dimanche 1 novembre 2009

Non à l’expulsion de M. Da MOURA, père de deux enfants

Novembre 2009, XXème anniversaire des droits de l’enfant ?

Non à l’expulsion de M. Da MOURA, père de deux enfants

Quelques heures pour sauver Fernando DA MOURA, une nuit à peine pour obtenir que ce père soit laissé à ses deux enfants, Renata, 10 ans et Enzo 16 mois. Quelques heures pour convaincre le préfet des Hauts de Seine qu’il doit prendre une mesure d’humanité, et respecter ce qu’écrit Eric Besson « le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation irrégulière. »

M. Da MOURA Fernando Jorge, né le 2 mars 1970, cap verdien, a été arrêté à Montrouge (92) et placé au CRA de Vincennes le 22 octobre sur le fondement d'un APRF du même jour notifié par la préfecture de Nanterre (92).


M. Da Moura est depuis 20 ans en France (depuis janvier 1989). Il vit à Gagny (93), il est père de deux enfants nés et élevés en France, Renata 10 ans, scolarisée en CM2, à Epinay (93), née d’une première union, et qu’il allait voir le jour de son arrestation, et Enzo 16 mois.
Il a un frère jumeau qui est français, un autre frère qui a un titre de séjour de 10 ans. Son père qui se trouve pour le moment au Cap Vert est détenteur d'un titre de séjour et revient régulièrement en France. Une famille qui a choisi la France.


En 20 ans, M. DA MOURA a fait plusieurs démarches pour obtenir un titre de séjour mais toujours refusées, au motif de preuves insuffisantes de présence continue. Un recours a été fait devant le TA de Paris, la juge a remis en cause les années de présence 97, 98, 2001 et 2003 mais pas les autres éléments familiaux.

La préfecture a prévu un vol pour le Lundi 2 novembre à 11h20 de Roissy en direction de PRAIA au Cap Vert.

M. DA MOURA veut rester en France, le pays où il vit et où vivent ses enfants.

L’acharnement à démembrer les familles, ça suffit ! Enzo et Renata doivent garder leur père près d’eux.

Coordonnées Nanterre

Préfet des Hauts-de-Seine (92):
patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
N° Fax du Préfet: 01 47 25 21 21
Secrétaire Général:
didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet:
josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Contact RESF 93 : 06 34 23 84 95

Soutien au Tribunal Administratif et au TGI - lundi à Toulouse

Appel à soutien à M. MANSOUR
étudiant au Mirail
lundi 2 novembre :

- 11 h Tribunal Administratif (68, rue Raymond IV)

- 14h Tribunal de Grande Instance (Palais de justice, allées Jules Guesde)


Mansour M., étudiant au DEFLE de l'université Toulouse Le Mirail, algérien, vient d'être arrêté lors d'un contrôle routier, sur la route non loin de Toulouse, et d'être enfermé au Centre de Rétention de Cornebarrieu. Il se trouve sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, alors que sa demande d'asile est encore en cours d'examen, et que toute sa famille est en France.

Son recours contre l'APRF sera examiné par le Tribunal administratif (68 rue Raymond-IV, face gare routière Matabiau) ce lundi 2 novembre à 11h, et le Juge des libertés statuera sur son éventuelle assignation à résidence (ce qui mettrait fin à sa rétention actuelle) ce lundi également, à 14h, au Tribunal de Grande Instance (Palais de Justice, allées Jules-Guesde).

Il est important, si vous le pouvez, d'aller le soutenir, de montrer par votre présence que sa vie est en France, et de témoigner aussi que la préfecture ne peut pas faire n'importe quoi avec les droits des étrangers, étudiants ou non.


HIER, J’AI SURPRIS FRANCE TELECOM SEMANT DES GRAINES DE SUICIDE.

Par Maxime VIVAS, écrivain, ex-cadre de France Télécom, ex-ergonome européen, ancien concepteur de formations en ergonomie et sécurité.

Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. A l’époque, tous les délocalisés (souvent des couples) étaient volontaires en raison d’avantages palpables : primes de mobilité, autre qualité de vie, de transport, de logement.



France Télécom aujourd’hui, c’est vingt ans d’incompétence hautaine, sûre d’elle et dominatrice, de cruauté, de morgue, d’ignorance crasse et revendiquée dans la gestion de femmes et d’hommes qui étaient fiers d’œuvrer pour le public. Pour le pays.



Pour lire la suite, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article1519

Concert de solidarité avec la Kanaky

Le vendredi 6 novembre

les kanaks de Toulouse organisent une soirée d'échange et sensibilisation sur le contexte politique et social actuel en Kanaky.

