scolaires et universitaires, on voit le sort qui est réservé au service public d’éducation dans les années à venir : celui de sa liquidation, à l’instar de ce qui s’est produit en Grande-Bretagne sous Thatcher et ses successeurs, et en Italie sous Berlusconi.

La question de la « masterisation » traverse tous les niveaux du système éducatif, et menace les fondements mêmes de l’Education nationale. Dès février, et de façon plus pressante face au mépris des ministres Darcos et Pécresse, les enseignants-chercheurs en lutte ont appelé à la convergence de l’action « de la maternelle à l’université ». Ils se sont heurtés à une surdité persistante de la part de la direction nationale de la FSU, aussi bien pour relayer auprès de tous ses syndiqués la légitimité de ce combat, que pour appeler à des actions communes entre Primaire, Secondaire et Supérieur à l’échelle nationale.

Il faut dire que son plus gros syndicat, le SNES, a constitué un obstacle indéniable à la mise en œuvre de cette convergence : arc-boutée sur l’illusion d’une revalorisation salariale conditionnée par l’élévation du niveau de recrutement, la direction du SNES a attendu son congrès de mi-mars (sous la pression de ses sections les plus combatives) pour exiger enfin le retrait (et non plus le simple report) de la contre-réforme Darcos. Sans éclairage ni cadrage nationaux, sans appel à la grève, sans un affichage fort du soutien de toute la FSU, il était difficile, pour des sections locales du SNES, d’organiser la résistance commune entre Secondaire et Supérieur.

Le dernier épisode de l’abstention-appui au CTPM du 28 mai, commandée par la direction du SNES, sous le prétexte fallacieux de « respect des mandats », est dans la suite logique de cette stratégie de renoncement et d’accompagnement, qui privilégie un syndicalisme de « discussions », plutôt que l’engagement déterminé à construire le « Tous ensemble en même temps », seul capable de faire reculer le pouvoir sarkozyste.

La FSU face à ses responsabilités

Avec ce vote, lourd de conséquences, les directions du SNES et de la FSU ont pris le risque de fragiliser davantage un mouvement de lutte exceptionnel par son ampleur, sa durée, sa diversité d’actions et sa qualité idéologique. Un mouvement qui a su analyser, au-delà des textes et discours gouvernementaux et médiatiques, la responsabilité écrasante des directives européennes (Stratégie de Lisbonne et processus de Bologne) dans la casse des services publics d’éducation, d’enseignement supérieur et de Recherche. Or on sait la volonté affichée par la FSU d’adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats, structure subventionnée par l’UE, qui prône aux salariés la résignation devant la crise et la renonciation à défendre leurs droits et acquis attaqués de toutes parts. Ceci explique aussi cela…

En prenant un tel risque, la FSU se fragilise elle-même, en révélant son incapacité à élaborer une position commune et cohérente sur une question aussi fondamentale que la formation des enseignants ; elle fragilise ses syndicats nationaux en partie discrédités par leurs atermoiements et leurs incohérences ; enfin, c’est l’ensemble du syndicalisme enseignant qui est affaibli par sa stratégie d’accompagnement de la politique gouvernementale.

La direction de la FSU est à un moment crucial de son histoire : elle doit désormais entendre la voix de tous les personnels de l’éducation nationale qui se battent avec détermination pour défendre leurs emplois, leurs services publics et leurs droits ; elle doit refuser tous les pièges tendus par le pouvoir, menant à la compromission ; elle doit retrouver le chemin du syndicalisme de lutte et travailler à la construction du rapport de forces nécessaire pour arracher de vraies victoires.

Faute de quoi, elle porterait l’entière responsabilité des difficultés internes qui en découleraient.

Les militants du Collectif National pour un Front Syndical de Classe (CNFSC), quant à eux, refusent de céder à la résignation qui ferait le jeu du pouvoir ; partout où ils le peuvent, ils se joindront aux travailleurs et étudiants en lutte dans les universités ; ils invitent les militants de la FSU à faire connaître leur réprobation à leurs directions syndicales et à contribuer à la construction du front de luttes le plus large contre le gouvernement, le patronat et l’Union européenne.

