Un film de Philippe Diaz - Colonialisme, Néocolonialisme, Inégalités Nord/Sud, Racisme, FMI, Banque Mondiale, Dette du Tiers-Monde - Cannes 2009, semaine de la critique.Les conquistadors et les colonisateurs venus d'Espagne, du Portugal, du Royaume-Uni et de la Hollande se
sont approprié les richesses des Incas et des Mayas ; d’abord l’or, l’argent, les objets d’art et les
bijoux puis ils ont confisqué les terres. Une telle pratique avait commencé auparavant en Europe, où les
classes aristocratiques avaient saisi les terres des familles les plus pauvres. Les terres ont ainsi été
appropriées dans l'ensemble de l'Amérique du sud, l'Asie et l'Afrique, privant les familles de leur moyen
de subsistance.
Aujourd'hui, plus de 500 ans plus tard, des dizaines d'années après l'indépendance de leurs pays et la
mise en place d'un prétendu processus démocratique, les peuples ne les ont toujours pas récupérées. Leur
économie effondrée, les gens sont forcés de travailler pour leurs nouveaux maîtres. On estime
qu'aujourd'hui 60 à 80 millions de personnes vivent dans une situation proche de l’esclavage. Ils
travaillent parfois avec leurs familles dans les régions rurales sur des plantations, dans les mines ou
dans les villes en échange d’un peu de nourriture et d’un toit.
Les empires européens ont été bâtis sur les richesses volées aux colonies et le travail des esclaves. Les
mines d'or du Brésil et les mines d’argent de la Bolivie, comme Potosi, leur ont permis de financer leurs
révolutions industrielles. Les fortunes créées étaient telles, que la colline de Potosi fut représentée
comme la Vierge Marie dans l’art religieux. Le Pape lui-même donna l'Afrique à la couronne Portugaise et
l'Amérique du Sud à l’Espagne. Mais l’empire espagnol, endetté en raison de ses guerres saintes contre
l'Islam, a dû reverser ses richesses aux créanciers d’Europe du Nord.
Pour continuer leur appropriation des ressources, les conquistadors ont maintenu leurs colonies dans un
état de totale dépendance. Ils ont assigné une fonction à chacune des régions ou pays, comme la
production de minerais, ou de cultures comme le thé, le café, le cacao ou la canne à sucre, lesquels
devaient être exportés vers le pays colonisateur.
Cela créa pour ces pays une économie verrouillée, la survie des populations dépendait maintenant de la
mère patrie de laquelle ils devaient importer la nourriture.
Après avoir obtenu les ressources naturelles et la main d’œuvre gratuite, les Européens ont créé de
nouveaux marchés pour leurs propres productions. Ils ont séparé l’agriculture de l’industrie, empêchant
les fermiers de confectionner leurs outils, vêtements et autres ustensiles et faisant d’eux des acheteurs
de produits manufacturés. Les industries locales furent détruites et les colonies forcées d’acheter les
biens et les équipements de leurs maîtres coloniaux.
Le legs principal des colonisateurs fut le changement des mentalités, de la religion et de la culture.
Ils sont venus avec une bible dans une main et un fusil dans l’autre, imposant le christianisme par la
force, anéantissant toutes cultures indigènes.
Les conquistadors et les colonisateurs ont introduit le concept de « supériorité de race » créant des
millions de personnes marginalisées, si bien que 500 ans plus tard, les indigènes n'ont toujours pas
retrouvé leur place dans la société. Aujourd’hui encore, quand une messe est célébrée au sein la
cathédrale de Sucre, l'ancienne capitale bolivienne, les vieux indigènes qui osent entrer, s’assoient à
même le sol.
Les peuples indigènes croyaient en la propriété collective, les biens du groupe étant partagés par tous.
Mais les Européens ont imposé le concept d’intérêt individuel.
Cette accumulation de richesses dans l'hémisphère nord a créé un déséquilibre énorme rendant le Nord
extrêmement riche, permettant à l'Europe de développer ses industries et des sociétés de consommation
alors que les populations du Sud s’appauvrissaient.
