jeudi 31 décembre 2009

Appel à un groupe d'action révolutionnaire

Source : Interluttes Toulouse Midi Pyrénées


Aujourd'hui, on se rend bien compte que nos luttes n'ont aucun effet sur le rouleau compresseur étatique et que plus le temps passe plus cette rage qui nous habite se dissipe petit à petit et que c'est la résignation qui s'empare de nous. Alors avant qu'elle disparaisse définitivement nous appelons à la création d'un groupe d'action révolutionnaire.

Les raisons de notre passivité face à ce système qui nous écrase sont le confort et les divertissements de toutes sortes, les conneries sur la non-violence, notre éducation, car depuis tout petit on t'apprend à respecter ton maître et à tendre l'autre joue à celui qui te frappe.

Certain-e-s disent vouloir renverser ce monde mais attention, sans prendre trop de risques parce qu'il faudrait pas gâcher sa vie donc on fait les choses à moitié. Les 96h de GAV, la taule, les coups de matraque, les poursuites judiciaires font pourtant partis du jeu et même plus, pour nous ce sont les signes qui bien souvent nous sommes sur la voie de la réussite.

Honte à nous ! Nous offensons la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour notre Liberté, celles et ceux qui ont été prêt à tout perdre pour nous délivrer de l'oppression.

Ce qui peux nous lier c'est notre capacité à prendre conscience que si nous voulons faire la révolution, il faut être prêt à perdre beaucoup.

Ce tract n'utilisera pas les codes de langage militant car il a été écris par des révoltés, certain-e-s n'aimeront pas ce tract, sûrement trop viscéral pour eux. Et qu'ils sachent que leur critiques sont aussi stériles que leur lutte. Nous serions prêt à donner nos vies car elles ne valent pas plus que celles de nos frères et sœurs qui meurent tous les jours. Nous préférons mourir debout que de vivre à genoux.

Avant de réfléchir au monde dans lequel on pourrait vivre après avoir fait la révolution, même si ce n'est que pour leur mettre des bâtons dans les roues, nous devrions plutôt penser à comment et avec qui le faire.


Nous appelons les militants toulousains qui en ont marre du blabla et des pseudo-intellectuels plein d'analyses et de références à la cons. Nous lançons un appel aux timides pour qui ce n'est facile de prendre la parole, aux gens du NPA qui n'ont pas avalé que quand la Ligue se prétendait encore révolutionnaire demandait un smic à 1500 €, les gens de la CGT qui vomissent le fait que leur syndicat mange à la même table que le patronat et qui n'oublient pas que la CGT-Paris l'année dernière expulsait des sans-papiers, toi qui pense que ton orga peut être sclérosante, à toi l'alcoolique qui en a marre de te mettre la tête chaque soir pour éviter de penser, à toi le fumeur de joints qui comprend que si le monde était une forêt le shit serait une fléchette tranquillisante, à celles et ceux qui ont la haine, la rage, de la rancœur, ceux qui sont en mode guerre, celles-ceux qui en ont marre de perdre leur vie à la gagner, à toi la meuf qui en a marre de vivre dans ce monde de macho, à celles et ceux qui pète un câble, qui ont déjà rêvé de brûler l'Élysée, à tous les déracinés, les sans-papiers, tous les musulmans et catholiques qui n'ont pas envie d'attendre le jugement dernier et de s'en remettre qu'à dieu, à tous les athées.

Sachez que ce tract sera distribué au de-là du milieu militant car nous doutons fortement en la capacité de certain-e-s à nous aider à faire la révolution. Ce tract a pour but de mettre un coup de pompes dans la fourmilière car il y a des tartes dans la gueule qui se perdent chez nous et ailleurs.

Nous ne prétendons pas avoir la science infuse ni la solution, nous sommes conscient d'être "des cons parmi les autres".


Nous appelons à une réunion au Katénaire, 14 rue Victor Déqué, 5min Métro François Verdier le 25/01 (à 19h00 pétante!), sachez qu'à 19h30 la porte sera et restera fermée, le quart d'heure toulousains est souvent le signe de notre manque de rigueur et de notre je m'en foutisme.