En solidarité avec la Kanaky , un concert de solidarité aura lieu le vendredi 6 novembre avec la prestation de groupe de Kaneka (music kanak contemporaine) et d'autres artistes de la région.. Nous invitons tous les militants, sympathisants de la cause Kanak à venir découvrir la culture kanak autour d'un moment festif et amical de solidarité.

Rendez vous le 6 novembre
dès 20h
à Mix’Art Myrys,
12 rue Ferdinand Lassalle
31200 Toulouse
.
La participation est libre et militante.

Avec

Call the cops (Rythm’n blues)

Root’s Harmony (Kaneka-reggae)

Toulélouzé (Kaneka)

Mes Potes du 31 (Reggae festif)

(Intervention de l’USTKE, MJKF, Comité 31 de solidarité avec la Kanaky …) Projections vidéos+ photos


Rencontre nationale : Collectif des 39 - Contre la nuit sécuritaire

Quelle hospitalité pour la folie ?

Non:
- au retour des gardiens de fous
- au grand renfermement
- à l'abandon, au tri, à la mise à l'écart.

Au programme : la question de l’industrialisation de la santé, l’évaluation, les protocoles, la déshumanisation,

puis un temps sur les soins contraints et les dérives sécuritaires, l’usage systématisé des chambres d’isolement

et enfin la réflexion sur les moyens de résistance, de coordination, pour défendre nos pratiques cliniques.

SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009

à la maison de l'arbre et de la parole errante

9, rue François Debergues, à Montreuil.

Inscriptions : http://www.collectifpsychiatrie.fr/phpPetitions/index.php?petition=7

Plus d’infos dans les prochaines newsletters…


Des soins ambulatoires "sous contrainte"


En prévision de la Journée Nationale du 28 novembre à Montreuil, nous voulons soulever plusieurs questions touchant directement aux conditions des pratiques en psychiatrie. Il y a certainement de nombreux aspects à rénover, à réformer, reste à penser dans quelles conditions et pour quelles pratiques de demain ?

Depuis plusieurs mois, les conditions de sortie se sont durcies dans de nombreux hôpitaux, du fait d'une pression de plus en plus vive de la part des préfets. Une réforme de la Loi de 1990 est à prévoir dans les prochains mois. Dans le contexte actuel, il est à craindre un durcissement de cette Loi concernant les hospitalisations sans consentement. Nous en reparlerons.

La notion de « soins ambulatoires sous contrainte » est parallèle à la question de l'hospitalisation sous contrainte. Elle pose des questions éminemment épineuses sur la pratique extrahospitalière et l'interaction avec l'intrahospitalier.

Dans une conception du soin et d'une pratique thérapeutique, la dimension relationnelle est primordiale. Que ce soit en pédopsychiatrie ou en psychiatrie adulte, il est naturel de s'interroger sur les conséquences d'un dispositif de contrainte en extrahospitalier. L'obligation de se rendre dans un lieu d'accueil et de soins en ville condamne toute possibilité de résistance, d'ambivalence chez les sujets en souffrance. Inévitablement vient à l'esprit la nature "des soins" "proposés". Peut-on être obligé de participer à un repas thérapeutique ? à une réunion soignants-soignés ?

Nous connaissons le sens des mots « soin ambulatoire ». Les pratiques sont certainement diverses et variées. Nous connaissons tout autant la réalité de la contrainte, dont il est parfois nécessaire d’user, toujours dans un soucis de contenance. Mais l’association de ces termes perturbe toute la représentation du dispositif central dans la politique de secteur qu’est le soin ambulatoire.

Aurait-on décidé de faire disparaître la résistance de transfert ? Celle qui nous conduit dans nos pratiques quotidiennes, à innover, à créer de nouveaux dispositifs soignants, parfois au cas par cas, pour « proposer » une rencontre et non « contraindre ».

Le réalisme et la lucidité face au contexte actuel nous oblige, nous, professionnels et familles, à réfléchir profondément aux décisions que nous prendrons pour demain.

Le soin ambulatoire sous contrainte risque de se révéler véritablement contraignant pour tous les acteurs du soin psychique, les professionnels du sanitaire et du médico-social, comme les patients. Une fois que tous les moyens les plus modernes nous seront mis à disposition pour assurer notre mission de « bonne administration » de ces soins obligatoires, quel écart de liberté nous restera-t-il ? Est-ce cela la nouvelle norme du soin, de l'engagement soignant ?

La complience au soin devient obligatoire. Que fait-on de la singularité de chaque sujet ? Une source d'insécurité et d'approximation inadéquate à la bonne gestion ? Une « bonne évaluation » (de la qualité et des risques) implique la réduction maximale des incertitudes. Le facteur humain est effectivement l'un des critères les plus contraignant car imprévisible, sans parler du « transfert ».

