vendredi 30 décembre 2011

Créer, c'est résister. Résister, c'est créer.

Bonjour,

hier, les articles publiés antérieurement sur le Blog du CnR MP ont mystérieusement disparus.
Une notification a été envoyé à l'hébergeur pour réparer au plus vite.

Nous vous demandons de bien vouloir nous excuser pour la gène occasionnée.

Pour info, il y a eu 6000 visites du Blog le mois dernier. Les internautes proviennent à 50 % de France puis viennent dans l'ordre, Etats Unis (500), Allemagne (300 +), depuis peu la Suisse (200+), la Russie, la Belgique l'Espagne, le Brésil, l'Ukraine, l'Italie...(Peu de l'hémisphère sud)
L'article le plus lu ce mois ci est "l'énergie libre, l'eau", puis "De Marseille à Hambourg la chasse aux pauvres se généralise" et "Banques les folles rémunérations des dirigeants."
L'article le plus lu depuis la création de ce Blog en mai juin 2009 est "Travailler moins pour gagner plus" !
Puis, vient "l'Appel national du campement de la résistance pour nos libertés" et la Cagoule, le fascisme français qui a voulu assassiner Blum puis renverser le Front Populaire".
Le site a été visité + de 70000 fois en 2 ans et demi.

Nous espérons ainsi avoir contribué jusque là à diffuser de l'info, à soutenir des initiatives et à développer une dynamique citoyenne créatrice d'un autre projet de société émancipatrice des individus et des Peuples !

Nous vous souhaitons toujours aussi réactif et déterminé partout là où ca se passe ... dans la rue, les assemblées populaires, les AG, au café, dans les festivals... pour que ça change et qu'enfin nous prenions en charge les vrais enjeux qui se posent à nous.

Et si vous en doutez encore, lisez et relisez le Blog, parcourez nos liens internet et occupez le(s) terrain(s).

Occupons la place, Occupy everywhere !

Ce blog a été conçu pour être contributif.

Aujourd'hui, l'équipe de diffusion s'est étoffée et nous publions des articles et communiqués provenant de sources multiples qui nous paraissent contribuer à mener une lutte créatrice d'une alternative citoyenne.

Je vous invite à vous rapprocher du correspondant CnR le plus proche de chez vous pour lui transmettre vos info.

Plutôt que l'alternance nous privilégions l'alternative.

Aussi, afin de tisser des ponts entre toutes nos résistances que nous voulons créatrices (Créer, c'est résister. Résister, c'est créer) et agir ensemble pour ré exister autrement ensemble. (Créer, c'est ré exister) je vous invite à signer l'appel issues de nos journées de BAX ( FAITES DE LA RESISTANCE) en juin dernier :



Nous souhaitons par là construire ensemble des coopérations entre nos initiatives respectives afin de contribuer progressivement à la construction d'un autre monde ici et maintenant.

Nous projetons d'implanter un lieu d'accueil en Midi Pyrénées afin de mettre en application nos initiatives.
Nous vous informerons régulièrement de l'évolution du projet et comme d'habitude nous vous appellerons à coopérations pour soutenir les initiatives que nous mettrons en place dans les prochains mois qui risquent d'être encore plus difficile sur le plan social et démocratique...

Alors, plutôt que d'espoir, nourrissons nous de projets et d'actions créatrices qui contribuent au mieux être individuel et collectif, dans un développement harmonieux de l'humanité de notre planète et de l'univers.

Nous pouvons unir nos singularités pour un mieux être individuel et collectif.
La réalité sociale, écologique et politique de notre pays et plus largement de l'Europe voire de la planète nous y obligent !



Coalisons nos résistances et agissons ensemble pour développer une alternative politique citoyenne qui relève les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps.

Lisez, diffusez, exprimez vous, et surtout allez à la rencontre de l'autre.

...et n'oublions pas que Créer, c'est résister. Résister, c'est créer.

Construisons ici et maintenant l'alternative citoyenne.

FAITES DE LA RESISTANCE

Occupons la place
Occupy everywhere !


ff, correspondant du CnR31
Contact : cnr31@orange.fr

Les idées du patronat : Un CDD de 30 mois ... fossoyeur du CDI ?

Source : Le Figaro

Devant l'augmentation constante des chiffres du chômage, on assiste au début d'un concours Lépine des idées patronales. Dernière idée de la CGPME : Porter la durée des CDD à 30 mois pour mieux ... euthanasier le CDI !

Ne cherchez pas de réactions ou de communiqués concernant les chiffres du chômage du mois de novembre 2011 sur les sites web du Medef ou de la CGPME, il n'y en a pas ! A croire, que seul le gouvernement est responsable du chômage à temps complet ou partiel de 4 510 500 français.