C'est aujourd'hui ou jamais car d'ici quelques années l'écrou sécuritaire sera tellement serré que nous ne pourrons plus rien faire pour enrayer la machine. «Ce monde nous fait mal mais faut pas le déranger, faut juste savoir se plaindre en se laissant consumer »

DOCUMENTAIRE "La fin de la pauvreté ?"

Un film de Philippe Diaz - Colonialisme, Néocolonialisme, Inégalités Nord/Sud, Racisme, FMI, Banque Mondiale, Dette du Tiers-Monde - Cannes 2009, semaine de la critique.

Les conquistadors et les colonisateurs venus d'Espagne, du Portugal, du Royaume-Uni et de la Hollande se
sont approprié les richesses des Incas et des Mayas ; d’abord l’or, l’argent, les objets d’art et les
bijoux puis ils ont confisqué les terres. Une telle pratique avait commencé auparavant en Europe, où les
classes aristocratiques avaient saisi les terres des familles les plus pauvres. Les terres ont ainsi été
appropriées dans l'ensemble de l'Amérique du sud, l'Asie et l'Afrique, privant les familles de leur moyen
de subsistance.
Aujourd'hui, plus de 500 ans plus tard, des dizaines d'années après l'indépendance de leurs pays et la
mise en place d'un prétendu processus démocratique, les peuples ne les ont toujours pas récupérées. Leur
économie effondrée, les gens sont forcés de travailler pour leurs nouveaux maîtres. On estime
qu'aujourd'hui 60 à 80 millions de personnes vivent dans une situation proche de l’esclavage. Ils
travaillent parfois avec leurs familles dans les régions rurales sur des plantations, dans les mines ou
dans les villes en échange d’un peu de nourriture et d’un toit.
Les empires européens ont été bâtis sur les richesses volées aux colonies et le travail des esclaves. Les
mines d'or du Brésil et les mines d’argent de la Bolivie, comme Potosi, leur ont permis de financer leurs
révolutions industrielles. Les fortunes créées étaient telles, que la colline de Potosi fut représentée
comme la Vierge Marie dans l’art religieux. Le Pape lui-même donna l'Afrique à la couronne Portugaise et
l'Amérique du Sud à l’Espagne. Mais l’empire espagnol, endetté en raison de ses guerres saintes contre
l'Islam, a dû reverser ses richesses aux créanciers d’Europe du Nord.