Quand les pays du Sud ont gagné leur indépendance, les dettes contractées par leurs puissances coloniales
pour ouvrir de nouveaux marchés ont été transférées aux nouveaux états, en violation totale des lois
internationales. Le remboursement d'une telle dette est immédiatement devenu un fardeau que les nouveaux
états ne pouvaient assumer. La solution du Nord : plus de prêts avec d’énormes taux d’intérêt pour
rembourser la dette initiale. La dette est devenue un moyen de garder ces pays sous contrôle. Ils ont
immédiatement perdu leur souveraineté et sont même devenus encore plus dépendants du Nord qui alors
pouvait dicter politiques agricoles, commerciales et attribuer des privilèges aux entreprises étrangères,
comme les monopôles sur l’extraction des minéraux ou l’exploitation de monoculture.
Au début du 20ème siècle le Tiers Monde avait été totalement partagé entre les puissances du Nord. Mais
La grande dépression et la deuxième guerre mondiale ont forcé le Nord à reconnaître que l'économie
devenue globale exigeait des institutions pour empêcher de futures catastrophes économiques. Le Fonds
Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ont été créés dans l’objectif de stabiliser
l’économie mondiale.
Mais les années 60 / 70 ont vu la naissance de nouveaux dirigeants dans le Sud qui ont tenté d'apporter
l'indépendance économique à leurs pays. Ils ont commencé à appliquer de nouvelles politiques qui
contournaient les règles et les structures établies par les pays du Nord.
La réaction fut immédiate et tous les moyens disponibles furent employés pour ramener ces pays sous la
domination du Nord, comme par exemple les prêts de la Banque Mondiale et les programmes d’ajustements
structurels du FMI qui amèneront plus tard les crises d’Amérique Latine, d’Asie et de Russie et
plongeront des millions de personnes sous le seuil de pauvreté.
Ce nouveau modèle économique né aux Etats-Unis sera connu sous le nom de Néolibéralisme, et le set de
politiques pour l’appliquer deviendra le Consensus de Washington qui forcera les économies à laisser le
marché gouverner.
Le néolibéralisme a mis en banqueroutes de nombreuses économies du Sud qui permis au capital
international de prendre la suite. Une nouvelle forme de violence structurelle permit de maintenir ces
pays dans un état de sous-développement : celle mise en place par les dictateurs du Sud et leurs
appareils répressifs. Les « agents spéciaux » et « tueurs économiques » sont apparus comme de nouveaux
moyens plus discrets de contrôler les ressources de la Planète.
Aujourd'hui moins de 25% de la population de la planète utilise plus de 80% de ses ressources tout en
créant 70% de sa pollution.
Notre système économique a toujours été et est toujours financé par les plus pauvres. Ils nous ont
d’abord donné leurs terres et leurs accès aux ressources naturelles, puis ont financé son expansion par
le remboursement de la dette, le déséquilibre des échanges et les impôts injustes sur leurs salaires et
leur consommation. En les obligeant à surpayer l’énergie, la nourriture et autres nécessités de base, le
Nord s’assure que la pauvreté se développera et les inégalités augmenteront.
Synopsis :
Plus de 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour
2,7 milliards de personnes luttent pour survivre avec moins de 2 dollars par jour
Avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ?
S’aventurant au-delà des réponses « populaires » sur les origines de la pauvreté, « LA FIN DE LA PAUVRETÉ
? » se demande si ses véritables causes ne viennent pas d’une orchestration des pays riches pour
exploiter les plus pauvres, de l’époque coloniale à aujourd’hui.
Les peuples qui luttent contre la pauvreté répondent, condamnant le colonialisme et ses conséquences :
appropriation des terres, exploitation des ressources naturelles, dette, néolibéralisme, demande
permanente de croissance et mise en place d’un système économique dans lequel 25% de la population
mondiale utilise 85% des richesses.