La plus grande responsabilité est celle qui repose sur l’engagement de chacun en tant que soignant. Toute contrainte instituée induit un renversement de la responsabilité sur le patient. Il se retrouve par obligation au centre d'un dispositif. Un soin régi par la Loi ne nous dispenserait-il pas de tout engagement ? Le contrat de soin n'est-il pas avant tout un contrat moral à construire entre un sujet et une équipe ?

Certains perçoivent dans cette idée une utopie, une déraison. Au contraire, la pratique clinique donne la lucidité et le réalisme qui confèrent à nos connaissances une modestie. La psychiatrie de la contrainte, peut se perdre dans d'obscures convictions. L’utilisation d’un savoir médical comme d’une science exacte, pour légitimer, avec le recours à la Loi, un raitement sans l’accord du sujet, sort le sujet du soin pour le mettre au centre d’un système de contrôle social : le biopolitique.

Par Antoine Machto, du groupe des 39

Le retour de la trêve hivernale

Social.


Le DAL se réjouit du retour de la trêve hivernale mais estime que 22 000 ménages sont en attente d'un logement social.


Le dispositif d'accueil et d'hébergement pour la période hivernale est en place à partir du 2 novembre, jusqu'au 31 mars.

Lire la suite ici.

Immigration et identité nationale. Une altérité revisitée

Nicolas Hossard (dir.)

L'Harmattan, 2009

Introduction générale

Par Elsa Ramos et Séverine Dessajan

Première partie : L’institutionnalisation d’une façon d’être « nous »

Chapitre 1 : « Immigration et identité nationale » : une affaire de connexion

Par Ana-Luana Stoicea-Deram

Chapitre 2 : Immigration et identité nationale : comment la production d’une inclusion produit de l’exclusion

Par Françoise Dufour

Chapitre 3 : L’identité nationale au travers des programmes d’histoire en France

Par Patricia Legris

Chapitre 4 : Antiaméricanisme et migration au Mexique

Par Eve Bantman-Masum

Chapitre 5 : Immigration et identité nationale : un lien éprouvé. Mise en perspective socio-historique

Par Benoît Larbiou

Deuxième partie : Vivre ensemble ou entre-soi ? Entre identification et assignation

Chapitre 6 : Les avatars contemporains de la question laïque. La nation au prisme de l’immigration : entre culture et politique

Par Audric Vitiello

Chapitre 7 : La problématique diaspo à l’université de Ouagadougou ou les paradoxes d’une identité nationale burkinabé

Par Bouraïman Zongo

Chapitre 8 : Les identités européennes par leurs frontières. Le cas de l’alpinisme

Par Jean-Baptiste Duez

Chapitre 9 : Sport et immigration : de l’identification communautaire à l’intégration nationale ? L’exemple des clubs de football turcs en Alsace

Par Pierre Weiss et Romaine Didierjean

Troisième partie : Des référents identitaires multiples

Chapitre 10 : Codéveloppement et double présence : les initiatives migrantes et la fabrique des identités multiples

Par Barbara Bertini, Patrick Gonin, Nathalie Kotlok et Olivier Le Masson

Chapitre 11 : L’identité nationale : une carte jouée au bon moment

Par Hervé Marchal

Chapitre 12 : L’islam au cœur de la fabrique de l’identité nationale : l’exemple par le voile

Par Fatiha Hannaoui-Ajbli

Chapitre 13 : Dualité culturelle et sentiment d’identité nationale : un lien causal ?

Par Cécile Goï

Conclusion générale : « Identité nationale » : identité-spectacle ou véritable idéologie ?

Par Nicolas Hossard

Pour des Etats Généraux du chômage et de la précarité

Etats Généraux du chômage et de la précarité

La prochaine réunion du Collectif se tiendra
le mardi 3 novembre à 18h à la Bourse du travail
Collectifs, syndicats, associations, individus vous y êtes tous conviés

Ordre du jour :

- Construction des Etats Généraux avec pour perspective la journée du 5 décembre (journée d'action nationale) et point sur les Collectifs des autres régions

- Préparation ACTION sur Toulouse dès novembre

- Liens avec les salariés de Pôle emploi et élargissement du Collectif à d'autres composantes (partie prenante ou en soutien)

Pour rappel :