Pour continuer leur appropriation des ressources, les conquistadors ont maintenu leurs colonies dans un
état de totale dépendance. Ils ont assigné une fonction à chacune des régions ou pays, comme la
production de minerais, ou de cultures comme le thé, le café, le cacao ou la canne à sucre, lesquels
devaient être exportés vers le pays colonisateur.
Cela créa pour ces pays une économie verrouillée, la survie des populations dépendait maintenant de la
mère patrie de laquelle ils devaient importer la nourriture.
Après avoir obtenu les ressources naturelles et la main d’œuvre gratuite, les Européens ont créé de
nouveaux marchés pour leurs propres productions. Ils ont séparé l’agriculture de l’industrie, empêchant
les fermiers de confectionner leurs outils, vêtements et autres ustensiles et faisant d’eux des acheteurs
de produits manufacturés. Les industries locales furent détruites et les colonies forcées d’acheter les
biens et les équipements de leurs maîtres coloniaux.
Le legs principal des colonisateurs fut le changement des mentalités, de la religion et de la culture.
Ils sont venus avec une bible dans une main et un fusil dans l’autre, imposant le christianisme par la
force, anéantissant toutes cultures indigènes.
Les conquistadors et les colonisateurs ont introduit le concept de « supériorité de race » créant des
millions de personnes marginalisées, si bien que 500 ans plus tard, les indigènes n'ont toujours pas
retrouvé leur place dans la société. Aujourd’hui encore, quand une messe est célébrée au sein la
cathédrale de Sucre, l'ancienne capitale bolivienne, les vieux indigènes qui osent entrer, s’assoient à
même le sol.
Les peuples indigènes croyaient en la propriété collective, les biens du groupe étant partagés par tous.
Mais les Européens ont imposé le concept d’intérêt individuel.
Cette accumulation de richesses dans l'hémisphère nord a créé un déséquilibre énorme rendant le Nord
extrêmement riche, permettant à l'Europe de développer ses industries et des sociétés de consommation
alors que les populations du Sud s’appauvrissaient.
Quand les pays du Sud ont gagné leur indépendance, les dettes contractées par leurs puissances coloniales
pour ouvrir de nouveaux marchés ont été transférées aux nouveaux états, en violation totale des lois
internationales. Le remboursement d'une telle dette est immédiatement devenu un fardeau que les nouveaux
états ne pouvaient assumer. La solution du Nord : plus de prêts avec d’énormes taux d’intérêt pour
rembourser la dette initiale. La dette est devenue un moyen de garder ces pays sous contrôle. Ils ont
immédiatement perdu leur souveraineté et sont même devenus encore plus dépendants du Nord qui alors
pouvait dicter politiques agricoles, commerciales et attribuer des privilèges aux entreprises étrangères,
comme les monopôles sur l’extraction des minéraux ou l’exploitation de monoculture.
Au début du 20ème siècle le Tiers Monde avait été totalement partagé entre les puissances du Nord. Mais
La grande dépression et la deuxième guerre mondiale ont forcé le Nord à reconnaître que l'économie
devenue globale exigeait des institutions pour empêcher de futures catastrophes économiques. Le Fonds
Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ont été créés dans l’objectif de stabiliser
l’économie mondiale.
Mais les années 60 / 70 ont vu la naissance de nouveaux dirigeants dans le Sud qui ont tenté d'apporter
l'indépendance économique à leurs pays. Ils ont commencé à appliquer de nouvelles politiques qui
contournaient les règles et les structures établies par les pays du Nord.
La réaction fut immédiate et tous les moyens disponibles furent employés pour ramener ces pays sous la
domination du Nord, comme par exemple les prêts de la Banque Mondiale et les programmes d’ajustements
structurels du FMI qui amèneront plus tard les crises d’Amérique Latine, d’Asie et de Russie et
plongeront des millions de personnes sous le seuil de pauvreté.
Ce nouveau modèle économique né aux Etats-Unis sera connu sous le nom de Néolibéralisme, et le set de
politiques pour l’appliquer deviendra le Consensus de Washington qui forcera les économies à laisser le
marché gouverner.
Le néolibéralisme a mis en banqueroutes de nombreuses économies du Sud qui permis au capital
international de prendre la suite. Une nouvelle forme de violence structurelle permit de maintenir ces
pays dans un état de sous-développement : celle mise en place par les dictateurs du Sud et leurs
appareils répressifs. Les « agents spéciaux » et « tueurs économiques » sont apparus comme de nouveaux
moyens plus discrets de contrôler les ressources de la Planète.
Aujourd'hui moins de 25% de la population de la planète utilise plus de 80% de ses ressources tout en
créant 70% de sa pollution.
Notre système économique a toujours été et est toujours financé par les plus pauvres. Ils nous ont
d’abord donné leurs terres et leurs accès aux ressources naturelles, puis ont financé son expansion par
le remboursement de la dette, le déséquilibre des échanges et les impôts injustes sur leurs salaires et
leur consommation. En les obligeant à surpayer l’énergie, la nourriture et autres nécessités de base, le
Nord s’assure que la pauvreté se développera et les inégalités augmenteront.
Synopsis :
Plus de 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour
2,7 milliards de personnes luttent pour survivre avec moins de 2 dollars par jour
Avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ?
S’aventurant au-delà des réponses « populaires » sur les origines de la pauvreté, « LA FIN DE LA PAUVRETÉ
? » se demande si ses véritables causes ne viennent pas d’une orchestration des pays riches pour
exploiter les plus pauvres, de l’époque coloniale à aujourd’hui.
Les peuples qui luttent contre la pauvreté répondent, condamnant le colonialisme et ses conséquences :
appropriation des terres, exploitation des ressources naturelles, dette, néolibéralisme, demande
permanente de croissance et mise en place d’un système économique dans lequel 25% de la population
mondiale utilise 85% des richesses.
Des favelas d’Amérique Latine aux bidonvilles d’Afrique, des économistes de renom, des personnalités
politiques et des acteurs sociaux révèlent comment les pays développés pillent la planète ; un saccage
qui menace ses capacités à soutenir la vie et accroît toujours plus la pauvreté.
Plus de 800 millions de personnes se couchent avec la faim tous les jours… dont 300 millions d’enfants.
Toutes les 3 secondes, une personne meurt de faim, en majorité les enfants de moins de 5 ans (Chiffre des
Nations Unies).
« Aujourd’hui, si tout le monde vivait comme les Américains, il nous faudrait 6 planètes ;
en 2050, il nous en faudrait 30 » Serge LaTouche, Économiste
Extraits du film (vidéos des experts, dont deux prix nobels) :
http://www.lafindelapauvrete.com/video.html