Des favelas d’Amérique Latine aux bidonvilles d’Afrique, des économistes de renom, des personnalités
politiques et des acteurs sociaux révèlent comment les pays développés pillent la planète ; un saccage
qui menace ses capacités à soutenir la vie et accroît toujours plus la pauvreté.
Plus de 800 millions de personnes se couchent avec la faim tous les jours… dont 300 millions d’enfants.
Toutes les 3 secondes, une personne meurt de faim, en majorité les enfants de moins de 5 ans (Chiffre des
Nations Unies).
« Aujourd’hui, si tout le monde vivait comme les Américains, il nous faudrait 6 planètes ;
en 2050, il nous en faudrait 30 » Serge LaTouche, Économiste
Extraits du film (vidéos des experts, dont deux prix nobels) :
http://www.lafindelapauvrete.com/video.htmlRevue de Presse (liens vers les articles sur le site :
http://www.lafindelapauvrete.com/presse.htmlFrance Culture /// 16 décembre 2009
Hasard du calendrier, deux films sortent aujourd'hui en salle: Avatar et La fin de la pauvreté ?
Deux mondes opposés mais qui finalement racontent la même histoire: des gens qui vont coloniser une autre
planète pour y voler les richesses. Le premier film est une fiction, le second un documentaire qui
explique comment on en est arrivé à ce qu'aujourd'hui : toutes les 3 secondes une personne meurt de faim
dans le monde et plus d'un milliard d'humains vivent avec moins d'un dollar par jour.
Nadine Epstain a vu La fin de la pauvreté. Elle a rencontré le réalisateur Philippe Diaz et Jean Jacques
Beinex qui, pour l'ocasion change de casquette de réalisateur et de producteur pour être, devenir
distributeur, tant il se sent concerné
>> écouter le dossier <
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/information/dossier-du-jour/>
Le Rfi /// 15 décembre 2009
"La fin de la pauvreté ?" ou l'histoire des rapports Nord-Sud
>> lire l'article sur rfi.fr
<
http://www.rfi.fr/contenu/20091215-fin-pauvrete-lhistoire-rapports-nord-sud>
Le Monde /// 15 décembre 2009
"La Fin de la pauvreté ?" : l'asphyxie des pays pauvres par le néolibéralisme
>> lire l'article sur lemonde.fr
<
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/15/la-fin-de-la-pauvrete-l-asphyxie-des-pays-pauvres-par-le-neoliberalisme_1280554_3476.html>
BRAZIL /// #24 /// décembre 2009 /// LA FIN DE LA PAUVRETÉ ? Point d’interrogation majeur.
Critiquer un documentaire n’est, à vrai dire, pas une tâche aisée. Comment peut-on critiquer le travail
d’une personne engagée, dont le seul souhait est de délivrer un message essentiel et percutant, qui
volontiers secouera la caboche du spectateur, et le poussera à une réflexion
>> télécharger l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/brazil.pdf>
Excessif.com
Engagé et sans compromissions, La Fin de la pauvreté ? est de ces films dont on ne se remet pas !
Complémentaire de films comme We feed the world ou Walter, retour en résistance, La Fin de la pauvreté ?
éclaire mieux qu'aucun autre les dessous de notre monde, en examinant les ressorts historiques et
géopolitiques de la faim dans le monde, pour un résultat aussi passionnant qu'alarmant.
>> lire l'article sur excessif.com
<
http://www.excessif.com/cinema/la-fin-de-la-pauvrete-5533506-760.html>
Premiere
La voix chaude de Charles Berling commente des images brûlantes, alarmantes, sur la pauvreté dans le
monde. Les nombreux chiffres qui rythment ce film l’attestent : la situation est catastrophique.
