mardi 1 décembre 2009

VERS UNE GRÈVE DES CHÔMEURS

Un peu partout en France, des chômeurs, précaires, et autres CAFards se mettent en mouvement : une mairie occupée à Brest qui
appelle à l’occupation des mairies et autres bâtiments publics stratégiques et d’autres qui en font autant à Lannion, Morlaix et
Rennes; de nombreuses interventions dans des Pôle Emploi et des CAF, mais aussi dans des agences ERDF et des boites d’intérim,
des marches en Bretagne et autour de Marseille. Les manifestations du 5 décembre contre le chômage et la précarité à Rennes, Paris,
Lyon, Bordeaux, Agen, Besançon et Marseille, s’annoncent bien.


À NOTRE TOUR, NOUS INVESTISSONS UNE ANTENNE PÔLICE EMPLOI.

Nous venons, aujourd’hui, nous approprier un temps, une agence Pôle Emploi. Nous voudrions faire de ce lieu autre chose qu’un
espace d’humiliation et de contrôle, retourner sa fonction comme une peau de lapin, l’investir pour y faire ce qui nous importe.
Réaménager l’espace. Partager, avec les autres allocataires et les agents, des analyses des institutions sociales et de leurs réfor-
mes. Manger, pour une fois, autre chose que des radiations dans la gueule. Repenser nos craintes, nos espoirs, nos armes. Et peut-
être imaginer ensemble une grève des chômeurs. Sans préavis.




CE SERAIT QUOI UNE GRÈVE DES CHÔMEURS ?

Sans doute un arrêt du travail que Pôle Emploi exige de nous : venir chaque mois pointer et nous faire interroger par Police Emploi,
nous faire contrôler nos papiers aux UV comme à la préfecture, accepter des boulots de merde payés des miettes que l’état prétend
« raisonnables », perdre son temps en stages de CV et de relooking, patienter des heures au 39 49 pour faire valoir nos droits. Bref,
une grève pour refuser d’être produits comme victimes du chômage, statistiques à manipuler, épouvantail repoussoir à travailleurs
pauvres, chair à réinsérer de gré ou de force, esprits à remotiver. C’est contre tout cela que nous occupons aujourd’hui l’usine des
chômeurs, là où on met nos corps et nos esprit au travail.

INTERVENONS PARTOUT, À 3, À 20 OU PAR CENTAINES,
DANS LES PÔLE EMPLOI ET TOUS LES LIEUX QUI VEULENT NOUS CONTRÔLER :

RENDEZ-VOUS MERCREDI 2 DÉCEMBRE
À 11H PLACE DU CHÂTELET, POUR UNE OCCUPATION

ET À LA MANIFESTATION PARISIENNNE CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ

LE 5 DÉCEMBRE À 14H À STALINGRAD

À MONTREUIL RETROUVONS-NOUS À 13 H À L’ENTRÉE DE LA RUE PIÉTONNE
À CROIX DE CHAVAUX POUR PARTIR ENSEMBLE À LA MANIF

Nous ne voulons
ni être contrôlés ni gérés ;
ni aidés ni plaints
Nous voulons de l’argent.
Rendez-vous sur la grande grève

cafardsdemontreuil@gmail.com


- CAF ?... Arrrrgh !!!! Allocation débloquée à la CAF de Rosny

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4733


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SAMEDI 5 DÉCEMBRE

Manifestations contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits

- Paris, 14h, place Stalingrad, direction place Clichy

- Rennes, 15h, Place de la gare

- Marseille, 14h, place Général-de-Gaulle

- Lyon, 10h, départ Mas du Taureau à Vaulx en Velin, ou 14 h derrière L’Hotel de Ville de Villeurbanne

- Bordeaux, 15 h place de la Victoire

- Agen, midi, place de la Préfecture pour un pique-nique collectif

- Besançon, 15 h, Place de la Révolution



Toulouse, Montpellier, ..., des infos dans les jours à venir...