Il faut dire que depuis toujours, les deux organisations patronales ont trouvé « d'excellentes raisons » pour justifier le fait ... de ne pas recruter.

Deux exemples significatifs ?

Le 29 mai 1986 : Suppression de l’autorisation administrative de licenciement qui, selon Philippe Seguin, alors Ministre des affaires sociales, faisait obstacle à l'emploi ! « (...) Ce texte repose sur l’idée que l'absence de flexibilité dans la gestion de l'emploi décourage l'embauche. La suppression de l'autorisation administrative de licenciement vise avant tout à donner une latitude plus importante aux chefs d'entreprise pour gérer leurs effectifs (...) »

Remplacé par la notion de licenciement économique qui : « (...) peut être individuel ou collectif, et suit une procédure variable selon le nombre de salariés licenciés, la taille de l'entreprise, et l'existence d'institutions représentatives du personnel dans l'entreprise (...) »

Qui a donné les plans sociaux rebaptisés : Plans de sauvegarde de l'emploi, jugés pas assez souple, ni assez réactifs et surtout trop onéreux par le Medef, qui obtenait en 2008 la mise en place officielle de la rupture conventionnelle, devenue rapidement un outil pour se délester des salariés âgés.

Salariés âgés dont le licenciement était, jusqu'à la suppression (1er janvier 2008 ) définitive, de la contribution Delalande, plus coûteuse et obligeait les entreprises au : « (...) versement d'une cotisation versée à l'assurance-chômage pour le licenciement d'une personne ayant atteint un certain âge et dont les chances de retrouver un emploi sont faibles (...) »

Selon Gérard Larcher, elle était : « (...) considérée comme étant « un frein à l'embauche » des seniors . « (...) le principe est malheureusement dans les têtes et dissuade certains employeurs d'embaucher des seniors »

Ce qui faisait dire, à Jean-François Roubaud, de la CGPME : « (...) La suppression progressive de la contribution Delalande à l'horizon 2010 est une grande avancée (...) Cette taxe se révélait clairement un frein à l'emploi. Sa levée devrait fortement favoriser le recrutement des seniors (...) » Il en profitait à l'époque pour vanter le fameux CDD senior.

Résultats des courses, écrivait Senior Actu : « (...) 20 contrats signés en treize mois et demi » A tel point que Xavier Bertrand déclarait : « Les contrats seniors avaient été mis en place entre le patronat et les syndicats, vous voyez le brillant succès... 20 ont été signés (...) il faut changer de logique »

Et qu'en est-il de la logique de 2011 ?

Si du côté du Medef, on s'enthousiame à l'idée d'accords compétitivité/emploi, c'est à dire une légalisation du chantage à l'emploi, du côté de la CGPME, on vient de proposer : « (...) de porter la durée maximale des contrats à durée déterminée de 18 à 30 mois, en raison des incertitudes liées à la crise de la dette qui dissuadent les petites et moyennes entreprises de les transformer en contrats à durée indéterminée (...) »

Quels sont les actuelles obligations des employeurs, vis à vis des embauches en CDD ?

« (...) Un contrat à durée déterminée (CDD), quel que soit le motif, ne peut avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Un CDD ne peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire (...) » nous dit Service Public

Il ne peut, sauf exceptions durer plus de 18 mois, et doit toujours correspondre au : « Remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu » Dans le cas contraire, il peut être requalifié en CDI.

Par ailleurs, précise le site Casamap : « (...) La rupture de contrat est difficile voire impossible avant son terme et des frais supplémentaires sont engendrés par le paiement d'une indemnité de précarité (...) »

Ce qui n'a pas pourtant pas l'air d'inquiéter la CGPME qui, comme le pense le blog Dans le collimateur, pourrait bien suggérer quelques aménagements au CDD à rallonge, lors du sommet social du 18 janvier : « (...) Qui dit CDD « long » dit remaniement de tous les paramètres du CDD. D'abord, cet allongement équivaudrait à accepter que l'emploi d'un CDD serve à occuper un poste permanent, qui aujourd'hui est l'apanage du CDI (...) Comme il peut se passer bien des choses dans l'entreprise et dans les relations professionnelles avec l'employeur, la CGPME demandera que le mode de rupture actuel du CDD soit aussi revu : elle souhaitera que la rupture ne soit plus motivée, que les indemnités de fin de contrat soient allégées (...) Et puis, bien entendu, plus question de requalifier en CDI le contrat de travail après plusieurs CDD consécutifs (...) »

Et le blog d'ajouter : « (...) En fait, ce n'est pas de l'enjeu économique lié au carnet de commandes dont il est question (...) Les intégristes libéraux savent mieux que nous que cet accroissement de la flexibilité n'est pas la réponse à la baisse du chômage et à la lutte contre la concurrence internationale, mais ils veulent le faire croire. Ils veulent simplement sanctuariser cette proportion grandissante de salariés précaires naviguant entre intérim et CDD (...) »

Liberté, égalité et ... précarité en quelque sorte ...