Il y a quelques mois à Toulouse, alors que les négociations Unedic étaient en cours, face aux attaques contre les droits sociaux de tous, des intermittents, chômeurs, précaires et salariés réussissait à se mobiliser ensemble de manière offensive.
A l'appel du Comité Chômeurs CGT, de la Coordination des Intermittents et Précaires MPyr, de Solidaires, de la CNT, de la CGT spectacle, de Sud Culture, du COUAC de nombreuses actions ont eu lieu telles que :
Blocage d'entreprises liées au MEDEF (Virgin, Midica ), interventions dans des boites d'interim, manifestation, occupations de Pôle Emploi,....
La Direction régionale de Pôle Emploi avait été investie à plusieurs reprises afin de régler le cas d'intermittents et de précaires victimes de dysfonctionnements de pôle Emploi (dossier de renouvellement bloqué, refus de considérer certaines périodes de travail, retard de paiement)
Ces dernières actions avaient reçu le soutien des syndicats de Pôle Emploi (Sud Emploi, CGT, FO, SNU, CFTC).
Aujourd'hui au plan national de nombreuses organisations appellent à de nouvelles mobilisations unitaires contre la précarité et les licenciements à travers l'idée d' Etats Généraux (voir l'appel ci-dessous).
Cette initiative s'inscrit dans la continuité de ce qui a été initié à Toulouse durant le premier semestre de cette année.
Il nous parait aujourd'hui urgent de réunir des salariés touchés ou menacés par les licenciements en cours, des agents de Pôle Emploi, des chômeurs et des précaires pour identifier des intérêts communs.

L’enjeu de ces Etats Généraux est de définir un cadre commun de revendications mais aussi de mobilisation.

Nous ne partons pas de rien. Une Plateforme unitaire pour un statut de vie sociale et professionnelle garantissant un revenu décent pour tous et la continuité des droits sociaux (formation, retraite, logement, santé, papiers...) avec ou sans emploi a été adoptée en 2006 et signée par une quinzaine d’organisations, associations et syndicats.


Déclaration des Etats généraux du chômage et de la précarité

Chômeurs, salariés, coordonnons les luttes !

Les choix des entreprises visent à utiliser la crise pour faire porter sur le monde du travail les coûts de la récession économique et sociale. Les salarié-e-s précaires ont été les premiers licencié-e-s.

Les droits des chômeurs ont suivi la même évolution, raccourcissement de la durée d’indemnisation et baisse des revenus. La précarité s’étend sous de multiples formes, accès au logement, santé, transports, formation, papier. Face à cette explosion du chômage et de la précarité, le gouvernement de Sarkozy choisit pourtant de s’attaquer aux droits et revenus des chômeurs et aux salariés. C’est de la provocation, après les milliards trouvés pour renflouer les banques et des entreprises !

2009 année noire !

La première conséquence de la crise du système économique capitaliste est l’aggravation du chômage et de la précarité ! Plus d’un million de nouveaux chômeurs pourraient grossir les rangs des demandeurs d’emploi cette année.

Derrière ces chiffres se cachent autant de drames humains et financiers, de parcours professionnels brisés et de familles parfois. Les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage et sont exclus de tout revenu. Les jeunes, les femmes, les immigrés constituent l’essentiel des travailleurs précaires. La précarité s’accompagne de la soumission de la formation aux intérêts patronaux.

Nous déclarons la guerre à la misère !
Les chômeurs, précaires, ont le droit de vivre.

Les chômeurs ne sont pas des sous-travailleurs ! Nous refusons la criminalisation des pauvres ! Nous dénonçons les mesures qui créent la précarité et celles qui l’aggravent comme le RSA, les contrats aidés et le trop faible montant des revenus de remplacement. Face à la crise, des mesures immédiates s’imposent. Nous opposons le droit à un emploi bien payé et de qualité, le droit à une garantie de revenu, et l’instauration d’une continuité des droits pour tous et toutes.

Le droit à un emploi de qualité pour toutes et tous. Nul ne peut être privé d’emploi et de revenu ! Contester les licenciements est légitime, nous exigeons une nouvelle législation sociale qui rende le droit à l’emploi effectif et soit fondée sur la continuité des droits : contrat de travail, obligation de reclassement, et financée par un fonds patronal mutualisé. Cette loi doit aussi contenir la réduction du temps de travail permettant le travail de tous, l’Interdiction des contrats précaires subis, la réintégration des salariés précaires licenciés depuis des mois.

La discrimination sous toutes ses formes (raciste, sexiste...) dans l’accès à tous les droits et à la progression professionnelle doit être combattue par une loi-cadre nationale et les sans-papiers doivent être régularisés. Suppression des inégalités hommes / femmes en matière de formation, de salaires, d’accès aux métiers, de retraite.

L’accès de tous les chômeurs, précaires et étudiants à un statut de vie sociale et professionnelle garantissant dans tous les cas un revenu individuel et inconditionnel décent dès 16 ans, ayant au minimum pour référence le SMIC revalorisé, et non diminué des prestations sociales et de logement. Ce statut de vie sociale et professionnelle sera à la charge du patronat.