Revue de Presse (liens vers les articles sur le site : http://www.lafindelapauvrete.com/presse.html
France Culture /// 16 décembre 2009
Hasard du calendrier, deux films sortent aujourd'hui en salle: Avatar et La fin de la pauvreté ?
Deux mondes opposés mais qui finalement racontent la même histoire: des gens qui vont coloniser une autre
planète pour y voler les richesses. Le premier film est une fiction, le second un documentaire qui
explique comment on en est arrivé à ce qu'aujourd'hui : toutes les 3 secondes une personne meurt de faim
dans le monde et plus d'un milliard d'humains vivent avec moins d'un dollar par jour.
Nadine Epstain a vu La fin de la pauvreté. Elle a rencontré le réalisateur Philippe Diaz et Jean Jacques
Beinex qui, pour l'ocasion change de casquette de réalisateur et de producteur pour être, devenir
distributeur, tant il se sent concerné
>> écouter le dossier <http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/information/dossier-du-jour/>

Le Rfi /// 15 décembre 2009
"La fin de la pauvreté ?" ou l'histoire des rapports Nord-Sud
>> lire l'article sur rfi.fr
<http://www.rfi.fr/contenu/20091215-fin-pauvrete-lhistoire-rapports-nord-sud>
Le Monde /// 15 décembre 2009
"La Fin de la pauvreté ?" : l'asphyxie des pays pauvres par le néolibéralisme
>> lire l'article sur lemonde.fr
<http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/15/la-fin-de-la-pauvrete-l-asphyxie-des-pays-pauvres-par-le
-neoliberalisme_1280554_3476.html>
BRAZIL /// #24 /// décembre 2009 /// LA FIN DE LA PAUVRETÉ ? Point d’interrogation majeur.
Critiquer un documentaire n’est, à vrai dire, pas une tâche aisée. Comment peut-on critiquer le travail
d’une personne engagée, dont le seul souhait est de délivrer un message essentiel et percutant, qui
volontiers secouera la caboche du spectateur, et le poussera à une réflexion
>> télécharger l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/brazil.pdf>
Excessif.com
Engagé et sans compromissions, La Fin de la pauvreté ? est de ces films dont on ne se remet pas !
Complémentaire de films comme We feed the world ou Walter, retour en résistance, La Fin de la pauvreté ?
éclaire mieux qu'aucun autre les dessous de notre monde, en examinant les ressorts historiques et
géopolitiques de la faim dans le monde, pour un résultat aussi passionnant qu'alarmant.
>> lire l'article sur excessif.com
<http://www.excessif.com/cinema/la-fin-de-la-pauvrete-5533506-760.html>
Premiere
La voix chaude de Charles Berling commente des images brûlantes, alarmantes, sur la pauvreté dans le
monde. Les nombreux chiffres qui rythment ce film l’attestent : la situation est catastrophique.
… là où Philippe Diaz captive, c’est dans l’analyse historique précise de la paupérisation d’une majorité
de la planète depuis les débuts de la colonisation orchestrée par l’Espagne, le Royaume Uni, la Hollande…
>> télécharger l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/premiere.pdf>
La chronique de Philippe Gavi
Je pense encore au film « La Fin de la pauvreté » qui sort le 16 décembre et que Jean-Jacques Beinex a
accepté de distribuer pour, nous dit-il, « offrir une contribution éclairée et intelligente à la
compréhension des mécanismes qui pérennisent la pauvreté dans le monde ».
>> lire la chronique de Philippe Gavi
<http://blogs.lexpress.fr/media/2009/11/le-peril-bebe-pauvrela-chroniq.php>
CADTM
En distribuant un film comme La Fin de la pauvreté ?, la société "Cargo Films", dirigée par Jean-Jacques
Beineix, revendique un idéal des plus engagés. Jean-Jacques Beineix affirme ainsi : "Comment peut-on
encore ignorer la pauvreté ?
>> lire la critique du film <http://www.cadtm.org/Critique-du-film-La-fin-de-la>
Le Post
Il y a un moment que ce film attendait d'être distribué. La sortie est annoncée pour le 16 décembre 2009.
>> lire l'article
