dimanche 1 août 2010

Fêtons la retraite à 60 ans !

Avoir sa retraite complète à 60 ans n’est pas un privilège !


Mercredi 4 Août, à Villefranche de Rouergue

Place de la République à 19h30

Fêtons la retraite à 60 ans !


Les privilégiés ont peur,(comme le 4 août 1789 !) Les financiers veulent nous faire peur


Les privilégiés veulent nous déposséder Nous n’avons pas peur


Solidaires, nous résisterons aux saccages sociaux

La xénophobie de Nicolas Sarkozy menace la démocratie

Communiqué LDH

Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d’origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l’insécurité.

Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu’il aggrave l’insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d’agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.

En se livrant, à quelques jours d’intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d’origine étrangère les causes de l’insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.

Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.

Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.

Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.

Paris, le 30 juillet 2010.

Source : http://www.ldh-france.org/La-xenophobie-de-Nicolas-Sarkozy

Roms et gens du voyage : l’histoire d’une persécution transnationale

Le Monde diplomatique - Jeudi 29 juillet 2010

Céline Bergeon / Universimté de Poitiers, Migrinter

« Comment se fait-il que l’on voit dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » (1) Tels étaient les mots de M. Nicolas Sarkozy en 2002, alors qu’il était ministre de l’intérieur et fermement décidé à traiter le « problème rom ». Suite à ces déclarations, de nombreux camps roms sont démantelés, sous prétexte de l’illégalité de leur présence sur le territoire français. Mais, rapidement rattrapé par « une procédure à laquelle personne ne comprend rien » (2), M. Sarkozy fait alors de la « question rom » une affaire personnelle (3), multipliant les démantèlements de bidonvilles (4) et les accords bilatéraux de contrôle, notamment avec la Roumanie. Le motif de l’illégalité de présence s’efface au profit de celui de la criminalité et pose les Roms comme une population extrêmement problématique, nourrissant le débat sécuritaire qui se développe en France depuis les années 2000.

Les événements de Saint-Aignan – l’attaque d’une gendarmerie par des jeunes de la communauté rom (5), suite à la mort d’un jeune homme de 22 ans, Luigi Duquenet, abattu par les gendarmes dans la nuit du 16 au 17 juillet après avoir forcé un barrage – font resurgir le dossier de façon explosive. Au point que M. Sarkozy organise le 28 juillet une réunion spéciale à l’Elysée sur « les Roms et les Gens du Voyage », soulevant une forte indignation dans les associations et les communautés visées.

L’amalgame fait par le président de la République entre les gens du voyage et les Roms (6), autant critiqué par le monde associatif que par les chercheurs, et fortement contesté par les Roms et les gens du voyage eux-mêmes, met à jour une affaire délicate. En témoigne la multiplicité des dénominations qui existent au sein de l’Europe pour désigner ces populations (7).

Car, si les gens du voyage sont pour la plupart des citoyens français dont le mode de vie reste difficile à saisir, notamment de par leur mobilité, les Roms sont quant à eux des migrants, provenant essentiellement d’Europe centrale et des Balkans. Le regroupement hasardeux de ces deux populations dans des politiques publiques homogènes, qu’elles soient d’accueil ou sécuritaires, renforce d’autant plus cet amalgame. Les gens du voyage semblent confrontés au problème majeur de la différence et de l’altérité au sein des sociétés sédentaires, tandis que les Roms s’inscrivent dans une problématique d’immigration et de circulation au sein de l’Union européenne, fuyant la discrimination et la misère qu’ils subissent dans leur pays d’origine (8).

La réunion de ces deux populations sous le signe d’une apparente délinquance commune laisse entrevoir un durcissement de la répression en France. De nombreux exemples, à l’extérieur de nos frontières, montrent déjà des situations plus que dramatiques. En 2006, le parti politique bulgare Ataka, porté par Volen Siderov, n’hésite pas à faire campagne sur les Roms et en appeler à « transformer les Tziganes en savon » (9). L’anti-tziganisme gagne peu à peu du terrain eu Europe, comme en témoignent les expéditions punitives dans les bidonvilles de Naples et de Rome (10) en 2008. Toujours en Italie, les actes racistes et romophobes sont quotidiens : un tract appelait, en mai 2008, au « lancement de la saison… de la chasse aux animaux sauvages migrateurs comme les Roumains, les Albanais, les Kosovars, les Musulmans, les Afghans, les Tziganes et les extra-communautaires en général ».

Le désordre français est à l’image de celui qui existe dans le contexte européen. Roms et gens du voyage restent des boucs émissaires et sont l’objet de persécutions transnationales. Prétendant faciliter la libre circulation de ses citoyens, l’Europe semble paradoxalement se replier et se refermer sur elle-même lorsqu’il s’agit de la minorité rom (11).


(1) Nicolas Sarkozy, Assemblée Nationale, 10 juillet 2002.

(2) « 29 Roms de nouveau expulsables », Le Figaro, 9 décembre 2002.