La continuité des droits sociaux afférents à ce statut (logement, santé, formation, points de retraite, progression de carrière, papiers...), la possibilité de tout-e travailleur-se à temps partiel de passer sur demande à temps plein.

Pour des services publics au service des citoyens et des plus démunis : nous exigeons l’arrêt de toute suppression d’emploi et la résorption de la précarité dans les services publics, l’annulation de toutes les privatisations et le contrôle services publics par les salariés et les citoyens. Les services publics doivent être étendus à la petite enfance et aux personnes âgées et dépendantes. Nous exigeons la création d’emplois socialement utiles et écologiquement soutenables.

Nous n’avons pas à faire les frais de la faillite du système capitaliste qui engendre misère, licenciements et déstructuration sociale. Nous appelons tous ceux qui ne se résignent pas, les salariés se battant pour leur emploi, les chômeurs pour obtenir un revenu suffisant et un emploi, toutes les organisations du monde du travail à s’unir. Il est temps que les 4 millions de Chômeurs et les millions de Travailleurs Précaires soient vus et entendus ! Il est temps que s’unissent chômeurs, précaires, salariés menacés de licenciement.

Nous dénonçons les conditions d’accueil des chômeurs dans le nouveau Pôle Emploi, demandons l’arrêt du 3949 et du suivi mensuel personnalisé et de tout contrôle / radiation / sanction. Nous appelons à intervenir tous ensemble dans les agences à chaque fin de mois pour une agence tournée vers le service public

Nous appelons à l’organisation de marches régionales contre le chômage, les licenciements et les précarités aboutissant dans les grandes villes de France le 5 décembre 2009 et invitons dès maintenant à la mise en place d’assemblées unitaires partout pour les préparer.

D’autres actions s’imposent pour répondre à l’urgence sociale, notamment à l’échelle européenne dès cette année et en 2010 lors de la présidence de l’U.E. par la Belgique.

Nous invitons les chômeurs, précaires, salariés, du jeune au retraité, à rédiger ensemble des cahiers de doléances regroupant nos exigences pour la période actuelle.

Etats généraux avec la participation de :

AC !, APEIS, APNEE, CGT et CFDT Caterpillar, CGT Tyco, CIP-IDF, CNT-ANPE, Collectif National pour les Droits des Femmes, Fondation Copernic, Front syndical de classe, DAL, Marches Européennes, Mouvement des Quartiers pour la Justice sociale, No Vox, Union Syndicale Solidaires, Sauvons l’université (SLU), FSU-SNU-TEFI-Pôle Emploi, Stop Précarité, Avec le soutien des Alternatifs, l’Appel et la Pioche, la Fédération, NPA, MJS, Parti de Gauche,...

Le mythe de la surpopulation

Source : Le Grand Soir.


Ceux qui prétendent que la croissance démographique est le gros problème environnemental sont en train de blâmer les pauvres pour les péchés des riches.

Le mythe de la surpopulation
George MONBIOT

Au début des années soixante, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) tint à Genève une réunion peu publicisée mais capitale, dont le but était d’examiner
un danger majeur pour l’espèce humaine : la surpopulation du globe. Nous étions en train d’atteindre les six milliards et rien, désormais, ne pouvait plus
freiner l’explosion exponentielle. Ni épidémies ni guerres n’allaient y suffire. Alerte rouge. Que faire ?

Assistaient à ce mémorable brainstorming des représentants de la science en marche et un peu aussi du capital, dont, entre autres, des cadres d’I.B.M.,
alors objet des attentions détonantes de la Rote Armee Fraktion (plus connue sous le nom de Bande à Baader - NDR), et feu Robert McNamara, occupé quant
à lui à résoudre la quadrature du cercle au moins au Vietnam, à l’aide de napalm, de défoliants et d’agent orange.

N’y assistaient pas les Chinois, qui allaient opter chez eux pour la solution pragmatique d’un seul enfant autorisé par famille (fin des années 70).

N’y assistait pas non plus l’écrivain anglais John Cowper Powys, qui venait de mourir (1961) et qui aurait pu être pourtant de bon conseil, car il avait
écrit, en substance : « La terre ne produit-elle pas assez de fruits pour nourrir tous les enfants des hommes ? Bien sûr que si. Il suffirait que ces fruits
soient répartis entre eux équitablement et que certains hommes cessent d’accaparer stérilement ce qui est nécessaire à la survie de tous. » (Nous résumons.)

Au moment où les progrès foudroyants de la technologie ont rendu inutiles à ces « certains hommes » le travail fourni par la majeure partie des autres,
mais où cette majeure partie, devenue improductive, va avoir le mauvais goût de continuer à manger...