<http://www.lepost.fr/article/2009/11/19/1798956_cinema-enfin-en-salle-le-16-decembre-2009-la-fin-de-la-p
auvrete.html>
Le Most
Dans l’actuelle veine des documentaires engagés politiquement et/ou écologiquement, Philippe Diaz jette
le pavé dans la mare.Pas de détours et d’envolées lyrique pour exprimer la gravité de la situation : il
s’agit ici de questionner mais aussi de dénoncer une situation sur laquelle les pays dit développés
semblent (à profit) fermer les yeux.
>> lire l'article <http://www.lemost.fr/index.php?page=article&ref=1&sousref=3&art=1369>
Côté Cinéma
Sorti avec succès début novembre sur les écrans américains, le film "La fin de la pauvreté ?" de Philippe
Diaz arrive en France le 16 décembre prochain. Ce long métrage américain explore les origines de la
pauvreté dans le monde, à travers un parcours ethnographique enrichi par le regard d'économistes,
politiques et autres acteurs sociaux
>> télécharger l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cotecinema.jpg>
Versus
Vive la crise ! Si les temps sont durs en cette période de gueule de bois post-krach financier (sauf pour
les banques qui continuent à faire des profits record, mais ceci est une autre histoire…), la crise
économique aura permis à de nombreux cinéastes de revenir – via le genre documentaire – sur les horreurs
du capitalisme néolibéral tentaculaire qui s’est imposé depuis une trentaine d’années dans le monde
entier. Car bien plus qu’une simple crise de l’économie, il s’agit bien de la crise d’un modèle
économique.
>> lire l'article <http://versusmag.wordpress.com/2009/12/12/la-fin-de-la-pauvrete-de-philippe-diaz/>
CADTM
La fin de la pauvreté, vraiment ?
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cadtm.pdf>
Studio Ciné Live
En gros, tout est de la faute de Christophe Colomb. Les gens qui crèvent de faim, les bidonvilles,
l'esclavage, le tiers-monde, la corruption, tout ça.
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cinelive.jpg>
Altermondes
La formulation du titre est étrange, que ce soit avec ou sans point d'interrogation, car elle suggère le
proche avénement d'un monde enfin résolu à éradiquer la pauvreté. Or ce documentaire laisse peu de place
à l'espoir.
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/altermondes.jpg>
Elle
Contrairement à Michael Moore dans "Capitalism : a Love Story", Philippe Diaz s'efface au profit des
personnes qu'il interviewe...
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/elle.pdf>
Le Canard enchaîné
Derrière ce titre peu alléchant se cache un documentaire percutant, engagé, d'une parfaite limpidité...
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/canard.pdf>
L'humanité
Histoire d'un pillage organisé. Un documentaire démonte les rouages du capitalisme, de ses origines à ses
conséquences désastreuses.
>> lire l'article <http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/humanite.pdf>
Rejoignez-nous sur >> Facebook <http://www.facebook.com/home.php?ref=logo>
Site du film (version américaine) >> The end of Poverty <http://www.theendofpoverty.com>
>> Cinema Libre Studio <http://www.cinemalibrestudio.com>
>> Cargo Films <http://www.cargofilms.com>
>> Semaine de la critique <http://www.semainedelacritique.com>
>> Fondation Robert Schalkenbach <http://www.schalkenbach.org>

Cargo Films
12-16 Villa Saint-Michel - 75018 Paris (France)
Tél : +33 (0)1 53 34 13 80
Fax : +33 (0)1 53 34 13 81
Production : prod@cargofilms.com
Distribution : dist@cargofilms.com
Informations : cargo@cargofilms.com
Relations presse : François Vila
64, rue de Seine - 94140 Alfortville
Tél : +33 (0)1 43 96 04 04
francoisvila@aol.com <http://www.cargofilms.com/> <http://www.semainedelacritique.com/>



Source : http://www.lafindelapauvrete.com/index.html

Epidémie de vaccination : On vaccine même les vaches ...