Le Figaro

Une affaire et quatre enterrements

Sondages de l’Elysée

Source : le Blog du Diplo.

La célèbre formule de Georges Clemenceau — « Quand on veut enterrer un problème, on crée une commission » — mérite d’être une nouvelle fois répétée parce qu’elle est dépassée. Il semble qu’aujourd’hui, on ne se donne même plus cette peine : on enterre les commissions… Comment faut-il comprendre en effet l’abandon d’une commission d’enquête sénatoriale sur les sondages de l’Elysée ? Le groupe PS qui en avait lancé l’initiative le 8 novembre dernier vient d’y renoncer, par la voix du sénateur André Vallini. C’est un troisième enterrement. Par deux fois en effet, une tentative avait échoué à l’Assemblée nationale ; la première menée par la commission des lois (26 novembre 2009), la deuxième par la commission des finances (26 janvier 2010). Quelle puissante raison empêche de mettre en œuvre une disposition constitutionnelle récente (réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008) ? La première fois, il avait fallu attendre un nihil obstat très lent du garde des sceaux (6 novembre 2009) pour vérifier qu’aucune action en justice n’interdisait au Parlement de créer une commission d’enquête. Michèle Alliot-Marie s’y opposait pourtant. Pour une autre raison, le président de l’Assemblée Bernard Accoyer refusait. Premier enterrement.
La commission des finances ne se heurtait pas à cet obstacle. Une fois la commission d’enquête constituée, sa majorité avait cependant limité, à la demande du rapporteur UMP Yves Carré, le périmètre de l’enquête en excluant le contrôle des finances de l’Elysée. A la majorité simple. Elle contournait ainsi l’article 141-3 du règlement de l’Assemblée nationale qui prévoit que « la demande de création d’une commission d’enquête peut être rejetée à la majorité des trois cinquièmes des membres de l’Assemblée ». Cette clause de majorité qualifiée était censée permettre à l’opposition d’imposer une commission contre un éventuel blocage majoritaire. Le vote était donc acquis, en violation de l’esprit même de la réforme constitutionnelle pourtant adoptée peu de temps auparavant. Le groupe PS, par la voix de son président Jean-Marc Ayrault, renonçait à la création de la commission d’enquête (26 janvier 2010). Deuxième enterrement.
Doté d’une nouvelle majorité, le Sénat semblait pouvoir enfin créer cette commission d’enquête sur les sondages de l’Elysée. Or, le sénateur André Vallini, à l’origine de l’initiative, vient d’annoncer son retrait (8 décembre 2011). Selon le règlement du Sénat, « il ne peut être créé de commission d’enquête sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours » (ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 modifiée par l’article 3 de la loi n° 91-698).
En l’occurrence, la raison est l’existence d’une procédure engagée par l’association Anticor auprès de la cour de Cassation. Le parquet avait classé sans suite sa plainte pour favoritisme déposée en février 2010 pour infraction au code des marchés publics au motif que l’irresponsabilité pénale dont jouit le chef de l’Etat « doit s’étendre aux actes effectués au nom de la présidence de la République par ses collaborateurs ». Anticor avait alors déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction afin de court-circuiter le parquet (11 novembre 2010). Le juge Serge Tournaire a rendu une ordonnance favorable à l’ouverture d’une instruction (9 mars 2011). Cependant, le parquet en a obtenu l’infirmation par un arrêt du 7 novembre 2011 de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris. L’association Anticor annonçait immédiatement se pourvoir en cassation alors que, le lendemain, le sénateur André Vallini annonçait l’ouverture d’une commission d’enquête sénatoriale. Or, selon le sénateur, l’action en cassation, pourtant antérieure, interdirait la création d’une commission d’enquête.
L’association Anticor et le groupe PS visant apparemment le même objectif de transparence, la situation est pour le moins cocasse, qu’on pourrait traduire par l’adage : « à deux, on se gêne ». Vaguement ridicule. Sans vouloir présager de la décision de la Cour de cassation, mais sans pouvoir en douter non plus, la décision sera rendue après l’élection présidentielle. Le troisième enterrement était à peine consommé que le quatrième était programmé.