Le CNFSC relaie ci dessous une pétition lancée à ce sujet par des militants de la FSU.


LETTRE OUVERTE A CELLES ET CEUX QUI S’APPRETENT A ALLER VOTER

Préambule :

1- Le CnR en Midi Pyrénées ne prendra pas partie collectivement et officiellement "pour ou contre" le vote lors de ces prochaines élections européennes parce que d'abord, nous ne le pourrions pas du fait que nous ne sommes pas un collectif formel, que ce n'est pas notre vocation et que personne d'entre nous ne parle à la place d'un-e autre sauf si un mandat explicite lui est confié.

2-Nos avis en la matière sont très divers.
3-Nous sommes tous et toutes attachées aux valeurs démocratiques.

Nous souhaitons par la publication d'opinions argumentées sur le sujet aiguiser l'esprit critique de chacun-e comme c'est notre habitude maintenant. Chacun-e choisira ensuite en son âme et conscience de ce qu'il /elle à à faire.

Vous êtes invité-e-s toutefois à vous documenter sur le sujet car quelque soit la position de chacun-e, même s'abstenir est un acte politique.

D'ailleurs, l'article suivant le démontre assez bien...

MATIERE A REFLEXION : ELECTIONS EUROPEENNES/LETTRE OUVERTE ...

ELECTIONS EUROPEENNES


LETTRE OUVERTE A CELLES ET CEUX QUI S’APPRETENT A ALLER VOTER

A grand renfort de tambours et trompettes, gavé-e-s de promesses et de clins d’œil, vous vous apprêtaient à aller « remplir votre devoir de citoyen-ne ».

Vous allez, l’espace d’un instant – en glissant l’enveloppe dans l’urne – avoir la sensation de vivre un « orgasme démocratique », croire naïvement que vous participez à une œuvre de salubrité publique, à un grand moment de « vie citoyenne ».


Le bulletin – quelle que soit sa couleur politique – n’est en réalité qu’un /passeport de capitulation politique/, de /démission citoyenne/, un « chèque en blanc » pour des politiciens qui se contrefichent de ce que vous pouvez penser, souhaiter, désirer.

Rappelez vous comment la volonté populaire en France concernant le Traité Constitutionnel Européen a été bradée, violée, détournée par les politiciens sans scrupules.

Les prochaines élections européennes sont une nouvelle et ultime humiliation pour les peuples de l’Europe. Tout ce que l’Europe compte de bureaucrates politiques, d’arrivistes, de démagogues, d’assoiffés de pouvoir et de fric, de gestionnaires d’un système qui nous mène au désastre social et écologique, sont entrain de nous mendier une légitimité. On peut d’ailleurs constater que *ce sont les mêmes profiteurs qui mangent à tous les râteliers – élections locales, nationales, européennes.

Ils vont venir nous faire pleurer au nom d’un « avenir radieux », au nom des « morts des conflits passés », au nom de la « /modernité/ » (mot « passe partout » instrument de toutes les liquidations des acquis sociaux et politiques) et nous supplier de voter en nous expliquant, la voix chevrotante et la larme à l’œil, que des « hommes et des femmes sont morts pour le droit de vote »… Ben voyons ! …

Pensez vous vraiment que les victimes de la lutte pour la démocratie, la liberté et l’égalité auraient donné leur vie pour le système inégalitaire et mortifère dans lequel nous vivons aujourd’hui ? Pour permettre à des profiteurs de se gaver à nos dépends ? Leur permettre de liquider les services publics, la protection sociale, les retraites qu’ils avaient créés à la Libération ?

Demandez à celles et ceux que vous allez élire qu’elles sont leurs conditions de vie, leurs revenus, leur retraite, leur régime de protection sociale, leurs conditions de déplacement… alors qu’ils restreignent systématiquement les nôtres.