De la ferme Mille fleurs
Bonjour,
Nous, les agriculteurs sommes responsables de fournir aux consommateurs une nourriture saine. Pour continuer à le faire nous avons besoin de votre aide.
Veuillez s’il vous plaît avoir la gentillesse de lire ceci. Je serai le plus bref possible. (Pour une argumentation plus développée, veuillez voir le site de notre ferme Mille Fleurs, rubrique « billets d’humeur » http://milfleurs.free.fr)

De quoi s’agit-il ?
La FCO-FCE (Fièvre Catarrhale Européenne) est une maladie qui touche les animaux ruminants. Elle n’a rien de comparable avec la grippe H1N1 : elle est non transmissible à l’homme, non contagieuse (uniquement transmissible par piqûre), et peu pathogène pour des animaux en bonne santé. Comme dans d’autres pays (Afrique du Sud, d’où elle est originaire) les animaux développent une immunité naturelle, qui dure toute la vie. Il existe 25 formes différentes (sérotypes) de cette maladie, à ce jour.
Alors, où est le problème ?
Le Ministère de l'Agriculture a rendu obligatoire pour tous les élevages la stratégie vaccinale contre la fièvre catarrhale (le coût de la campagne de vaccination 2010 est estimé à 98.000.000€ ; il y a des gros intérêts financiers en jeu).
Ces vaccins sont fabriqués avec des adjuvants très agressifs et allergisants (hydroxyde d’aluminium et sels de mercure –thiomersal). Vraiment pas très bon pour la santé du consommateur, tout ça. Ni pour la santé de nos animaux.
La vaccination est-elle utile et efficace ?
La stratégie de vaccination devrait protéger l’animal et limiter ou éradiquer la maladie. En réalité, un animal en bonne santé n’a pas besoin d’être protégé.
Il a des moyens naturels pour se défendre tout seul.
De plus, d’une part, la vaccination contre la FCO produit une immunité vaccinale de très courte durée (6-12 mois) et doit être renouvelée tous les ans.
D’autre part, la FCO ne peut pas être éradiquée par cette stratégie, vue la présence de la faune sauvage ruminant (qu’on ne peut évidemment pas vacciner) et la grande quantité de moucherons (le vecteur de transmission de la FCO), dans nos régions.
Pourtant, il existe une solution bien simple et efficace : laisser faire l’immunité naturelle.
Le danger pour vous ?
Le risque d’une viande comportant de plus en plus d’adjuvants par l’emballement de la stratégie de vaccination. Maintenant en France il y a en général un ou deux sérotypes FCO ; mais à l'avenir, il pourrait y en avoir jusqu'à 25. Et nous ne sommes pas à l'abri de voir arriver d'autres maladies tropicales, suite à la mondialisation et au réchauffement climatique. Où allons-nous si nous devons vacciner nos troupeaux tous les ans contre toutes ces maladies ? Ne vaut-il pas mieux garder la vaccination pour des situations avec des maladies réellement dangereuses ?
Le danger et des menaces pour les animaux - et pour nous?
Comme les consommateurs de viande de la ferme Mille Fleurs le savent déjà, nous voulons défendre une nourriture et un environnement sain et une vie animale dans les meilleures conditions naturelles possibles.
C’est ainsi que nous nous battons pour la liberté vaccinale dans le cadre de la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine). Nous ne sommes pas des opposants irréductibles à la vaccination en général, mais nous sommes convaincus que dans le cas présent les éleveurs n’ont rien à y gagner et les consommateurs encore moins, bien au contraire.