(3) Lire « Sarkozy, les médias et l’invention de la “mafia roumaine” », par Caroline Damiens, Les mots sont importants, avril 2005.

(4) Citons entre autres les expulsions du bidonville de Voie des Roses à Choisy (3 décembre 2002) ; Achères (6 mars 2003) ; La Briche, Saint-Denis (27 mars 2003) ; Montreuil (16 avril 2003) ; l’Industrie, Saint-Denis (28 avril 2003).

(5) « Violente attaque d’une gendarmerie dans le Loir-et-Cher, » Le Monde, 20 juillet 2010.

(6) « Gens du Voyage : les amalgames du gouvernement », Le Monde, 21 juillet 2010 ; « Roms et gens du voyage, briser l’engrenage de la violence », Le Monde, 27 juillet 2010.

(7) « Les Rroms dans le contexte des peuples européens sans territoire compact » (PDF), par Marcel Courthiade, Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2003.

(8) « Les Roms du canal de l’Ourcq », par Marc Laimé, Carnets d’eau, 17 mai 2010.

(9) « Les Roms, “étrangers proches” des Balkans », par Laurent Geslin, juillet 2008.

(10) « Roms et gens du voyage, briser l’engrenage de la violence », Le Monde, 27 juillet 2010.

(11) « L’Europe et ses frontières paradoxales », par Philippe Rekacewicz begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting, Visions cartographiques, 27 novembre 2006.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-29-Roms

Lima : quand l’eau est un luxe

Excellent documentaire,
encore visible sur le net!


http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/arte-reportage/3333634.html

Dernière diffusion TV
: Samedi 24 juillet 2010 à 19h15 sur ARTE

De Michael Unger, Thomas Vollherbst, Jorge Vera, Frédéric Grimm - ARTE

Ils ressemblent à d'immenses filets de volley-ball, abandonnés sur les tristes collines surplombant Lima, mais pour certains bidonvilles, les "attrape-brouillard" sont la réponse à un défi de toujours : comment trouver de l'eau sur une côte désertique.

Lima est la ville la plus étendue sur un désert, avant Le Caire. Le climat y est plus frais que celui de villes situées à la même latitude et à la même altitude dans d'autres parties du monde. Mais il y pleut environ 10 minutes par an. Un «désert humide», mais pas assez d'eau pour les 8,3 millions d'âmes d'une métropole saturée.

Les réseaux de distribution ne sont pas installés partout, ceux qui en bénéficient - les quartiers riches - paient l’eau à un coût moindre, l’acheminement étant par nature plus facile que par camions citernes.

Tous les matins, les habitants pauvres achètent leur eau au camion-citerne et la conservent dans un récipient en ciment.

Le problème de l’eau au Pérou, et plus particulièrement dans la ville de Lima, est avant tout lié aux flux migratoires. Chaque jour, des centaines de nouvelles personnes venues de la montagne pour chercher du travail, s’installent sur les flancs des collines, dans des bidonvilles où l’eau et l’électricité n’existent pas.

La crise est une crise humaine


Un message de Pierre Rabhi
envoyé par supervielle.

Résister, c'est créer.
Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées.

Croissance verte ou développement humain ?

Il ne suffit pas de verdir la croissance pour la rendre durable. Une nouvelle vision du développement appelle d’autres indicateurs de richesse.

-> Lire l’article de Bernard Perret

L’EPR : un désastre financier et industriel majeur

Communiqué de presse du 30 juillet 2010

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 879 associations agréée pour la protection de l'environnement


Contact presse : François Mativet, 06 03 92 20 13

EDF confirme aujourd’hui un retard de 2 ans dans la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. A supposer que l’industriel parvienne à achever ce chantier chaotique, l’entrée en service commercial de ce réacteur ne se ferait pas avant 2014.

Ce retard s’accompagne d’un surcoût d’au moins 2 milliards d’euros. L’EPR français coûtera donc au bas mot 5 milliards, au lieu des 3,3 milliards annoncés initialement. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que l’EPR en construction en Finlande accuse plus de 44 mois de retard pour un surcoût de 3 milliards, soit un doublement du coût prévu au départ [1].

Au total, ce sont donc déjà 5 milliards d’euros de surcoût qui seront à la charge des contribuables français. A l’heure où l’Etat prétend vouloir réduire le déficit budgétaire de la France, il est urgent de mettre fin à ce gaspillage des fonds publics en abandonnant immédiatement le projet EPR.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" constate que le rapport Roussely épingle sérieusement la compétence d’Areva : "la complexité de l'EPR […] est certainement un handicap pour sa réalisation et donc ses coûts" [2]. Il y a 2 jours à peine, l’autorité de sûreté nucléaire états-unienne a elle aussi mis en cause la conception de l’EPR. Elle critique la trop grande complexité du système et le manque de redondance de certains dispositifs de sécurité [3].

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", Areva a si mal conçu son réacteur qu’elle est incapable de le construire, et l’EPR est, d’ores et déjà, un désastre industriel et financier majeur. La déroute de l’EPR confirme l’impasse économique et énergétique que représente la filière nucléaire.