Un droit c’est un droit



Des infos, textes, rdv depuis les régions sur

http://www.cip-idf.org/

Forum Social Toulousain

Copenhague 2009 :

Urgence Climatique,

Justice Sociale

Samedi 12 décembre 13:30-20:00 -
Université du Mirail - Toulouse

A l’appel de : Alternative Libertaire, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, ATTAC, Collectif Anti-OGM 31, Confédération paysanne, CUAL-Toulouse centre, DAL, Eau Secours 31, FASE, France Amérique Latine, FSU, NPA, Parti de Gauche, Les Petits Débrouillards, Association kanak La Pirogue, RESF, Réseau Sortir du Nucléaire, SNUI, Solidaires 31, Syndicat Energie Pyrénées CGT

Le programme

13h 30 / 14h : accueil

14h / 15h 30 : ateliers

  • A1 : Peut-il exister un capitalisme vert ? (Michel Husson, conseil scientifique d’ATTAC)
  • A2 : La fiscalité écologique en question (Vincent Drezet, Syndicat National Unifié des Impôts)
  • A3 : Les enjeux de Copenhague (commission énergie ATTAC-Toulouse)
  • A4 : Le syndicalisme face à la crise environnementale (CGT, FSU, Pierre Khalfa (Solidaires))
  • A5 : Le Sud et la crise climatique / Dette écologique du Nord (OXFAM-Agir ici)

15h 30 / 16h : pause

16h / 17h 30 : ateliers

  • A1 : La crise climatique : analyse critique des rapports d’experts, du GIEC (Les Petits débrouillards)
  • A2 : Le nucléaire, alternative à la crise climatique ? (Marie-Christine Gamberini et CANT)
  • A3 : Néocolonialisme français et problèmes environnementaux : l’exemple de la Kanaky (Mouvement des jeunes kanaks en France)
  • A4 : Transports et crise climatique (Henri Célié, SUD-Rail, Philippe Mülhstein, CS d’ATTAC)
  • A5 : Gaz à effet de serre et engagements des collectivités locales (Amis de la Terre)
  • A6 : Agriculture et crise climatique (Jacques Berthelot)

17h 30 / 18h : pause

18h / 20h : Forum : Copenhague, et après ? Les alternatives ... (Michel Husson, Pierre Khalfa)

Compléments d'informations à retrouver sur:

Les deux jeunes hommes

Le Peuple Breton – décembre 2009 Leurre de vérité

Les deux jeunes hommes

Conte de Noël

En ce matin du 25 décembre 2009 le « Roi Jean » , comme le surnomme désormais une certaine presse, se réveille doucement. La tête prise dans un étau et la bouche pâteuse il ouvre les yeux sur la pénombre de sa chambre. Quelqu’un est assis sur une chaise près du lit, une silhouette floue qu’il ne reconnaît pas . Brusquement, il se redresse et crie : « qui êtes-vous, que faites-vous chez moi, comment êtes-vous entré ? » L’ombre masculine répond : « C’est la première fois que nous nous rencontrons physiquement. N’ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal. » Le jeune homme se lève et se dirige vers la fenêtre. Il saisit le cordon permettant l’ouverture des lourds rideaux bleu roy. Une lumière encore blafarde se répand dans la vaste chambre à coucher de Jean Sarkozy. L’intrus se rassoit et regarde bravement son hôte forcé. La conversation va pouvoir s’engager.
« Je suis heureux de rencontrer aujourd’hui le rejeton de celui qui parle tant de moi depuis trois ans », lance le jeune homme d’une voix amusée. L’autre s’étonne : « Mon père vous connaît ? » L’intrus reprend : « Tout dépend de ce que l’on entend par connaître. Je devrais avoir maintenant quatre-vingt-cinq ans. Je suis mort au mois d’octobre 1941, fusillé à Châteaubriant en Bretagne ainsi que vingt-six camarades. Je n’avais que dix-sept ans. » Le dauphin est désormais totalement réveillé. Son visage vient d’exprimer tour à tour l’incrédulité et la compréhension. « Guy Môquet ! » lâche-t-il dans un souffle. Cette résurrection le jour de Noël l’abasourdit, mais c’est l’inquiétude qui envahit soudain tout son être. Son interlocuteur a compris cela : « Je me suis dit qu’une confrontation entre un homme de la Résistance d’autrefois si malhonnêtement célébrée par votre père et l’homme qui prétendait diriger La Défense du haut de son incompétence serait du plus cocasse des effets. Nous n’avons rien en commun. Mon père, Prosper Môquet, député communiste du 17ème arrondissement de Paris, fut arrêté pour son appartenance politique, jeté en prison, puis déporté vers un camp de rétention français en Algérie. Lui, a survécu à la guerre. J’aurais tant voulu l’accompagner dans ses combats après la Libération. C’est la mémoire de notre engagement réciproque qu’il faudrait saluer et non la dernière lettre intime que j’ai écrite à mes parents, lettre forcément émouvante en la circonstance de mes derniers moments de vie » Jean Sarkozy interrompt : « Elle appartient elle aussi à l’Histoire. » Agacé, Guy Môquet s’enflamme : « La faire lire dans toutes les écoles à date fixe chaque année par les professeurs n’est pas de l’Histoire, c’est de la liturgie, un rituel perpétué à des fins autres que la célébration de la mémoire d’un homme courageux malgré son jeune âge. »
Le propriétaire des lieux se lève et saisit sa confortable robe de chambre posée délicatement sur le valet en acajou. Il entraîne à sa suite son hôte vers un salon douillet et ordonne à un domestique de préparer rapidement deux petits-déjeuners. Quelques minutes plus tard ils sont attablés et s’observent. Jean Sarkozy rompt le silence que son vis-à-vis laissait planer avec délectation : « Vous pourriez donc être mon grand-père… » Le regard de Guy Môquet se fait plus vif tandis qu’il repose doucement sa tasse encore chaude du premier café du matin. Il va parler longuement : « Oui, mais je serais forcément toujours sur l’autre rive à combattre ceux de votre trempe. Dans nos tracts au début de la guerre nous écrivions que les magnats d'industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier), tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère. De l'ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l'employé du quartier de l'Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles, les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d'accord pour lutter contre la misère... (1) « Aujourd’hui, mes adversaires seraient les Bolloré, Pinault, Lagardère, Arnaud, Bouygues ou Dassault. Tous ceux qui ont fait les Hauts-de-Seine, chasse gardée du sarkozysme, tremplin vers la fonction suprême. »
Une telle diatribe oblige le faux vieillard à faire une courte pause. Son adversaire ne souhaite pas rétorquer. Il sait qu’il va devoir boire le calice jusqu’à la lie trouble de la France d’aujourd’hui. « Je n’accepte pas que le nom de ma famille et les actes de celle-ci soient mêlés de près ou de loin au débat honteusement orchestré par MM Besson, Guénau, Hortefeux, Raoult, tous mal dissimulés derrière la petite carrure de votre père, autour de la question nécessairement ambiguë de l’identité nationale. Je n’accepte pas non plus que l’on récupère de la même manière le combat des maquisards du plateau des Glières ou du Vercors. Tout cela est fait, paraît-il, au nom des valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité. Si vous vouliez vraiment une France unie et fraternelle pour tous ceux qui souhaitent s’y épanouir, vous feriez vivre l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance dont vous vous acharnez à détruire au contraire tous les acquis depuis trente ans. Vous mettriez fin à tous les tripatouillages politiques et économiques de La Défense car, hélas, cela aussi c’est l’identité de la France contemporaine. Vous voulez vous faire un nom, Jean Sarkozy ? Alors, il vous faut tuer le père. Dans la simple succession de l’œuvre de votre père vous ne ferez que pâle figure. Il est inégalable. C’est le champion toutes catégories de la tromperie faite homme. » Sur cette dernière pique Guy Môquet se lève et prend congé de son hôte.
Deux heures plus tard, la luxueuse berline de Jean Sarkozy pénétrait dans la cour de l’Elysée.

Yann Fiévet


(1) D’après Pierre-Louis Basse, Guy Môquet, une enfance fusillée, Stock, 2000, p. 43..

PÉTITION EN DÉFENSE DES STRUCTURES IVG

  • Ancic (Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception)

  • Cadac (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception)
  • Le Planning Familial

Sexualité, contraception, avortement, mon choix, un droit, notre liberté !

Menaces sur l'accès à l'avortement :

PÉTITION EN DÉFENSE DES STRUCTURES IVG

La loi Bachelot "Hôpital Santé Territoire" accélère la logique de rentabilité à l'hôpital

Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements... Son objectif : diminuer les dépenses à tout prix, travailler plus avec moins de personnel...

Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. Rien n'a été fait pour le maintien de cette activité malgré les affirmations des pouvoirs publics.

Il s'agit d'une atteinte grave à l'obligation d'organiser l'offre de soin en matière d'avortement à l'hôpital public, une remise en cause de la qualité des soins. Délais d'attente importants, refus de la prise en charge en particulier des mineures et des étrangères sans papiers, quota d'IVG, sectorisation et fermetures de structures sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères.