Jusqu’à hier nous pensions que le pire serait une amende de 750€ par vaccin par animal (2 vaccins pour chaque animal de plus de deux mois et demi).
Donc maximum 75.000€. Ce qui voudrait dire la faillite de la ferme.
Hier nous avons découvert que les autorités ont la possibilité d’une autre intervention : une prise de sang forcée, qui peut mener à des conséquences désastreuses.
En effet dans le cas où l’examen de virologie se révèle positif pour une seule vache (par ailleurs sain), il faudra l’euthanasier et ensuite faire abattre tout le troupeau !!!
Or le test diagnostique de la FCO est connu comme peu fiable. Tout ce massacre pour une maladie pas grave en soi, et non transmissible à l’homme.
Sommes-nous seuls dans ce cas ?
En France, les éleveurs refusant la vaccination contre le FCO se sont regroupés en collectifs départementaux, liés entre eux, soutenu au niveau national par des vétérinaires. Voir leur site
http://www.giezoneverte.com
<http://www.giezoneverte.com/> .
Ce site vous fournit tous les détails pour comprendre cette situation si complexe.
Quelle stratégie pouvons nous encore adopter pour résister ?
Il reste très peu d’éleveurs qui refusent. Il est très difficile de résister contre toutes ces menaces. Nous, les éleveurs restant, avons décidé de re- demander une dérogation à l’obligation de vaccination (avant le 31 décembre 2009).
Jusqu’à maintenant toutes les demandes ont été refusées. La seule exception concerne les établissements de reproduction artificielle (où se recueille le sperme des mâles et où sont produits les embryons destinés à la transplantation). Cette dérogation découle du fait que la plupart des autres pays refusent les semences d’animaux vaccinés contre la FCO.
C’est donc une raison économique. Considérant que tous les citoyens sont égaux devant la loi, nous allons faire valoir la même argumentation : « notre clientèle refuse une viande BIO vaccinée ».
Comment nous aider ?
Pourriez- vous nous faire parvenir avant le 29 décembre 2009 un mail mentionnant que vous (client ou pas) pensez que c’est bien d’acheter la viande chez nous, parce qu’elle est Bio, saine et indemne d’hydroxyde d’aluminium et des sels de mercure – thiomersal ?
Par exemple :
Adressé à la ferme « Mille Fleurs :
« Il me parait essentiel que la viande BIO proviennent d’animaux non vaccinés contre la FCO et soit donc exempte de substances chimiques comme les adjuvants d’hydroxyde d’aluminium et des sels de mercure – thiomersal »
nom, adresse et si possible signature
S’il vous plaît, pourriez-vous transmettre ce message à vos amis, famille et collègues ?
Réunir un millier de messages, ce serait d’une grande force.
Nous ne pourrons stopper l’abus de la vaccination actuelle, interrompre le processus d’emballement d’une vaccination inutile pour cette maladie et maintenir la qualité de la viande que si les consommateurs viennent nous soutenir. Il s’agit de préserver une nourriture saine dans le futur pour nos enfants et nos petits enfants.
Merci pour tout ce que vous ferez pour aider cette cause.
Amicalement,
Pour la ferme SCEA Mille Fleurs
Jos de Wildt et Ernestine Morsink
Fouillat, 63810 CROS
Tel: 04.73.22.25.10
http://milfleurs.free.fr