Vous faites partie certainement de cette proportion conséquente de naïfs, d’inconscients qui vont une fois encore se faire piéger. Je me permets d’être franc avec vous, n’ayant aucune prétention politicienne… Par contre celles et ceux pour qui vous allez voter /ont la même opinion que moi vous concernant/, mais eux vont vous flatter, vous caresser dans le sens du poil, tenter de vous séduire… pour avoir vos voix.

On sait ce que vaut la parole de ces individus.

Cette Europe que tous les politiciens, à quelques nuances près, essayent de nous vendre est une véritable /escroquerie politique/ : un Parlement croupion qui donne l’illusion de la démocratie, une Commission qui fait la « pluie et le beau temps », parfaitement bureaucratique et animée du plus pur esprit du « libéralisme », dont on peut mesurer aujourd’hui les dégâts… le tout sous la dictature de fait des groupes de pressions (lobbys) qui font, eux, réellement, les décisions. Ceci donne par exemple, la « /loi sur les étiquetages/ » qui permet aux industriels toutes les escroqueries sur le prix et le poids,… liberté totale pour les producteurs et distributeurs au détriment du consommateur qui n’a qu’une seule chose à faire : payer.

Plus nous avançons dans le temps, plus la situation sociale et économique se gâte, se durcie, plus les inégalités se creusent, l’environnement se dégrade. Nos enfants et nos petits enfants auront, paradoxalement, un niveau de vie inférieur au notre, n’auront plus de protection sociale, de retraites, ne bénéficieront plus de services publics. Les écoles, les Université, les hôpitaux, seront – ils le sont déjà en partie – livrés à la loi du profit…. Et c’est dans cette Europe que se forge cette liquidation.

Tous les acquis sociaux sont entrain d’être bradés par des politiciens qui nous couvrent de promesses mais n’obéissent, à Bruxelles qu’aux /lobbys/ qui constituent dans la capitale belge la principale activité.

Votre opinion, votre voix ne valent rien, face aux intérêts des /lobbys/. Elles ne sont que les cautions « démocratiques » d’un système qui s’auto alimente à nos dépends et pour le profit de quelques uns – sachez par exemple que la Reine d’Angleterre, entre autres, touche des subventions agricoles en tant que propriétaire terrienne ( ?).

Tous ces individus n’ont besoin que d’une chose pour assouvir leur soif de pouvoir et assurer leur existence sociale parasitaire : /la légitimité populaire/. Une fois qu’elle leur est acquise – à force de séduction et de démagogie - ils opèrent à leur guise, en faveur d’un système économique et politique qui, nous le voyons aujourd’hui, nous conduit à la ruine sociale et au désastre écologique.

Ils se bâtissent une carrière politique, grassement rémunérée,… tout en nous demandant à nous de nous serrer la ceinture. Eux si prolixes en explications,… sont des plus discrets sur leurs revenus, avantages et privilèges.

Bien sûr, de bons apôtres, démocrates à souhait, écologistes plus verts que vert, altermondialistes comme ce n’est pas permis, voire « révolutionnaires » (sic)… vont vous expliquer qu’avec eux ce sera différent … Ben voyons !

Ils vont vous mettre sous le nez des promesses mirifiques, des programmes alléchants, se livrer à des démonstrations aussi brillantes que théoriques, élaborer des scénarios qui seront autant de « planches de salut » pour les pauvres citoyens que nous sommes… et une bonne proportion de naïfs va leur faire, une fois encore, confiance.

Que restera-t-il de tout cela une fois les élections passés ? /Rien/, rigoureusement /rien/.

Qu’ont fait les écologistes, les « révolutionnaires » qui ont été élus au Parlement Européen jusqu’à présent ? Rien…. A si, soyons juste, des discours, des déclarations… Mais à regarder où nous en sommes… Rien ,… rigoureusement rien.