Ce processus de dégradation répond autant à des objectifs idéologiques qu'économiques. C'est la liberté des femmes de décider d'avoir ou non des enfants qui est remise en cause.

Parce que l'avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l'ouverture de nouveaux lieux dédiés à l'avortement, pour une véritable égalité d'accès pour toutes par une offre de proximité partout en France.


Signez ici.

ETATS GENERAUX DU CHOMAGE ET DE LA PRECARITE

ETATS GENERAUX DU CHOMAGE ET DE LA PRECARITE

Aujourd'hui 30 novembre,
NOUVELLE OCCUPATION d'une agence Pôle emploi à Toulouse
(agence Bachelier)

Cette action fait suite aux occupations successives de l' agence commerciale d'EDF-GDF (lundi 16/11) et de l'agence d'intérim ADECCO (lundi 23/11).
Elle s' inscrit dans le cadre de la mobilisation nationale autour des Etats généraux du chômage et de la précarité.

Nous, collectif des chômeurs et précaires en lutte, réuni en assemblée générale au cours de cette occupation, exigeons :

- Que le Pôle Emploi reste un service public, au service de ses usagers.
- Un nombre plus important d’agents, permanents, disponibles et compétents.
- Un traitement plus rapide des dossiers d’indemnisation.
- La fin de la sous-traitance de l’accompagnement des demandeurs d’emploi au privé, qui n’a pas fait la preuve de son efficacité et coûte plus cher que le service public.
- La fin des contrôles abusifs, des radiations, du flicage et de la délation vis-à-vis des chômeurs par les Agents (notamment concernant les sans-papiers).
- Des moyens réels pour la formation et la fin de la remise en cause de l’AFPA.
- Une recherche d’emploi gratuite pour tous (timbres pour les envois de candidatures, aides réelles pour les déplacements) et la fin des plateformes téléphoniques (chaque
agence doit avoir un numéro vert qui lui soit propre).
- Un accueil digne, dans chaque agence et par téléphone, réalisé par des interlocuteurs disponibles et informés.
- Un revenu garanti et décent pour tous (chômeurs, précaires, retraités, jeunes de moins de 25 ans…)
- L’arrêt des coupures d’eau, d’électricité, de chauffage.
- L’accès à un logement décent pour tous.

Afin de rester mobilisés, nous appelons
tous les précaires (chômeurs, intérimaires, intermittents, saisonniers, retraités, étudiants,...),
les salariés actifs ou privés d' emploi
à un nouveau RDV
lundi 7 décembre à 14h
devant l'agence Bachelier de Toulouse (place Bachelier)

LES PRÉCAIRES EN LUTTE avec les Comités Privés d'Emploi CGT, la Coordination des Intermittents et Précaires de Midi-Pyrénées, la CGT spectacles (Sammip), Droit au Logement (DAL), la CNT, le MNCP (Mouvement National des Chômeurs et Précaires).

Nouvelle pétition du Collectif « Non à EDVIGE »

Deux décrets sont parus au journal officiel le 18 octobre 2009 pour remplacer le défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de cette mobilisation, le gouvernement a choisi d’éviter une fois de plus le débat parlementaire en créant des fichiers de police par décret. Le vote des députés UMP en Commission des lois le 24 novembre 2009 des « amendements BENISTI » à la proposition de loi de simplification du droit, qui autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirme la volonté de la majorité présidentielle d’enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne un tel choix.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate que la mobilisation sans précédent contre le premier décret « EDVIGE 1.0 » a permis :
- La disparition des données sensibles se rapportant à la vie sexuelle et à l’état de santé.
- La limitation de certains délais de conservation des données et une meilleure traçabilité de l’accès à ces données.
- Une certaine dissociation, à travers deux décrets, des finalités complètement différentes d’enquête administrative d’une part et de prévention des atteintes à la sécurité publique d’autre part.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate cependant que bon nombre de ses précédentes critiques s’appliquent toujours aux nouveaux décrets :
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », pour ce qui concerne les atteintes à la sécurité publique, il s’agit de ficher des personnes avant même tout passage à l’acte, au mépris du principe de la présomption d’innocence. Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », on constate un mélange des finalités puisque, pour les enquêtes administratives, les agents pourront accéder à des données qui ne devraient relever que de la seule prévention des atteintes à la sécurité publique.
- Pire qu’avec le fichier « EDVIGE 1.0 », l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE », dont des membres déposeront des recours en annulation des décrets incriminés devant le Conseil d’Etat, demande :

- Le retrait des deux décrets du 18 octobre 2009.
- La soumission au débat parlementaire de toute nouvelle création de fichier de police.
- L’abandon du fichage des mineurs dans tout fichier fondé sur la seule présomption.
- L’abandon du fichage de l’origine ethnique, même déguisée sous une autre appellation.
- La préservation des droits syndicaux et politiques, de la liberté de pensée et d’expression, y compris pour les personnes exerçant dans un cadre professionnel « sensible ».