e-mail : milfleurs@free.fr

Annulation de la taxe carbone : nouvel échec pour la politique pronucléaire de M. Sarkozy

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 850 associations
Communiqué du 30 décembre 2009 - Contact : 06.64.100.333


- La taxe carbonne première version visait à avantager le nucléaire par rapport aux autres énergies
- Si une nouvelle taxe est crée, elle doit inclure le nucléaire et exonérer les énergies renouvelables



Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de l'annulation par le Conseil constitutionnel du projet de taxe carbone voulu par M Sarkozy et le gouvernement Fillon. En effet, cette taxe était conçue de façon à avantager le nucléaire qui en était éxonéré. Or, le nucléaire est une des énergies les plus polluantes (*) et, à ce titre, mérite d'être traité de la même façon que le pétrole, le gaz et le charbon.

Si une nouvelle taxe sur l'énergie est crée, elle doit s'appliquer aux énergies polluantes (et donc au nucléaire) et exonérer les énergies renouvelables afin de soutenir leur développement.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle d'ailleurs que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables comme le nucléaire.

Il faut donc annuler les projets de nouveaux réacteurs nucléaires, et donc stopper le chantier du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche), mais aussi fermer les réacteurs actuellement en service, en commençant par les plus anciens, comme ceux de Fessenheim (Haut-Rhin), Bugey (Ain), et Tricastin (Drôme) qui ont dépassé les 30 ans de fonctionnement, durée maximale prévue à l'origine par EDF.
La politique nucléaire de la France accumule les graves échecs (*) et ce n'est pas une taxe carbone à la sauce Sarkozy-Fillon qui pourra changer le cours de l'Histoire : le nucléaire est archaïque, cher et dangereux : il doit laisser la place aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables.
--------------------------------------------
(*) La politique nucléaire de la France accumule les graves échecs :
- désastres industriels et financiers des chantiers EPR de Flamanville (Manche) et de Finlande
- échec des projets d'exportation de réacteurs EPR comme dernièrement à Abou Dhabi
- divers scandales concernant les déchets radioactifs et les mines d'uranium
- fuites d'uranium au Tricastin (été 2008) et sur d'autres sites nucléaires
- démantèlement à financer de 70 réacteurs nucléaires
- importations massives d'électricité tous les hivers
- etc...

--------------------------------------


Annexe :

Le nucléaire est une des énergies les plus polluantes

- Le nucléaire est responsable de la production de déchets radioactifs dont certains vont rester dangereux pendant des millions d'années
- Les centrales nucléaires rejettent dans les rivières (ou la mer) de grandes quantités de produits radioactifs (en particulier du tritium)
- Les centrales nucléaires rejettent dans les rivières (ou la mer) de grandes quantités de produits chimiques : zinc, phosphore, sulfates, sodium, chlorures, morpholine, cuivre, etc
- La filière nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre (*) et contribue donc de façon non négligeable, et croissante, au réchauffement climatique.
- Contrairement à d'autres technologies, le nucléaire ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d'électricité. Il impose donc de produire de l'énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur. Produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'un système énergétique nucléarisé. (**)
- L'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France, montre son absurdité tous les hivers : la consommation des convecteurs électriques est telle qu'il faut massivement importer de l'électricité produite par des centrales thermiques (fuel, charbon). A l'arrivée, ce système produit de grandes quantités de déchets radioactifs ET de fortes émissions de CO2.


(*) http://www.lesoir.be/actualite/sciences_sante/co2-les-vices-caches-du-2008-11-26-666685.shtml
(**)
http://www.oeko.de/oekodoc/315/2006-017-en.pdf

Toujours des sans-abris au coeur de l'hiver.

Le téléphone sonne
mardi 29 décembre 2009


Ecoutez l'émission en "podcast" ici.

Ils sont 100000 en France. Où en est le droit opposable au logement?

Faut-il réquisitionner les immeubles vacants?


invités

Karina Delli

Député européen Europe Ecologie et membre du collectif "Jeudi Noir" et "Sauvons les riches"

Jean-Baptiste Eyraud

Porte-parole du DAL (droit au logement)

Etienne Pinte

Député UMP des Yvelines

Marc-Philippe Daubresse

Député UMP du Nord et ancien secrétaire d'Etat au logement

Le 28 janvier 2010, Fernand Buron ira souhaiter les 55 ans du petit président à l'Elysée

Insulté par Nicolas Sarkozy au salon de l’Agriculture,

FERNAND BURON REVIENT, ET IL EST PAS CONTENT!


Ce jour-là, le 28 janvier 2010 Nicolas Sarkozy, né en 1955, aura 55 ans.

Moi, Fernand Buron, citoyen insulté par le petit président au salon de l'Agriculture, paysan normand retraité, j'invite tous les Français(es) qui se sont sentis outragés par cette parole à lui souhaiter ensemble un joyeux anniversaire. (Les étrangers peuvent venir aussi.) Rendez-vous le 28 janvier 2010 à 17h55 devant le 55 rue Faubourg-Saint-Honoré (Paris 8e). N'oubliez pas d'apporter vos tartes à la crème, casseroles, sifflets et surtout vos pancartes:"Casse-toi pov’ con!"

http://fernandburon.blogspot.com/

Fernand Buron.

Qui êtes-vous ?

73 ans. Agriculteur à la retraite depuis 1998, je vis à Saint-Martin-des-Besaces, dans le Calvados, avec mon épouse Odette et nos deux chiens. J'ai deux filles et un garçon (qui a repris l'exploitation familiale) et 7 petits-enfants. En 2008, j'ai fait une drôle de rencontre, qui m'a rendu célèbre bien malgré moi…