Il est démontré qu'à investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables génèrent 15 fois plus d’emplois et 2 fois plus d'électricité que l'EPR [4]. En accaparant les investissements publics, le nucléaire empêche la mise en place d'une politique énergétique respectueuse de l’environnement et de l’emploi. La classe politique française doit renoncer au plus vite à cette technologie dangereuse, inefficace et trop coûteuse.

Contact presse : François Mativet, 06 03 92 20 13

Notes :

[1] Reuters, 7 juin 2010 ; "Start-up of Finnish EPR pushed back to 2013", World Nuclear News, 8 juin 2010, http://www.world-nuclear-news.org/NN-Startup_of_Finnish_EPR_pushed_back_to_2013-0806104.html

[2] http://www.elysee.fr/president/les-actualites/rapports/2010/synthese-du-rapport-sur-l-avenir-de-la-filiere.9375.html

[3] http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-controle-commande-de-l-epr-soucie-encore-areva,18349

[4] Les 7 vents du Cotentin, "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest. Quelles alternatives à l'EPR ?", 2006, http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alternatives-au-reacteur-EPR.html


--

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 879 associations,

agréée pour la protection de l’environnement

9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04 - France

Tél : 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04

http://www.sortirdunucleaire.fr


NS relance le débat sur l'identité nationale

"Tenir Tête"

Diffusion du film

de Julia Cordonnnier

sur France 2 Dimanche 8 août à 23h45

Tenir tête a été diffusé en novembre 2009 au cinéma l'Ecran dans le cadre du Festival Cinébanlieue, si vous ne l'avez pas encore vu, voici une occasion de le découvrir...

http://tenir-tete.blogspot.com/


Tenir Tête

de Julia Cordonnnier

France/2009/1h05
Avec Salim Kechiouche, Sabrina Ouazani, Zohra Benali, Olivia Barreau, Rodolphe Saulnier, Nina Seul, Alaa Oumouzoune, Kader Boukhanef, Arthur Paikine, Yassin Tadlaoui, Mabrouk Gaoui, Gabriel Defrocourt, Serge Requet Barville, Silvia Cordonnier, Emmanuelle Fernandez, René Remblier, Béatrice Laout, Sarah Krispil, Sarah Cohen-Hadria, Sabine Cisse, Bruno Versaille, Issa N'Diaye, Yannick Kinoo, Alli Yaya Boukhelif, Nicolas Buchoux, Eric Wagner, Christian Van Tomme, Lucie Bertaud, Marese Hassani, Deva Reymond, Martial Byl.


Samra, aide soignante à l'hôpital, vit avec sa mère à Aubervilliers dans un vieil immeuble du Landy, quartier du Stade de France en pleine rénovation. Son frère Karim, fragilisé par des emplois précaires, a quitté le domicile familial six mois auparavant. Il faudrait pourtant que le frère et la soeur se rapprochent pour contrecarrer l'action d'un propriétaire avide prêt à expulser sans contrepartie la mère de son appartement. Mais la blessure créée par cet éloignement pèse sur leurs relations...


C’est l’histoire de deux jeunes gens dont les corps travaillent… Deux jeunes gens qui exécutent au quotidien des tâches que d’autres refusent d’accomplir. Parce que ces tâches sont pénibles, souvent méprisées et mal payées.
C’est l’histoire de leurs deux corps qui résistent et qui se dépassent dans le sport. Parce que le sport les protège du dehors et d’eux-mêmes depuis l’enfance.
C’est l’histoire de deux enfants qui ont perdu leur père.
C’est l’histoire de ce père qui manque.
C’est l’histoire d’un regard de fille qui croise celui d’un garçon et l’histoire d’un regard de garçon qui croise un regard de fille.
C’est l’histoire d’une ville ouvrière dont on fait tomber les vieux murs, une ville qu’on reconstruit peu à peu à neuf pour accueillir de nouveaux habitants.
C’est l’histoire d’une ville qui change de paysage et de population et que certains exclus de cet avenir refusent de quitter.
C’est l’histoire de l’argent qui ne reste jamais longtemps dans la poche et circule de main en main.
C’est l’histoire d’un monde qui ne pense plus qu’à jouer au poker ou aux courses, en espérant trouver de l’or.
C’est l’histoire d’un monde qui adule ceux qui ont tout et qui méprise ceux qui n’ont rien.
C’est l’histoire de deux jeunes gens qui sont blessés par ce monde et qui décident de ne plus le laisser faire.


Festival Cinébanlieue 2010

La cinquième édition du FESTIVAL CINÉBANLIEUE se déroulera du 3 au 14 novembre 2010 au cinéma l'Ecran, au Reflet Médicis et à l'Université Paris 13. Le parrain du festival est cette année Tony Gatlif. Cinébanlieue proposera un panorama de films sur les Rroms et sera consacrée aux liens entre la nature et les villes.

Site : http://cinebanlieue.blogspot.com/