Au moment où l’OMS semble avoir renversé ses priorités et, au coude à coude avec les détenteurs abusifs des moyens chimico-biologiques de sauver ou d’exterminer
leurs semblables, prétend nous protéger, par la force, d’une pandémie fantôme...

Il devient urgent, pour la « majeure partie », d’identifier correctement les dangers réels qu’elle court et de prendre elle-même les mesures adéquates pour
y faire face. Le révérend Swift étant mort, M. George Monbiot, pour sa modeste part, s’y est collé (le 28 septembre dernier, dans le Guardian). C.L.

Ce n’est pas une coïncidence si ceux qui sont obsédés par la croissance démographique sont d’opulents hommes de race blanche, qui ont passé l’âge de se
reproduire : c’est bien la seule question environnementale pour laquelle ils ne sont pas à blâmer. Le brillant spécialiste des systèmes de la terre, James
Lovelock, par exemple, a prétendu le mois dernier que « ceux qui ne voient pas que la croissance démographique et le changement de climat sont deux faces
d’une même médaille, sont soit ignorants, soit refusent de voir la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables, et discuter de
l’un en ignorant l’autre est irrationnel. » (1) Eh bien, c’est Lovelock qui est ignorant et irrationnel.

Un article publié hier dans la revue Environment and Urbanization (Environnement et Urbanisation) montre que les endroits où la population a augmenté le
plus vite sont ceux où l’émission de carbone dioxide a augmenté le plus lentement, et vice versa. Entre 1980 et 2005 par exemple, l’Afrique Sub-Saharienne
a produit 18,5% de la croissance démographique mondiale, et à peine 2,4% de l’augmentation de CO2. L’Amérique du Nord n’a produit que 4% de population
en plus, mais 14% des émissions de carbone excédentaires. Soixante-trois pour cent de la croissance démographique mondiale sont à imputer à des endroits
du globe où l’émission de CO2 est très faible.

Même ceci ne rend pas une image exacte de la réalité. L’étude souligne qu’à peu près un sixième de la population est si pauvre qu’elle ne produit aucune
émission de carbone significative. C’est aussi ce groupe dont la croissance en population est susceptible d’être la plus forte. Aux Indes, des foyers où
l’on gagne moins de 3.000 roupies par mois (± 43 €) consomment, par tête, un cinquième de l’électricité et un septième du carburant d’un foyer où l’on
gagne 30.000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans les rues ne consomment pratiquement rien. Ceux qui vivent de la récupération des déchets (2) (une grande
partie de la sous-classe urbaine) économisent souvent plus de gaz à effet de serre qu’ils n’en produisent.

Beaucoup des émissions pour lesquelles les pays les plus pauvres sont blâmés devraient, en bonne justice, nous être attribuées. Les torchères des compagnies
exportatrices de pétrole du Nigéria, par exemple, ont produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de l’Afrique Sub-Saharienne mises
ensemble. Même la déforestation, dans les pays pauvres, est causée principalement par les opérations de livraison de bois, de viande et de fourrage aux
consommateurs des pays riches. Les paysans pauvres font infiniment moins de mal.

L’auteur de l’article, David Satterthwaite, de l’Institut International pour l’Environnement et le Développement, fait remarquer que la vieille formule
enseignée à tous les étudiants en développement selon laquelle l’impact total (du CO2 sur l’environnement) équivaut à la population x la richesse x la
technologie (I =PRT), est fausse. L’impact total devrait être mesuré ainsi : I = CRT, c. à d. consommateurs x richesse x technologie. Beaucoup de gens
dans le monde consomment si peu qu’ils ne figureraient pas dans cette équation. Or, ce sont eux qui ont le plus d’enfants.

Alors qu’il y a une corrélation faible entre le réchauffement global et la croissance de la population, il y a une corrélation forte entre le réchauffement
global et la richesse. Je suis allé jeter un coup d’oeil à quelques super yachts, me disant que je pourrais avoir besoin d’un endroit où traiter les ministres
du Labour dans le style auquel ils sont habitués. D’abord, j’ai jeté mon dévolu sur le RFF 135 de la Royal Falcon Fleet, mais quand j’ai découvert qu’il
ne consommait que 750 litres de fuel à l’heure, je me suis rendu compte que je n’allais pas impressionner Lord Mandelson avec ça. Je n’en mettrais non
plus plein la vue à personne du côté de Brighton avec l’Overmarine Mangusta 105, qui ne pompe que 850 litres à l’heure. Le rafiot qui m’a tapé dans l’oeil
est fabriqué par Wally Yachts à Monaco. Le Wally Power 118 (qui donne aux wallies – lisez tarés - une sensation de puissance) consomme ses 3400 litres
à l’heure, quand il voyage à 60 noeuds. C’est presque un litre à la seconde. Une autre façon de le dire est : 31 litres au km.