Bien sûr, on va vous expliquer que « /si vous ne votez pas,… vous votez pour la Droite / ». Argument classique, éculé et bien évidemment faux.

1er argument : la Droite vous demande aussi avec insistance de voter ! Donc ….

2e argument : êtes vous vraiment sûr que les Socialistes au Pouvoir c’est mieux… Voyez DSK au FMI et Pascal Lamy à l’OMC… tous deux socialistes.

3e argument : les jeux sont déjà faits. Tout l’arsenal médiatique, idéologique est là pour conditionner et séduire… les résultats, à quelques détails près, sont connus d’avance… On parie à propos du résultat,… et sur les suites ?

4e argument : les candidats dits « alternatifs » n’ont aucune chance dans ce contexte d’être majoritaires, et même s’ils l’étaient que feraient-ils ? Ils feraient la « révolution » ?… et sur quelle base concrète ? Non, ça n’est pas sérieux… Ils veulent tout simplement faire une carrière et assurer des finances pour leurs organisations.

5e argument : l’expérience du Traité Constitutionnel Européen, rejeté par référendum, mais finalement adopté, suite à une entourloupe anti démocratique, est là pour nous signifier clairement que *notre avis n’a aucune importante*.

Notre avis ne les intéresse pas, ce qui les intéresse c’est le /geste de voter/ qui donne tout son sens – sa légitimité – à leurs pratiques qui n’ont rien à voir avec nos intérêts.

Certes, l’/abstention/ n’est pas une fin en soi, mais encore faudrait-il que voter ait encore un sens…

Enfin, une forte abstention délégitimera les politiciens, au pouvoir fragilisé, et donnera une légitimité accrue à la /désobéissance civique/, moyen d’opposition et de résistance qui s’impose de plus en plus.

Ne leur donnons pas ce qu’ils ont besoin pour nous enfoncer encore plus, la /légitimité/.

Juin 2009

Patrick MIGNARD

Voir aussi les articles :

« LES AMBIGUITE DE L’ABSTENTION »

« DE L’ANTI ELECTORALISME EN POLITIQUE »

« SE REAPPROPRIER L’ECONOMIQUE ET LE SOCIAL »


« PEUT-ON AVOIR CONFIANCE DANS LES HOMMES/FEMMES POLITIQUES ?

L’Europe comme si de rien n’était

Le Peuple Breton – Juin 2009 Leurre de vérité

L’Europe comme si de rien n’était

Nous vivons un moment de l’Histoire des plus cocasses. Nous votons la semaine prochaine pour élire un nouveau Parlement européen et nous y sommes restés superbement indifférents. La campagne en vue de ce scrutin s’est réduite à une peau de chagrin. Elle fut l’occasion de parler le moins possible de l’Europe. Ce calme plat politique devrait surprendre quand de multiples crises obscurcissent notre horizon. Il s’explique simplement et tristement : politiquement, l’Europe ça n’existe pas ! Pour affronter des périls vastes et nombreux il faut une volonté politique , un élan unanime des peuples – par l’entremise de leurs représentants – constituant leur entité commune d’appartenance. La volonté politique indéniable à l’origine de l’Europe communautaire a trop vite cédé le pas aux intérêts économiques immédiats ou triviaux. Imaginons, à partir d’un exemple, ce que pourrait faire une Europe capable d’allier ses forces économiques régulées et une volonté politique enfin advenue.

