Le DAL, membre du réseau No-vox, a été informé des faits suivants :
- -À San région de Segou, les 23 et 24 juillet 2011, les paysans des sept (7) villages des communes de N'goa et de Djegena dont Bosso, Flasso, Dalla, Dinso, Goualani, Nera, Zemesso, ont été battus, humiliés, chassés, des maisons, des greniers, des engins brûlés et des hommes sont morts, certains arrêtés et emprisonnés par les gendarmes, au motif qu'ils se seraient opposés a la décision n°84/P-CSA du préfet les expropriant de leurs terres rizicoles dans la plaine de Tonga du moyen Bani. Actuellement 35 paysans sont encore en prison à San.
- -À Madiga-Sacko cercle de Diema région de Kayes, 410 personnes dont 33 chefs de familles sont chassés de leurs terres (zone Mahina) d'une superficie de 2240 hectares au profit d'une seule personne protégée par le juge de Diema. Neuf (9) des militants de l’Union emprisonnés pour la cause ont été libérés. Actuellement les 2240 hectares restent toujours la propriété du riche protégé du juge.
- -À Sanancoroba cercle de Kati région de Koulicoro, le lundi 16 janvier 2012, cinq (5) des militants de l’Union ont été arrêtés et cinq (5) autres sont poursuivis par la brigade territoriale de la gendarmerie de Faladié suite a une plainte du Maire de la commune rurale de Sanancoroba. Ces militants, membres du bureau du comité UACDDDD (union) de Sanancoroba luttaient contre les détournements des parcelles à usage d'habitations et des terres agricoles de Sanancoroba.
- -Djicoroni-parra dans la commune IV du District de Bamako, le lundi 16 janvier 2102, des malades de la lèpre jardinier-e-s sont encore arrêté-e-s d'autres poursuivi-e-s par les agents du commissariat du police du 16ème arrondissement.
Les faits remontent à 2009 quand les jardins potagers des malades sont morcelés par la mairie en complicité avec le président de l'institut Raoul Follereau. Les critères d’attribution de ses parcelles ont été violés au profit des autorités et des personnes nanties. Dès lors de nombreuses actions ont été faites auprès des autorités pour permettre aux lépreux-(ses) d'obtenir leurs parcelles. Une commission est mise en place pour résoudre ce problème, les travaux de cette commission n’étant pas finis, les lépreux-- (ses) jardiniers font l'objet de persécutions incessantes.
Nous exigeons que ces persécutions cessent sans délai et que les militant(e)s soient relâché(e)s immédiatement.
Local du CASC
10bis rue du Colonel Driant
31400 Toulouse
dal.toulouse@free.fr
Mobile : 06.59.43.20.10
Permanences tous les lundis de 18h00 a 19h00 au CASC
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