Évidemment, pour faire un vrai tabac, il me faudra l’équiper en teck et en acajou, embarquer quelques jet skis et un mini-sous-marin, amener mes invités
à la marina en jet privé et en hélicoptère, les nourrir de sushis au thon à nageoires bleues et de caviar beluga, et conduire la bête à une allure telle
que la moitié de la vie sous-marine méditerranéenne sera réduite en purée. Propriétaire d’un de ces yachts, je ferai plus de mal à la biosphère en dix
minutes que la plupart des Africains n’en font dans toute leur vie. Là, oui, on peut dire que ça chauffe, baby !

Une de mes connaissances, qui fréquente les gens de la haute, me dit que, dans la ceinture banquière de la vallée de la Tamise Inférieure, il y a des gens
qui chauffent leur piscine extérieure à la température du bain d’un bout de l’année à l’autre. Ils aiment y regarder les étoiles en faisant la planche
par les belles nuits d’hiver. Le carburant de chauffage leur coûte 3.000 £ par mois (soit ± 3200 €). Une centaine de milliers de personnes, vivant comme
ces banquiers, épuiseraient les écosystèmes nécessaires à notre survie plus rapidement que 10 milliards de gens vivant comme la paysannerie africaine.
Au moins les super-friqués ont-ils le tact de ne pas trop se reproduire, si bien que les riches vieillards qui jettent l’anathème sur la reproduction leur
fichent la paix.

En mai, le Sunday Times a fait paraître un article intitulé : « Un club de milliardaires se mobilise pour faire rendre gorge à la surpopulation ». Il révélait
que « certains éminents milliardaires américains se sont rencontrés secrètement » pour décider quelle bonne cause ils pourraient soutenir. « Un consensus
a émergé pour adopter une stratégie stygmatisant la croissance démographique en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement
désastreuse ». En d’autres termes, les ultra-riches ont décidé que c’étaient les très pauvres qui étaient en train de saloper la planète. On se défonce
pour trouver une métaphore adéquate, mais en vain : c’est au-delà de toute caricature.

James Lovelock est, avec Sir David Attenborough et Jonathan Porrit, un des parrains d’OPT (Optimum Population Trust, ou « Trust pour une Population Optimale
»). C’est là une des douzaines d’organisations « caritatives » (3) dont le seul but est de décourager les gens de faire des enfants, au nom du sauvetage
de la biosphère. Mais je n’ai pas été capable d’en trouver une seule dont le but fût de mettre en cause l’impact sur la biosphère du comportement des très
riches.

Les pinailleurs pourraient me rétorquer que ceux qui se reproduisent rapidement aujourd’hui pourraient, demain, devenir plus riches. Mais, comme les super-riches
accaparent une part toujours plus grande du gâteau et que les ressources comment à être à sec, cette éventualité diminue de jour en jour. Il y a de fortes
raisons sociales d’aider les gens à contrôler leur procréation, mais de très faibles raisons environnementales. Sauf chez les populations les plus opulentes.

L’Optimum Population Trust feint d’ignorer que le monde va vers une transition démographique : les taux de croissance de la natalité baissent à peu près
partout, et le nombre d’êtres humains a des chances, d’après un article paru dans Nature, de culminer, en ce XXIe siècle, aux alentours de 10 milliards.
La plus grande partie de cette croissance se fera chez ceux qui ne consomment presque rien.

Mais personne ne prévoit une transition dans la consommation. Les gens font moins d’enfants au fur et à mesure qu’ils deviennent plus riches, mais ils ne
consomment pas moins, ils consomment davantage. Comme le montrent les habitudes des super-riches, il n’y a pas de limites à l’extravagance humaine. On
peut s’attendre à ce que la consommation augmente, de pair avec la croissance économique, jusqu’à emboutir les amortisseurs de la biosphère. Quiconque
comprend ceci et continue à considérer que c’est la population et non la consommation qui représente LE gros problème, refuse, comme le dit Lovelock, de
voir la vérité. (4) C’est la pire espèce de paternalisme : celle qui blâme les pauvres pour les excès des riches.

Mais où sont donc les mouvements de protestation contre la richesse puante qui détruit nos systèmes de vie ? Où est l’action directe contre les super yachts
et les jets privés ? Où est cette fichue lutte des classes, quand on a besoin d’elle ?

Il serait temps que nous ayons assez de coeur au ventre pour mettre le doigt sur la vraie plaie. La plaie n’est pas le sexe, c’est l’argent. Ce ne sont
pas les pauvres, ce sont les riches.