La crise la plus grave qui frappe le monde aujourd’hui – et qui risque fort de s’aggraver demain - est d’ordre alimentaire. Sur les 6,7 milliards d'habitants que compte la planète, plus d’un milliard, soit 80 millions de plus en un an, souffrent de malnutrition. Paradoxalement, une grande majorité d’entre eux constituent des familles paysannes, les trois quarts vivent en milieu rural et le quart restant dans des bidonvilles. En 2050, c’est 9 milliards d'hommes qu’il faudra nourrir , nous disent les démographes. On ne nourrira pas correctement le monde demain sans remettre en cause les stratégies agro-industrielles à l’œuvre depuis trente ans. Elles ont fait faillite et l’Europe a hélas pris toute sa part dans ce fiasco. Ces stratégies mortifères n’ont pas uniquement abouti à précipiter des centaines de millions de petits paysans dans la misère, elle inscrit également à son passif une terrible dégradation de l’environnement. Le modèle productiviste actuel épuise 10 millions d'hectares de sol par an dans le monde et détruit 15 millions d'hectares de forêts tropicales chaque année afin d’étendre les surfaces cultivées. La crise climatique, quant à elle, ne fait qu’amplifier le risque d’aggravation de la crise alimentaire. Elle a notamment pour conséquence une sécheresse touchant de larges zones de production agricole . Les effets des plans de reprise destinés partout à sauver les banques et certaines industries pourraient de plus être annulés par la brutalité de la crise alimentaire. Le défi alimentaire mondial, « priorité du XXIème siècle », devra donc être l'urgence de la décennie qui vient . Dans ce contexte dramatique, comment l’Europe pourrait-elle échapper une fois encore à sa responsabilité ?

Certes le défi est considérable. Il est surtout inévitable. La nécessité de réduire drastiquement l’empreinte écologique des hommes leur impose désormais de produire avec moins de terres, moins d’eau, moins d’intrants chimiques, moins d’énergie et deux fois moins d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et tous ces « moins » devront être au service d’une production agricole globale accrue . Relever ce défi signifie changer impérativement de modèle agro-alimentaire, développer une agriculture revitalisant les sols , adaptée à chaque territoire et à chaque type de sol. Cette nouvelle agriculture contiendrait une production capable de nourrir ses paysans et les populations voisines, rurales et urbaines, quand la production d’aujourd’hui est orientée par les impératifs financiers d’une agriculture d’exportation. L’Europe abandonnerait également sa prétention à vouloir nourrir le monde par sa production et ses techniques énergétivores et contaminantes. En faisant un usage massif de pesticides et d'engrais issus de la chimie de synthèse, le modèle agricole européen participe grandement en effet à la disparition des cultures vivrières dans les pays du Sud et nourrit de plus en plus mal les Européens.

Un projet si ambitieux suppose une volonté politique forte d’inversion des tendances lourdes inscrites dans les stratégies d’orientation de l’agriculture européenne depuis quarante ans. La première priorité consisterait à enrayer le déclin régulier et rapide du nombre de paysans. Un programme d'installation d’un million de paysans à l’échelle européenne dans les cinq ans à venir, notamment en milieu péri urbain, n’est pas irréaliste. Cette ambition impulserait une dynamique favorable à la création deux millions d’emplois induits dans l’artisanat, le commerce de proximité, la formation et la recherche en agroécologie. Choisir l’agro-écologie en lieu et place de l'agro-industrie ce n'est pas revenir en arrière, c’est au contraire miser sur un projet d'avenir innovant soutenu par les jeunes générations afin de construire l’espoir d’un retour vers le plein emploi en Europe.

Nous venons de faire un rêve. Celui d’une Europe où les hommes politiques oseraient mettre un frein aux ardeurs débordantes des firmes de l’agro-bio-business . Une Europe mobilisatrice au sein de laquelle la satisfaction de l’intérêt général passerait forcément avant l’empressement à satisfaire l’intérêt des actionnaires de ces firmes. Les futurs députés européens ne nous ont en rien parlé de tout cela . Ce sera peut-être pour la prochaine fois . Ne sera-t-il pas trop tard ?