… là où Philippe Diaz captive, c’est dans l’analyse historique précise de la paupérisation d’une majorité
de la planète depuis les débuts de la colonisation orchestrée par l’Espagne, le Royaume Uni, la Hollande…
>> télécharger l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/premiere.pdf>
La chronique de Philippe Gavi
Je pense encore au film « La Fin de la pauvreté » qui sort le 16 décembre et que Jean-Jacques Beinex a
accepté de distribuer pour, nous dit-il, « offrir une contribution éclairée et intelligente à la
compréhension des mécanismes qui pérennisent la pauvreté dans le monde ».
>> lire la chronique de Philippe Gavi
<
http://blogs.lexpress.fr/media/2009/11/le-peril-bebe-pauvrela-chroniq.php>
CADTM
En distribuant un film comme La Fin de la pauvreté ?, la société "Cargo Films", dirigée par Jean-Jacques
Beineix, revendique un idéal des plus engagés. Jean-Jacques Beineix affirme ainsi : "Comment peut-on
encore ignorer la pauvreté ?
>> lire la critique du film <
http://www.cadtm.org/Critique-du-film-La-fin-de-la>
Le Post
Il y a un moment que ce film attendait d'être distribué. La sortie est annoncée pour le 16 décembre 2009.
>> lire l'article
<
http://www.lepost.fr/article/2009/11/19/1798956_cinema-enfin-en-salle-le-16-decembre-2009-la-fin-de-la-pauvrete.html>
Le Most
Dans l’actuelle veine des documentaires engagés politiquement et/ou écologiquement, Philippe Diaz jette
le pavé dans la mare.Pas de détours et d’envolées lyrique pour exprimer la gravité de la situation : il
s’agit ici de questionner mais aussi de dénoncer une situation sur laquelle les pays dit développés
semblent (à profit) fermer les yeux.
>> lire l'article <
http://www.lemost.fr/index.php?page=article&ref=1&sousref=3&art=1369>
Côté Cinéma
Sorti avec succès début novembre sur les écrans américains, le film "La fin de la pauvreté ?" de Philippe
Diaz arrive en France le 16 décembre prochain. Ce long métrage américain explore les origines de la
pauvreté dans le monde, à travers un parcours ethnographique enrichi par le regard d'économistes,
politiques et autres acteurs sociaux
>> télécharger l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cotecinema.jpg>
Versus
Vive la crise ! Si les temps sont durs en cette période de gueule de bois post-krach financier (sauf pour
les banques qui continuent à faire des profits record, mais ceci est une autre histoire…), la crise
économique aura permis à de nombreux cinéastes de revenir – via le genre documentaire – sur les horreurs
du capitalisme néolibéral tentaculaire qui s’est imposé depuis une trentaine d’années dans le monde
entier. Car bien plus qu’une simple crise de l’économie, il s’agit bien de la crise d’un modèle
économique.
>> lire l'article <
http://versusmag.wordpress.com/2009/12/12/la-fin-de-la-pauvrete-de-philippe-diaz/>
CADTM
La fin de la pauvreté, vraiment ?
>> lire l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cadtm.pdf>
Studio Ciné Live
En gros, tout est de la faute de Christophe Colomb. Les gens qui crèvent de faim, les bidonvilles,
l'esclavage, le tiers-monde, la corruption, tout ça.
>> lire l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/cinelive.jpg>
Altermondes
La formulation du titre est étrange, que ce soit avec ou sans point d'interrogation, car elle suggère le
proche avénement d'un monde enfin résolu à éradiquer la pauvreté. Or ce documentaire laisse peu de place
à l'espoir.
>> lire l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/altermondes.jpg>
Elle
Contrairement à Michael Moore dans "Capitalism : a Love Story", Philippe Diaz s'efface au profit des
personnes qu'il interviewe...
>> lire l'article <
http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/elle.pdf>
Le Canard enchaîné
Derrière ce titre peu alléchant se cache un documentaire percutant, engagé, d'une parfaite limpidité...
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http://www.lafindelapauvrete.com/downloads/presse/canard.pdf>
L'humanité
Histoire d'un pillage organisé. Un documentaire démonte les rouages du capitalisme, de ses origines à ses
conséquences désastreuses.
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