George Monbiot

http://www.monbiot.com

The Guardian, 29.9.2009, relayé par Information Clearing House
http://www.informationclearinghouse.info/article23624.htm

Traduction : C.L. pour le Grand Soir

(1) Voir notes justificatives des citations sur
www.monbiot.com

(2) C’est-à-dire qui se nourrissent dans les dépôts d’ordures. (NdT)

(3) C’est-à-dire exemptées d’impôts.

(4) Ou, comme disait Mme la Comtesse de Ségur, née Rostopchine : se met à l’abri de la pluie dans la mare.
URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-mythe-de-la-surpopulation.html

COMITÉ DE SOUTIEN AUX DYNAMIC

Depuis des mois,les salariés de l'entreprise Dynamic à Castres vivent dans l'angoisse du lendemain,c'est encore plus vrai ces derniers jours.
Ce sont nos voisins,nos amis,des membres de notre famille,les parents de nos élèves,ou plus simplement des habitants et des citoyens de notre ville.
Parce que le groupe Carreman "devenu tristement célèbre pour ses propositions de reclassement à 69 euros par mois en Inde" a décidé de ne plus permettre à l'entreprise Dynamic de fonctionner et d'avoir des commandes,une centaine de salariés ~98~ risquent dans les jours qui viennent de perdre leur emploi.Certains d'entre eux ont déjà connu cette situation à plusieurs reprises,dans un secteur d'activité,l'industrie textile,si durement touché ces dernières années.

Devant cette situation inacceptable et injuste,nous pensons qu'il est de notre devoir de citoyens,de témoigner de notre solidarité avec ces salariés qui demandent simplement,dans la dignité,courageusement,de pouvoir continuer à vivre et à travailler ici.

Aussi,à leurs côtés,nous appelons à la création d'un comité de soutien aux salariés de Dynamic et nous invitons celles et ceux qui comme nous se sentent solidaires de leur lutte à nous rejoindre.

Castres(Tarn),le 11 octobre 2009

Signez la pétition ici.

Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Pétition :

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.


Signez la pétition ici.

Voir les signataires.

A notre santé...qui nous est chère !

UN MEDIATEUR DE L'EAU

UN MEDIATEUR DE L'EAU

A l'INITIATIVE DE LA FP2E, DE L'ADCF et DE L'AMF

LA CACE NE PEUT QUE DOUTER DE L'INDEPENDANCE DES DECISIONS DE CE "MEDIATEUR"

Pourquoi douter de l'indépendance de ce "médiateur" ?

D'une part, il ne faut pas le confondre avec "le Médiateur de la République" ou même avec "un juge de proximité" ou avec le "conciliateur de justice" qui opèrent sous le contrôle de la Justice.


D'autre part, ce "médiateur", mis en place sans statut et sans contrôle de la Justice, est chargé de régler (au profit de qui ?) des conflits entre des entreprises privées (représentées par la FP2E) auxquelles des collectivités (mairies, syndicats, communautés, représentées par l'ADCF et l'AMF) ont délégué leurs compétences eau et assainissement face à des usagers totalement nus devant lui.


Il est donc à la fois juge et partie. C'est donc un erzast de justice qu'il rendra, tout juste bon à "embobinner" le pauvre usager qui accordera à tort sa confiance quand il ne le lèsera pas.


Compte tenu de ce qui ce passe actuellement où l'on voit des collectivités soutenir sans réserve et jusque devant la justice leur délégataire privé, on ne peut que douter que ce médiateur puisse donner raison aux usagers contre ceux qui le paie.

Alors pourquoi cette embrouille ?

Personne ne doute qu'il existe des conflits entre usagers et distributeurs privés.

Ceux qui sont passés par là et les associations dont ils ont demandé l'aide savent qu'il est vain de demander directement l'intervention de la mairie ou de l'intercommunalité dont dépend le prédateur privé.


Telle Ponce Pilate, cette collectivité préfère s'en laver les mains plutôt que de simplement essayer d'arbitrer une situation dont elle est pourtant responsable. D'où l'idée de faire intervenir un arbitre mais dont elle contrôlera les décisions en coordination avec son délégataire : le fameux médiateur qui n'en sera pas un.

Noter aussi que ce médiateur des collectivités n'intervient pas dans un conflit entre une régie et un usager. Serait-ce là la preuve que dans ce cas, le même conflit peut être réglé directement par les collectivités ? Et, qu'en conséquence, les différents ingérables sont liés à la présence des entreprises privées délégataires ?

Pour toutes ces raisons, la CACE, qui n'a d'ailleurs pas été contactée et qui prend cela comme un gage de son indépendance et de son efficacité, la CACE donc ne peut que dénoncer une manoeuvre déloyalle pour tenter d'enfoncer un coin entre les usagers et les associations qui défendent véritablement et en toute indépendance leurs intérêts.