L’importance des problèmes identifiés justifie une mobilisation citoyenne et des actions de même ampleur que celles qui ont permis le retrait du précédent décret « EDVIGE 1.0 ».

Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle donc les citoyens et les organisations à se remobiliser et à manifester leur soutien à ces actions en signant cette pétition.


Collecte des signatures :
- Les signatures individuelles sont recueillies en ligne sur le site http://www.nonaedvige.sgdg.org.
- Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.sgdg.org.
- En cas de recueil de signatures sur support papier, vous pouvez utiliser le document ci-dessous et le renvoyer avec la liste des signatures ainsi collectées à :

Non à EDVIGE !
C/o Ligues des Droits de l’Homme
138 rue Marcadet
75018 Paris
PDF - 645.8 ko

Pétition « Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours ! »

RÉVOLUTION AU SOMMET DE GENEVE

PASCAL LAMY CHANGE DE CAP !

Avertissement du CnR en MP : cette info. pour être complète doit être lue avec le commentaire qui suit ou en allant sur le site source du communiqué du M'PEP.


Le secrétaire général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC),
Pascal Lamy, dénonce le libre-échange
et se prononce pour des mesures protectionnistes


Une information exclusive de l’agence de presse du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)

Le 30 novembre 2009.

Pour imprimer ou lire l’intégralité du texte, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article1554


La 7e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est ouverte le lundi 30 novembre 2009, à Genève. Dans une réunion à huis clos tenue dans le prestigieux hôtel Beau-Rivage, sur les bords du lac Léman, à la fin de cette première journée, le secrétaire général de l’OMC, Monsieur Pascal Lamy, a proposé une véritable révolution aux délégués médusés des quelques pays membres de l’institution auxquels il avait réservé la primeur de sa révélation. Monsieur Lamy, en effet, a proposé de remettre en cause le libre-échange et que l’OMC adopte la Charte de La Havane en la rénovant sur certains points, afin qu’elle devienne ainsi l’Organisation internationale du commerce (OIC) comme le prévoyait cette charte lors de son adoption en 1948.

Le M’PEP a obtenu cette information d’un délégué d’un pays ayant assisté à ce surprenant évènement et qui a voulu conserver l’anonymat.

Pascal Lamy a distribué aux délégués présents à cette réunion confidentielle un texte présentant la Charte de La Havane (voir synthèse en cliquant sur le lien) en insistant sur le fait que l’OIC devrait être placée dans le cadre de l’Organisation des nations unies, contrairement au statut actuel de l’OMC. Pascal Lamy a rappelé que La Charte avait été signée en 1948 par 53 pays, mais qu’elle n’avait pu entrer en vigueur du fait du sénat américain dont la majorité venait de changer. La particularité de cette charte est qu’elle rejette le libre-échange et la guerre commerciale qu’il entraine, et préconise la coopération commerciale à partir d’un principe fondateur qui est celui de l’ « équilibre de la balance des paiements ». Selon ce principe, les échanges commerciaux entre pays doivent tendre vers l’équilibre, aucun pays n’ayant de raisons particulières d’être structurellement en excédent commercial ou, inversement, en déficit commercial.

C’est le « bilan catastrophique » des politiques de libre-échange menées par l’OMC, tant pour les pays du Nord dont les emplois industriels sont délocalisés, que pour les pays du Sud qui ne parviennent pas à développer leur agriculture et leur économie, ainsi que son effet sur le climat qui auraient convaincu le secrétaire général de faire cette proposition radicale.

Le M’PEP se félicite évidemment de cette conversion soudaine, même s’il s’interroge sur les raisons d’un tel revirement venant d’un homme qui avait jusqu’à présent symbolisé la caricature du libre-échange.

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Pour lire la suite, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article1554