Au-delà de l’affaire, ces péripéties ont l’avantage d’attirer l’attention sur une clause dont on se demande si elle est seulement compatible avec l’existence de toute commission d’enquête. L’association Anticor a fait remarquer qu’il était contradictoire d’invoquer une information judiciaire en cours alors que le parquet a justement refusé l’ouverture d’une instruction au motif d’immunité présidentielle. Mais que faut-il entendre par « poursuites judiciaires » ? Ainsi, l’assignation en justice pour diffamation publique intentée par Patrick Buisson contre Libération et votre serviteur, jugée en première instance en défaveur du conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a interjeté appel, pourrait-elle être opposée à la création d’une commission d’enquête ? Quelle que soit la réponse, ce cas attire l’attention sur une autre bizarrerie du règlement du Sénat. Si le responsable de l’empêchement parlementaire vise le même objectif de transparence que la commission d’enquête, on peut imaginer que la poursuite judiciaire soit engagée par quelqu’un qui vise à empêcher la constitution d’une commission d’enquête. Dans ces conditions, aucune commission d’enquête ne viendra se mêler des sujets sensibles avant longtemps.
Or cela permet des manœuvres déloyales. Ainsi, en interjetant appel dans l’affaire des sondages de l’Elysée, Patrick Buisson, irresponsable pénal comme cocontractant de l’Elysée, mais aussi conseiller spécial de Nicolas Sarkozy dont on ne peut douter qu’il agit sur ordre, empêche toute manifestation de la vérité. Autrement dit, l’irresponsabilité pénale interdit aux accusés de prouver ce qu’ils affirment. Les juristes évoquent une rupture d’égalité. Cela n’empêche nullement de continuer de mener l’action. En l’espèce, l’hypothèse de financement illicite qui a valu la poursuite en diffamation ne peut être étayée par des pièces matérielles qui ne sont pas accessibles à cause de l’immunité présidentielle. Comme toute la vérité sur des pratiques sur lesquelles la lumière devrait être faite dans toute démocratie qui se respecte.
J’ai par exemple essayé d’enquêter sur un push poll particulièrement intéressant puisqu’il avait permis au Figaro, quelques jours avant l’élection européenne de 2009, de titrer que Nicolas Sarkozy était populaire en Europe [1]. Or, ce sondage était doublement manipulateur, d’une part, en ne prenant pas en compte la population nationale dans le seul cas de Nicolas Sarkozy, alors que les sondés de chaque pays pris en compte étaient interrogés sur la popularité de leur propre dirigeant, et, d’autre part, en ne corrigeant pas selon la taille des populations (l’Allemagne est par exemple deux fois plus peuplée que l’Espagne). Sans ces dispositions, la popularité de Nicolas Sarkozy passait au-dessous de 50 % et interdisait le titre du Figaro. Ce n’était donc pas « la titraille » qui était en cause, comme s’en défendait OpinionWay, mais bien le sondeur lui-même. Ce sondage n’entrait pas dans le contrôle de la Cour des comptes effectué sur l’année 2008 et révélé par son rapport du 16 juillet 2009. Pourquoi aurait-il été conçu autrement que les précédents sondages réalisés par OpinionWay, payés par Publifact, la société de Patrick Buisson, et donc par l’Elysée, et enfin publiés dans Le Figaro ? Si tel était bien le cas, cela signifie que l’Elysée finançait non seulement des sondages à la presse en toute discrétion, mais avait financé au moins un sondage délibérément… truqué.
Mais comment le savoir ? Ayant été consulté pour expertiser les listings des sondages de l’Elysée de l’année 2008, qui avaient fait l’objet du contrôle de la Cour des comptes, j’ai demandé au rapporteur de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean Launay, d’obtenir les listings de l’année 2009 auprès du directeur de cabinet de la présidence, qui venait de fournir avec obligeance les listings 2008. Ces listings ont bien été remis. Mais, contrairement aux listings de 2008, immédiatement livrés, il fallut attendre plusieurs semaines pour les obtenir. Ils étaient tout à fait décevants, car aucun objet des sondages n’était indiqué. Sachant qu’une régularisation avait été opérée au cours de l’année 2009, il était plaisant d’observer que les listings étaient parfaitement homogènes du début à la fin de l’année. Il restera donc impossible de savoir si l’Elysée a bien payé, par Publifact interposé, un sondage manipulateur avant une élection. Par une sorte de secret défense étendu à tout ce qui concerne le président de la République, l’immunité ne sert donc pas seulement à empêcher la mise en cause pénale du président, de ses commettants et des cocontractants de l’Elysée, mais à empêcher toute transparence sur la gestion des affaires publiques et, accessoirement, à attaquer en diffamation des adversaires empêchés de se disculper par la soustraction légale des preuves.

 

 

Notes

[1] Cf. « Comment Opinion Way truque un sondage », Observatoire des sondages, 31 mai 2009.

Source : http://blog.mondediplo.net/2011-12-18-Une-affaire-et-quatre-enterrements