Yann Fiévet

l’utilisation du Téléphone Mobile est cancérogène

confirme l’étude Internationale INTERPHONE :

France 13/10/2008 :

La publication officielle presque en catimini des premiers résultats intermédiaires
de l’étude Internationale Interphone du Centre International Recherche sur le Cancer dépendant de l’OMS apporte la confirmation de l’augmentation des cas de cancers liés à l’utilisation des téléphones mobiles. L’étude épidémiologique internationale a regroupé 13 pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède) qui ont utilisé le même protocole afin d’étudier la relation possible des tumeurs avec les irradiations des hyperfréquences micro-ondes liées à l’utilisation du téléphone mobile.

Ces tumeurs sont principalement les neurinomes de l’acoustique, méningiomes, gliomes, tumeurs de la glande parotide, etc ….

Globalement la publication des premiers résultats [CIRC] confirme l’augmentation
significative et avérée des tumeurs.

Pour la tumeur la plus répandue, le neurinome de l’acoustique, l’analyse globale des résultats du
Royaume Uni et des pays Scandinaves met en évidence un risque significativement accru du côté de l’utilisation du téléphone mobile, ceci pour une période de 10 ans et plus.
.
Pareillement pour les tumeurs de types gliomes, il est dégagé globalement et significativement un risque accru du côté de la tête des utilisateurs de téléphones mobiles sur une période de 10 ans et plus.

En ce qui concerne les méningiomes, les résultats de l’étude internationale sont plus mitigés,
notamment parce que l’insuffisance de la cohorte, (Etude Interphone Suède : La très controversée Pr Maria Fleychting Institut Karolinska, Stockholm.) en corrélation avec un usage intensif du téléphone mobile ne permet pas d’apporter de conclusions définitives sur l’augmentation significative de ce type de tumeurs.

Pour les tumeurs de la glande parotide, les résultats de l'étude israélienne, ont mis en évidence une augmentation avec l’utilisation intensive du téléphone Mobile. .

Next-up organisation constate que dans un communiqué l’AFP, Martine Hours confirme que : « Ces "plus gros consommateurs" comprennent des utilisateurs de téléphone mobile depuis plus de 46 mois, les personnes ayant déjà utilisé en 2001 plus de deux téléphones mobiles ou cumulé plus de 260 heures de conversation et ceux qui parlent plus de cinq minutes par appel » : ce qui veut dire en d’autre termes plus clairs que la quasi totalité des utilisateurs de téléphones mobiles rentrent dans la catégorie dite des gros utilisateurs telle qu’elle a été définie dans le protocole de la méga étude internationale Interphone du Centre International de Recherche sur le Cancer.
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Pour être précis, 260 heures = 15 600 minutes soit 15 600minutes/46 mois = 11’ 30’’/Jour!!. .

Cette constatation confirme en tout point les propos de Yafa Shir-Raz, dans le dossier: .
" Les Opérateurs de téléphonie mobile, les Organisations et les Autorités de Santé font tout pour nous cacher la vérité : Le téléphone cellulaire est cause de Cancer." [PDF]
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- Le mot code de l’étude Interphone :
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"Utilisateur régulier" correspond en réalité à "N’utilise quasiment pas le téléphone cellulaire". .

En fonction de ces premières conclusions officielles, les autorités sanitaires et les opérateurs de
téléphonies mobiles ne pourront donc plus affirmer en se référant à l’OMS que l’utilisation du téléphone mobile n’est pas nocive pour la santé humaine. .

En conséquence Next-up organisation demande que des mesures de prévention concernant l’usage du téléphone mobile soient immédiatement mises en œuvre par Madame Roselyne Bachelot, Ministre en charge de la santé. .


Centre International de Recherche sur le Cancer :

- "Étude Internationale INTERPHONE : Mise à jour des résultats"

http://www.next-up.org/Newsoftheworld/Interphone.php#1

http://vid​eos.next-u​p.org/EhsT​vNews/Extr​aits_M6_Ca​pital_LFC/​ 01_06_2009​.html
30/05/09 23:31

http://vid​eos.next-u​p.org/EhsT​vNews/Anni​e_Lobe_LFC​_la_verite​ /26_05_200​9.html

www.next-up.org